‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècleChapitre 16 sur 52 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

munificence, y ont assuré à l’Église une existence considérable et liouorée. L’intolérance protestante s’est alarmée de ces progrès imprévus; les vieux réformés de Dordrecht cherchent à voiler le néant où est tombée leur propre doctrine, en maintenant l’ancien joug sur le cou de leurs victimes. Comme la fausse mère du jugement de Salomon, ils réclament la mort de l’enfant qui continue à vivre, pour se consoler d’avoir étouffé la vie chez leur propre progéniture. A la liberté et à l’égalité entre toutes les confessions que garantit en droit la constitution du royaume, et que les rois Louis I et Guillaume II avaient essayé de mettre en pratique, on substitue en fait un système d’exclusion universelle, grâce auquel les catholiques sont privés de toute participation . aux emplois publics ', et un système de circons-

1 Sur 1818 fonctionnaires rétribués et à la nomination du roi, il n’v a que i3a catholiques, c’est-à-dire a sur a5 , au lieu de a sur 5 , proportion qu'exigerait celle de la population - du pays. -Dans renseignement supérieur , cette disproportion est encore. plus révoltante; il n’y a que deux catholiques sur quatre- vingt-un protestants. Dans les colonies, l’iniquité atteint les dernières limites. A Curaçao, il n’y a qu’un employé sur iS5a habitants catholiques, tandis que les protestants y. ont un employé sur. quatorze de leurs coreligionnaires. Voir la statistique donnée par le Tijd, en 1848, et l’excellent Mémoire sur la situation des catholiques dans les Pays-Bas depuis leur émancipation, en 1798, par M. Cramer, l’intrépide et infatigable avocat des. droits de ses coreligionnaires.

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