‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 60 sur 69 · CHAPITRE IX. I«S · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. I«S

Il nV dvait pas, dans ces temps anté-connUtuiiannels, il n'y avait pas jusqu'au pelil duc d^ Parme qui, dans son petit fief du sainl-siége (i), et vingt ans avant Joseph ii, ne tranchât du |>ontife« en interdisant toute offrande et toute correspcmdance avec Rome.

L*ordre de Malte lui-même, qui n'était autre chose qu'une corporation religieuse et nobiliaire, " se croyait obligé, en sa qualité de souverain, d'imiter les rois et les empereurs. Lui aussi voulut soumettre à son placée les décrets pontificaux, réduire et supprimer les privilèges ecclésiastiques, jusqu'à ce que Pie vi se vit obligé de dire à l'ambassadeur du grand maître Emmanuel de Rohan : « Qu'est-ce « que votre ordre, si ce n'est un corps privilégié ? « Nous vous avons toléré jusqu'ici ; mais, puisque o les privilèges doivent éire abolis, que votre ordre « soit aboli avec les autres (2). Dix ans après, le général Bonaparte se chargeait d'exécuter la sentence (s).

Dans le cercle étroit où la monarchie tendait de plus en plus à renfermer la libre action de l'Église, respectait-on au moins sa discipline, sa dignité, sa

(i) Le doché de Parme avait été créé par Paal m pour la maison Farnèse, ei à litre exprès de fief perpétuel du saiot-siége.

(s) Panza Vecghia, VUUimo periodo délia tioria di Matttt, 1835, p. 279.

(s) Dans sa fameuse (ibnversatioa avec les députés de Tordre, qui avait fini par se mettre fOus la protection de la Russie, Bonaparte leur reprocha \eiiTeondeteendanoe pour let tchitmaliquet. Et lui allait en Egypte y laire des pr<^ clamalions en Phonneurde Mahomet et du Curaal

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porelé? RoD : la rdne d'Esingne, la iHUDe de Philippe ▼, arrachaU à Clémenl x:i rardwTêciié 4e Tolède, le plus riche ei peul-élre le pli» îoipoilaBl de la chrétienté, pour son fils, âgé de wepi am»! Et ee n*éfait pas seulement le régent dX>rléans, c^éUieM presque lous les rois calholiques, durhistoriograiiiie ofliciel de la cour romaine, qui Yiolentèrenl la conscience dUnnocenlxiii, en le contraignant de donner le chapeau de cardinal à Tabbé Dubois (i), déjà suecesseur de Fénelon sur le siège de Cambrai!

Absorbé par les souvenirs des hauts faits de cet grandes monarchies, j*oubliais le Portugal, ce Portugal dont on nous objectait tout récemment la honte, la misère, le désordre, sous le régime constitulionuel. Mais, si Ton veut bien s'en souvenir, il n*j avait ni constitution, ni parlement, ni système représentatif, lorsque Pombai, investi de la toutepuissance royale, commit contre les jésuites les atrocités que chacun sait. Et ce quH>n parait ne pas savoir du tout, c'est le système suivi par la monarchie absolue en Portugal contre TÉglisetoul entière, noo-seulement pendant le règne dece ministre, mais après sa chute, et jusqu'à Tinvasion française, sous la pieuse reine Marie, pieuse au point d'être devenue folle par scrupule de dévotion (2). Ce qu'on ne sait pas, c'est l'histoire de ce saint évèque de Colm-. bre (5), qui, seul de tout l'épiscopat portugais, osa

(1) B iDDoceotius xiii, efflsgiUDte Galloram rsge, et quod rarum est, in id etiam inçombealibus caMerU fere, omnibus MiUiolicis prineipibo8,hacdiel6Jalii 1721, eom in sacmm cardinalium collegiam invexit. »

{i) Pacga, ISun%%alura di Lisbona, p. 20.

(s) D. Micbel délia Aonunziaia. Ibid., p. 31.

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