‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 38 sur 69 · DES 1^TÈK£TS CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

DES 1^TÈK£TS CATHOLIQUES

bourg (i). Ce ne sont certes pas aujourd'hui les catholiques qui proscrivent, qui exilent, qui empêchent la prédication, qui traînent au prétoire ieuri^ad versaires ; ce sont eux au contraire contre lesquels, à Stockholm, à Londres, à Schwerin, à Genève, il faut employer ces moyens pour arrêter la triomphante expension de leur foi. Aujourd'hui, craindre la liberté ou craindre la science dans Pintérét prétendu de la religion, ce serait douter de la vérité. Aussi le vénérable évéque que nous citions tout à Theure a écrit ces paroles , sous Tabri desquelles nous plaçons avec bonheur notre conviction personnelle : « Après tout, qu'avons-nous à redouter? La vérité catholique a jusqu'à ce jour lutté contre tous les obstacles, vaincu toutes les hérésies, combattu avec succès toutes les opinions les plus hostiles de la philosophie, triomphé de toules les passions les plus haineuses; elle s'est trouvée aux prises avec toutes les sciences soulevées contre elle, et les sciences ont été forcées de venir successivement s'agenouiller devant elle et reconnaître sa divinité. L'attaque a

(i) Dans ce pays îulbérien, il n*esl p»s permis à un cs- Iholique de faire célébrer l'oOice divin dans sa maison particulière par un prêire voyageur. Une ordonnance spéciale du grand-duc, et) date du 10 mars 1852, iuierdii aux catholiques la célébration de la messe ailleurs qu a Schwerin el à Ludwfgslusl, cl une fois par an à fiiluow. Un gonlilhomme converii, qui avail fall venir un prclre pour habiter chez lui, a été sommé de le faire soriirdu payssoas huitaine. Il faut lire la correspondance de ce grand-duc avec les prêtres catholiques, publiée par le Voîskalle du 1" sept. 1852, pour se faire une idée juste de ce i^,e les luthériens entendent par la liberté de conscieuce.

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