‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 3)Chapitre 24 sur 125 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

pirisme incrédule qui a dominé le monde mo* derne jusqu'à nos jours.

Mais sur ce terrain-là je proclame, sans crainte d'être démenti, que c'est à la liberté que nous devons, en fait, le succès merveilleux et imprévu des inlérêts catholiques. Oui, partout la lutte a profité à rÉglise, partout, depuis la tribune de Westminster, du Palais-Bourbon et du Luxembourg, jusqu'à la prison des archevêques de Cologne et de Turin : et la lutle n'est possible qu'avec la liberté. Oui , la liberté politique a été la sauvegarde et l'instrument de la régénération catholique en Europe. Partout cette régénération a été d'autant plus complète et plus facile que la liberlé a été plus sincère et plus sérieuse. Et j'ajoute que cette régénération n'a eu lieu nulle part que là 011 elle a été précédée ou provoquée parla liberté politique, sous une forme plus ou moins imparfaite. Il n'y a qu'un seul pays en Europe 011 la religion catholique soit complètement enchaînée : c'est la Russie; c'est aussi le seul pays où la liberté n'a jamais existé.

Je remarque, en outre, que tous les hommes qui ont exercé une influence durable et profonde sur l'opinion catholique ont tous, tôt ou tard, aimé et servi la liberté. Je citais tout à l'heure O'Connell, dont le nom seul suiBt; je citerai encore Balmès, qui, dans son écrit sur Pie IX, a si éloquemment proclamé l'union de la religion et de la liberté. Je citerai même le comte de Maistre, qui passait, à quarante ans, pour un jacobin, parce qu'il voulait, nous dit son fils, ces libertés

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