‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècleChapitre 13 sur 52 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

avait eus à déplorer avant lui ; et malgré les apparences contraires , malgré les nouvelles vexations dont il sera question plus loin , nous avons la confiance qu’il tiendra sa parole. En Autriche, un jeune et chevaleresque empereur, à peine sorti de l’adolescence, digne héritier de Ferdinand II et de Marie-Thérèse, destiné, comme elle, à recueillir l’empire sur les bords de l’abime, et résolu, comme lui, à remplir avant tout son devoir de prince catholique, inaugure son règne par l’abrogation de la législation de Joseph II, et prélude à la victoire de ses armes sur la révolution par l’émancipation complète de l’Eglise dans ses immenses États *.

Aussi l’épiscopat autrichien , devenu jadis presque étranger à toutes les sympathies catholiques, derrière cette muraille de la Chine qui le séparait du reste de l’Église, se hâte de rivaliser avec ses frères de France par son dévouement au souverain pontife, par son zèle pour le salut des âmes; et déjà sa pieuse vigilance se reporte sur les millions de Slaves arrachés par le schisme à l’unité catholique*.

« Voir l’édit impérial du n avril i85o, précédé d’un intelligent rapport du comte deThun, ministre de l’instruction publique, contre l’ancienne législation, et spécialement contre le Placet.

* Le prince - évêque de Lavant, en Carinthie, 'a organisé

2 fi Di-S INTERETS CATHOLIQUES.

Que si la bureaucratie rationaliste et absolutiste, désolée de voir la religion, renseignement et la charité échapper à son joug, oppose mille obstacles à la réalisation des promesses souveraines; que si la Bavière, infidèle aux; plus belles traditions de son histoire, s’obstine à rester en arrière de l’Autriche et même' de la Prusse, en entravautd’action de l’Eglise par une police tracassière et humiliante 1 ; que si les gouvernements badois, mecklembourgeois, et ceux de quelques autres États du second ordre, semblent vouloir s’affubler de la défroque anticléricale que viennent de rejeter les grandes puissances, il n’y a pas là de quoi troubler le courage de nos frères d’Allemagne. La victoire leur restera. Il leur faudra l’acheter

une union de prières destiuée à oblenir la conversion des Gréco-Slaves: dans son mandement du 18 juin i 852, il associe son œuvre à celle qui s’est formée en France pour le même but , et annonce que Pie IX l’a approuvée et bénie-

1 Voir la réponse du ministre bavarois, du 8 avril i8Sa T à la réclamation collective des évêques du royaume, en date du 'i décembre i85o. Il existe en Bavière un édit de religion , analogue à nos articles organiques, al qui, rendu postérieurement au concordat de 1818, annule arbitrairement plusieurs dispositions essentielles de ce contrat synallagmatique, en empruntant aux traditions gallicanes et joséphistes les entraves habituelles. Cet édit a eu pour inspirateur un jurisconsulte protestant, nommé Feuerbach, lequel s’en est vanté daus les mémoires posthumes que vient de publier son fils, le trop célèbre professeur d’athéisme Louis Feuerbach.

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