‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 29 sur 69 · DES m TEHETS CATHOLIQOES · texte numérisé non relu

DES m TEHETS CATHOLIQOES

la liberté ;je Vaime trop quand elle me sert, pour ne pas la supporter quand elle me gêne (i).

G^est à un aulre évéque de nos jours, à un savant el courageux prélat, que j'emprunterai la définition de la liU^rlé, telle que nous pouvons la désirer et la revendiquer au sein de la société moderne.

« La liberté, • dit Mgr. Rendu, évéque d'Annecy, « c'est rhomme tel qu'il est serti des mains de Dieu. L'iiomme avec son intelligence et sa volonté , rhomme à qui il a été dit sous l'arbre de la science : Voilà le bien, voilà le mal, tu peux choisir; mais voilà ma loi : si tu la violes, tu mourras. C'est donc dans sa liberté morale qu'il faut chercher l'origine et l'explication de la liberté dont il doit jouir parmi ses semblables...

« La puissance dont chaque cHeyen jonlt dans la société dont il fait partie, c'est ce qu'on appelle liberté ; et comme cette puissance du citoyen se manifeste dans des circonstances diverses, on peut, et même on doit la désigner sous des noms divers ; mais c'est toujours la liberté. Elle comprend :

« 1" La liberté religieuse, qui elle-même se compose de la liberté de conscience, de la liberté du culte, et de la liberté du prosélytisme ;

« 2o La liberté civile, qui contient la liberté de la personne, la liberté du domicile, celle de la propriété, et partant le consentement à l'impôt ; ,

preuve, un grand nombre d'évéques ont été appelés à adresser au chef de TÉtat des hommages publics de respect et de reconnaissance. On a dû remarquer que rien, dans ces manifestations, n'est venu désavouer le passé que nous invo- "'«««ns, ou appuyer les théories que nous combattons. UUre à M. Tévéque d'Orléans, du âO juillet 1853.

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