‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècleChapitre 5 sur 52 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

reaucratie impériale forgeait à son aise les chaînes doublées de velours dont elle a su enlacer jusqu’à ce jour tous les membres de sa captive. Joseph II avait écrit : « fui fait de la « philosophie la législatrice de mon empire ...» Et son successeur, Léopold II, fidèle en tout point à ses leçons, dénonçait, devant les états de la Basse-Autriche, comme la source du mal le pouvoir nobiliaire et le monachisme. La Belgique, cette fille chérie et fidèle de la catholique maison de Habsbourg, lui était arrachée pour toujours. Broyée sous le double effort de la révolution monarchique de Joseph II, et de la conquête révolutionnaire des terroristes, elle avait succombé, mais non sans avoir préludé, par un généreux effort en faveur de la religion et de la liberté, à la régénération catholique et nationale dont nous avons eu la consolation d’être les témoins.

La Pologne, ce royaume orthodoxe , boulevard si longtemps invincible de l’Europe et de l’Eglise contre l’islamisme et contre le schisme grec, condamnée par Voltaire avant d’être immolée par Catherine, se débattait, déchirée, sanglante, sous la serre des potentats qui avaient consommé, pour la première fois depuis l’ère de la rédemption, le meurtre d’une nation chrétienne.

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