CHAPITRE I
droits da leurs concitoyens catholiques ' ; et depuis les dernières élections, la phalange catholique en« voyëe par l'Irlande k la ebambre des communes devient, au milieu de la lutte des partis, maîtresse de la situation. Si ces membres catholiques savent se conduire avec prudence et loyau|tf, sHl leur naît un chef capable de les guider, l'uvenir du catholicisme en Angleterre est assuré. O mys< tère de la miséricorde et de la toute^puissance de Dieu ! Il n'y a pas encore un siècle que le première pétition tendant à obtenir Témancipation des catholiques fut j^tée à coups de piqd par* dessus la barre de cette même chambre des communes, où les élus des catholiques sont aujourd'hui les arbitres de la politique anglais^!
Enfin, ce qui couronne cette renaissance ea* tholique à laquelle nous avons le bonheur d'as* sist^r, c'est la place qu'ont reprise Rome et la papauté dans le monde. Certes, ii f^ut remonter bien haut dans l'histoire pour retrouver un temps oii le saint-siége ait occupé, ému, dominé les es* prits, comme depuis que Pie IX y ept monté.
Destiné, comme celui dont ii ^si le vieaire, à pas*ser, pendant sa vie mortelle, par toutes les vicissitudes de la grandeur et de la douleur^ tantôt
mye^ii de U pppwlanté 1» plu^ cnivraqtQ , taqfôt assiégé dans son palais , fugitif, ei^ijé, il n'a cessé de fixer les regards du monde et de constater riocomp^rable m^psté dy pontificat rPR»în, spit
^ On sait quç JI. CardwelJ , l'un des collèçues de sir Robef t Peel au ministère, et plusieui*s autres membres distingués de son
36 DES INTÉRÊTS CàTKOLlQUES.
en réveillant les sympathies des indifférents et des incrédules 9 soit en provoquant, dans Tépiscopat et chez tous les fidèles ' , les manifestations d'une union dans l'obéissance et d'une subordination à l'Église mère et maîtresse , qui n'a pas été surpassée dans les plus beaux temps du moyen âge. Digne d'aimer et de comprendre la liberté , il a voulu en doter , dans la mesure du juste et du bien , un peuple que les agitations démocratiques en ont rendu profondément incapable. Mais au plus fort des entraînements de cette position difficile, par la célèbre allocution du 29 avril, qui brilla comme un premier rayon de lumière et de vérité à travers les ténèbres de 1848, et en refusant de déclarer la guerre à l'Autriche, il a su montrer que jamais la politique ne lui ferait oublier la sublime neutralité du père commun de toutes les nations. Bien au-dessus des réformes politiques, dont sa sollicitude s'occupait à si juste titre, il a placé les réformes ecclésiastiques etles intérêts spirituels commis à sa garde. Pendant que toute l'Europe se préoccupe de son sort, et pendant que Ton proclame à Rome sa déchéance et la création de la république , lui, calme et libre
parti, ont été exclus du parlement, lors des dernières élections, a cause de leur opposition courageuse au bill de lord John Russell contre la hiérarchie catholique. Tout annonce du reste que cette exclusion ne sera que temporaire. Elle se retrouve dans la carrière de Burke et de la plupart des hommes indépendants de tous les pays libres.
< Voir le recueil curieux intitulé VOrbe cattolico (Rome, i85o, 3 vol. in-4*) , et contenant les lettres adressées par divers évéques et autres personnages au pape, pendant son exil à Gaëte.