CHAPITRE IX
noble pays qn'ils cotnprotnettetit. Oti ne saurait assez siffler ces petits acteurs qui recommencent sar leur petit théâtre toutes leé pièces déjà stt^ flées chez nous. Comme ces faux sage^ que le Dante a placés datis son Enferi ils marchent la léte retournée vers le dos, condamnés à ne voir qn'en ârriè^e^ et à faire ainsi du progrès à re* boars:
ÊC Vidi getite per lo valloti toiidô
Mirabilmente apparve esser U'avollo Ciascun dai meoto alprincipîo del casao :
tHhe dalle reni era tornato iî volto £d indkU>b tétihr li convenia, Perché 'I teder dlnanzi era lor tolto.
(Infern, , cant. xx.)
Mais lé dommage qu'ils iùfligent à la liberté y à fâvetlit* de ritallè^ est bien autrement profond et irréparable que lé niai t^u'lU e!i^ayent de faire à rÉgtise. Le clergé du royaume de Sardaigne j si édifiant et si instruit, se retrempera dans ces nobles luttes qui otit déjà valu des palmes imtttortelles aux archevêques de Turin et de Cagiliàri. Dans cet illustre épiscopat pas tin métnbre d'à failli atf devoir qui l'etichaîneau chef; et l'on peut d'avance calculer la vigueur nouvelle que puisera, ait ^ein de ces épreuves, la religion, seule fôlrcé Vitale de lltdlie. Des laïques courageux et intelligents ^é fornfierotit et se forment déjà, dans cétt^ gymnastique salutaire, pour toutes les exigèbces de la Vie publique. En oulre, ce serait éofamMtrè la p\m g^âVe erreur que de faii*e dater, éil Pîéft&obI ct)tntti^ ailleurs, Thostilité contre
l64 DRS INTÉR^S CATHOLIQUES.
TÉglise de la créalion du gouvernement constitu* tionnel. Tout le mal qui éclate aujourd'hui a son origine dans les traditions et les habitudes de la monarchie absolue. Cest elle, et non le gouvernement parlementaire, qui a créé, sous le titre de réformation des études y le système d enseignement par l'État, auquel Napoléon emprunta Tidée de son université impériale. Qu'on lise l'ouvrage si curieux qu'a publié récemment le comte Solar de la Marguerite, ministre du roi Charles-Albert de ]833 à 1847* ^" y ^^^^ ^"^ toute la politique dont le développement actuel excite à si juste titi*e la réprobation du monde chrétien, existait déjà in posse et in aciu, et avait existé pendant tout le xviii' siècle. Malgré les eflbrts de ce ministre si catholique et si zélé, malgré l'ardente piété du roi, tout s'y préparait au retour des anciennes servitudes, à peine mitigées par un concordat dont la magistrature et l'administration se plaisaient à violer les stipulations. Que de fois n'avons-nous pas entendu vanter naguère le despotisme de Charles-Albert! On en recueille aujourd'hui les fruits. Toute l'histoire moderne de la maison de Savoie porte malheureusement l'empreinte de ce misérable esprit de rivalité contre l'Église, fondé sur les doctrines gallicanes et jansénistes. Ouvrez les annales du grand saint Bernard, et vous y verrez les descendants de ce vieux comte de Maurienne qui, au xiii^ siècle, se nonamait ie bon aiw^at et le défenseur dévoué des frères du Mont-Jouy ; vous les verrez poursuivre pendant deux cents ans une série de spoliations et