CHAPITRE I
;ileur sollicitude pour les intérêts moraux delà j France, de leur dévouement aux prérogatives du saint -siège. Je n’ignore pas que ces conquêtes de la liberté catholique ne sont plus, ><su ne sont pas encore, placées sous la sanction des lois; que les articles organiques, si : indignement accolés au texte sacré du concort;dat, nesont pas abrogés; que plus d’une arme redoutable sommeille dans l’arsenal de la législation; mais, dans un pays où le droit écrit est condamné à subir des variations si promptes et si fréquentes, il est permis de regarder les faits qu’on vient de rappeler comme pourvus d’une autorité sérieuse et incontestable.
Il y/ a d’ailleurs des faits qui sont des actes, destinés à signaler tonte une époque et à prendreirang parmi les plus précieux souvenirs et les .plus irrécusables engagements d’une grande nation. Telles sont les éloquentes protestations de dévouement à l’Église que le chef actuel de l’État a si souvent renouvelées depuis sa première candidature à la digqjté suprême; tels sont les témoignages de respect et de sympathie prodigués, dans toutes les occasions, par l’immense majorité de l’assemblée constituante et de l’assemblée législative, à la religion catholique; telle est l’expédition de Rome, décrétée par nos votes, accomplie par nos armes; telle est surtout cette fin sublime
de l’archevêque de Paris, marquée au coin d’une si héroïque simplicité, qui a jeté au milieu de nos discordes civiles un reflet des âges héroïques de l’Eglise. C’est pour la plus grande gloire du catholicisme et de la France que s’est répandue dans tout l’univers, jusque dans les sierras de l’Amérique espagnole et les îles éparses de la Polynésie, comme la plus touchante et la plus véridique des légendes, l’histoire de cet évêque, mort pour V amour de Dieu et des Français *.
Cependant passons le détroit , et contemplons avec respect et reconnaissance l’un des plus étonnants spectacles que Dieu ait donnés au monde. L’Angleterre, cette nation souveraine, héritière et rivale de l’ancienne Rome, par l’étendue de sa puissance, la durable majesté de ses institutions, l’énergie de sa politique, la persévérance de ses desseins; l’Angleterre, si longtemps chère et fidèle à l’Église, puis révoltée contre sa mère, et au sein de son apostasie comblée de toutes les prospérités humaines; l’Angleterre, à qui rien ne résiste, et qui brave avec imprudence et impunité les périls auxquels tous les autres
1 Exergue de la médaille qui fut frappée pour le jour de ses obsèques.