‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 24 sur 69 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ComnieBl le eathollelsnie ii«t-ll vaincu V

rai conslaté le triomphe du catholicisme ; j'ai montré que partout, à l'iieure où nous sommes, rÉglise possède ou réclame une liberté à laquelle nul ne son^j^eait pour elle il y a cinquante ans ; fai prouvé que partout les questions catholiques, celles qui louchent ù Texistence, à l'influence de TÉglise, tiennent la place la plus importante et la seule décisive : et je convie tous les catholiques découragés ou inquiets de Tavenir à se demander si c'est là ce qu'avaient prédit, pour le milieu du xix« siècle, les faux prophètes de la fin du xviiie.

Voilà le fait. Cherchons-en la cause.

Comment s'est produit, en si peu d'années, cet incroyable changement? Qu'est-ce qui a donné cet éclatant démenti à toutes les prédictions et à tous les calculs de la fausse sagesse ?

Qui? me dira-t-on. Mais, avant tout, la miséricorde de Dieu ; la force intrinsèque et miraculeuse dont Dieu a doté son Église ; sa fidélité à tenir la promesse immortelle : Portœ inferi non prœvalehunU A tant de témoignages déjà enregistrés par l'histoire, notre époque est venue ajouter une reuve nouvelle et éclatante de celte énergiqu'^ ' *

66 DES INTéElÉTS CATHOLIQUES.

féconde vitalité de TËglise, qui doit remplir ses enfants d*une inébranlable confiance, quila fait sortir victorieuse de toutes les épreuves, et survivre triomphalement aux empires et aux républiques, à tous les gouvernements et à toutes les révolutions.

Oui, sans doute : c*est là ce que doit reconnaître avec amour tout cœur chrétien. Mais le Dieu que saint Paul appelle si souvent le Dieu fidèle a quelquefois, dans les impénétrables mystères de sa sagesse, voilé sa toute-puissante protection. II a permis que son Ëgfise connût ici-bas la servitude et rhumiliation ; et il ne l'avait jamais laissée tomber si bas qu*au commencement de cesiècle. Aujourd'hui elle est debout, afiFranchie, respectée, redoutée. Par quel moyen Ta-t-il ainsi relevée ? De quel bras humain a-t-il daigné se servir pour briser ses liens P Qui a été Tinslrument terrestre et visible de son invisible omnipotence?

Est-ce Napoléon? Non, certes, quoiqu'on affecte de le dire aujourd'hui, en oubliant où en voilant à dessein la moitié de son règne. Après avoir rendu un service incomparable en rétablissant officiellement le culte, en relevant les autels, en traitant avec le pape comme s'il avait deux cent mille hommes (i), quand le vertige de la toute-puissance Peu pris, ce successeur de Charlemagne se fit le copiste de Philippe le Bel. Non content de rétablir toutes les anciennes servitudes de PÉgltse en France; apn content de mettre la main sur le patrimoine de saint Pierre, il fil prendre au collet l'auguste etdouz

(i) Ce fut, oomme on sait , les instroclions qa'il donnait Cacaaii. minisire à Bone.

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