CHAPITRE IV
« libremeol abaissée (i). • Tous eussent répété k Tenvi la parole d'un évéque de Listeux , imi de saint Thomas de Oantorbéry (s) : « Ce qu*on die à la li- « berlé est autant de perdu pour la foi : car Tune « et l'autre , invinciblement unies , ont les mêmes « profits et les mêmes perles. • Tous eussent dit avec Jules ii aux citoyens de la république de Saint - Marin : « Ayez bon courage , et songez que la liberté « est ce qu'il y a au monde de plus utile et de plus
« éoux (g). •
Celle tradition des temps les plus chrétiens de rhistoire, interrompue depuis deux siècles et demi par la monarchie absolue et par la révolution dont celte monarchie a été la mère , tend chaque Jour à se renouer et à se propager. Témoin Taltitude et le langage de Timmense majorité de nos évêques dans des luKes qu'ils ont dû traverser pendant le dernier règne (4), et qui se retrouvent dans ces nobles paroles, récemjnent publiées, de M. Tévêque de Moulins :/e ravoi*erai naïvetnent, diéssé-Je passer pour le demeurant d'idées déjà éloignées, j'aime
(1) Non ideo Uhertas soccabuit, quia bumilitas semetipsam libère prosiravit. Aubrosius Autpbrtus, abb. S, Fine, ad VulL, ep. ad Steph. IIL
(s) QaoUes iiberlati deirabilQr,eonslat fidei nihilomloas derogari ; qooiiiam mulaa sibi invicem ralione connexse eadem semper et dispendia seutiunl et proventus. Errulf. episc Luxov., Epist. 85, tn lib. L S. Thom. Contuar.
(s) Horlamur ut Torti et magno anime silis, considerantes Dihii duleius aut ulilius esse libertate. Delfigo, Do^uiMnlt', p. 61,88.
(4) Daog rinlervalle qui 8*est ëcoalé eolre le moment où e» lignes ont élé écrites et celui où nous en corrigeons «'^