‹ Des JésuitesChapitre 2 sur 56 · II. gpmvT · texte numérisé non relu

II. gpmvT

Jetons écorne; m^As llBez exf^m^U ar ^om sayez qm j'ai jujpé 4a combattre «vec loyanié (1).

LB iBCMferUHS.

AutfoieièMeartîeie^ intitulé Rift€9 ewmmmttmm profmeun dm cour» iupérieun, $ H, il est dit : « Wême

4aps les matjèrejBoù il n'ï ^ a«ciin d^ngiir paiv h fp^ el là piété» i|oe parsonne, ai te sujet est de quelque

iittpartanee) n'introduise de nouvelles questions ni d'opinion qui ne soit pas de quelque auteur capable, à moins d'avoir consulté ceux qui président aux études, m qui prœsunt hicoMUttU (^. »

(1) Ile LeçaUj p. 163.

(S) !nst. s. j.y 1. 1. p. isi.

M. QUINET

Ainsi donc cette règle interdit absolument aux Jé« suites l'étude de toute question tiouvelle.

Pas afaBolanienty mats conditionnellement. Rappeles-TOtts ces trois clauses : « i' Si le sujet est de quel ^ue importance; S* si la question n*est pas défendue par quelque auteur capable; 3* si Ton n*a pas consulté d'avance ceux qui président aux études. »

M. QUINET

Ces malheureuses clauses me gênent'; effaçons-les;' et écrivez z « L'une des premières iojooctionf que je rencontre (dans le RtUio Studiorum) est cella^H : que personne, môme dans 1^ matières qui ne sont 4'aucun danger pour la piété» ne pos9 jamais une queitton Douvelle. » Ajoutez la règld ^ l^tin afin que per^sonne ne doute de ma traduetioi^

LE SEGRÊTÀIIIB.

« Nemo novoi irUrodticat quœstioneê* ,. lis qui prcemnt in" consuùis. »

Je vous avais dit de paaser la i^lause c à moins d'avoir consulté ceux qui président aux études» tia qui pramim mcaHÊuUiê, » Ife voyais vous pai qu'elle m'èterait tout moyen de critiquer If

LE SECRÉTAIRE

Hé bien» je l'efface. On ne verrait, il est vrai»qu'ane

règle de prudence, là où tous voulez montrer un principe de stérilité littéraire.

M. QUINBT.

ËcriYez donc à la suite : « Quoi ! lorsqu'il n'y a aucun danger ni pour les personnes, ni pour les choses, ni même pour les idées, s'emprisonner, dès l'origine, dans un cercle de problèmes, ne jamais regarder audelà, ne pas déduire d'une vérité conquise une vérité nouvelle ! N'est-ce pas là stériliser le bon denier de l'Évangile (1)?»

LE SBGRÉTAIRE.

La règle onzième du professeur de philosophie, § 2, s'exprime ainsi : « Dans la métaphysique, en traitant de Dieu et des intelligences, il faut passer les questions qui dépendent en tout ou en grande partie des vérités révélées par la foi. In metaphyùcâ^ guœsUonei de Deo etmUlUgentUi, quœ ùmumo anUmagnopère pendent ex verUatibu» divina Jide tradHiSf prœte^ reaniur (2). »

M. QUINBT.

Fort bien : retranchons ici le cœur de la phrase.

LE SECRÉTAIRE

Mais pouvons-nous, sans scrupule, mutiler ainsi les règles de ces pauvres Jésuites?

(1) yi* Uçon^ p. 264.

(2) 7fl<(, s. /.« t. 2, p. 194.

If. QUniBT.

Que vous êtes simple ! Mes auditeurs n'y penseront pas. Au reste, pour qu'on ne m'accuse pas de fraude, remplaçons les mots par des points * Ecrivez donc : ( Devîneriez-vous jamais, messieurs, de qui, d'abord, il est défendu de parler dans la philosophie du jésuitisme? Il faut premièrement ne s'occuper que le moins possible de Di^tr, et même n'en pas parler du tout : QfiœsUones de Deo... prœtereairUur (1)! » Avez* vous mis un point d'exclamation?

LB SECRÉTAIRE

Le voilà mis. Cette suppression est d'un effet merveilleux : vous avez fait un coup de maître. Yoilà ce qui s'appelle interpréter^ expliquer un livre.

Mais je suis curieux de savoir ce que vous tirerez des passages suivants. D'après le Ratio StudUomm^ le cours de philosophie est de trois ans (2). La première année est consacrée à l'étude de la logique (3). 11 est donc défendu aux professeurs de logique de s'arrêter plus de trois ou quatre jours sur l'être de raison, de ente raUonU(i)i de rien dire sur la substance ou être sur* nature], quand ils expliqueront le prédicament de la substance^ m prœdicamemto mbstantiœ (5). »

(i) VT Leçon, p. 265.

(2) « Uolversam phllosophiam non minus qnam triennlo praelegat. » Régula professoris philos.^ R. 7, t. % p. 194.

(3) «r Explicet primo aono logicam. » Iltid. R. 9, S i.

(4) « Nonpermittat(praefectas stndiornm) professores im* morari in dtspataUone de ente ratlonis nislpaacissimis diebos, adeo ut trfdai yel qaatridui circiter spaUam non excédant. » insi. , S. /., t. 2, p. 227. Ordinatio pro studiis superioribus, % 4.

(5) Ibid. p. 227. PTCBdieam^ntum substantiœ est un terme de

Ga<|Mj# liMnU di làf lorifii : « Que fra Be periMtt« pw 4e •*arf«l€r i ridée 4e l'elfe plus de trois o«i de fMlte fous. (i9tleoe«fsée phlk»opliie est de tfmê enal) Qmdi i ia peneée de eetatanee, il Arut ab- Mliuoeatn'en ritp diTO(Wfcêf ^meil <i)! »

WeiceÉTAnB*

Ainsi TOUS tredalsez de ente ratianis par i4i$ 4e Pitre; prœdicamentum mbamake par peneie de eukiancef

M. QUINBT.

Sans dente*

tn tscattâiafi.

Je ferme won dî^itioiiiiaifa» et «us eaeis smparale* M^a I14911 dap gwp trpdiHreftiaiitreeMM.

Pour leur en Ater la pensée, ne cUons pa^ les mots latins.

la philosophie aristotéllqae» qai rangeait en prèdleaments en catégories tons les êtres et loas les ol^ets de la pensée* ▼- Hé» marquez qae dans ce texte le mot êupematwrall tonUw apssi sur inlileime ; en eerte qae cette règle défend de parler en logique de la sebstanee divine en de Vétre divin, mais non ée la SQbstanee en général. La chose est claire, pnlsqa'elle wppesé qu'en traite de la division des sDbstançeSi (n prwdica-' mento §elMafiMa. Yejrez le chapttre IT, où cçUe deahlf Mer* prétatlen de M* Qetnet est discutée.

(f ) TI« itffon, p. ess.

UB sEca&xijas.

f admln hi hardiesse et fà-propos de votre parenihèie énefglctue : ËÈ U e(mr$ ^ de trm am! Pourtant on ponrraïf t nous faire quelque cliicane ; car, dans les règles pour la troisième année» tertio annêy où l'on étudie toutes les grandes ^MMtons de la métaphysique, B est ordonné aux professeurs de disserter sur Tètroet les propriétés de Tétre, diiputenl.^ m mMifkffdcA de me et proprietaUius enUs; sur la nature de la substance tt de raocident, de nmiem IMftÉMMr et acddentU ; sur Il subsistance et autres questions analogues» de aà' ktenaâ, aSiiqiêe rindUhu. 11 est même nettement ezfrimé qu'ils pourront diva do Dieu tout ce que la Hison en peut connaître, de Deo quoque agere poterma^ |MHl IêMM mtundt ^tijfUMd vûla. fihfin le champ de philosophie des Jésuites s'étendanl jusqu'aux limites les lumières naturelles , n'étant borné que par les wyatMNiadia lu M^itthiii^fe, ^a OéAnu stMMttieAt atix pransHms wm «wiBpvjvi^w v eHpmor sur n qd" naine de la théofcgtei emtfm^ êèéti têt MeftniAi t^ediontur, quag theotogici ifiiljfttf» nuU prepria (1). » ^'en dites*vous?

IL QUINST.

lotte tiiè k aUtte chose»

LE SEGRl^TAmS.

Voici un texte à exploiter. « Que lé préTet des (1) nwi» s. y. ibid. p» tt7 et %^%e.

études prenne garde qu'à Toccasion des principes et des causes» les professeurs n'entrent dans la question des Principes et des Processions divines. Caveat autem ne, occasione agencU de principiii et couds, ingre^ diantur dispuiadonem de Principiis et Processiombus di'^ vinis (i). » ,

M. QUINET. I

Sans doute ce sont encore les professeurs de méta^ physique que cette injonction regarde ?

U SSCRÊTAIUB»

Non» monsieur. ^

s* QUINBT. I

Tant pis. Ce sont donc les professeurs de logique^

LE SECRÉTAIRE. '

Non, monsieur. Elle est faite pour la seconde ani née de philosophie, uniquement pour les professeur^ de {physique. In phynca secundo, anno (2),

M. QUINET

C'est égal. Gardons cette observation philologique pour nous : pas un dé mes auditeurs n'y pensera ; ei taire n'est pas mentir. Ecrivez : Dans la philosophie du jésuitisme» « il faut surtout bien éviter de traite^ des principes (3}. »

(1) Imt. S. J. f p. 227, g 5*

(2) ina. S. J. t. 2, p. 227. <x Seeandus annas Integer reboi physicls Iribuatur. » Beg. prof, philosu R* 9f 8 S» P- 194.

(3) YI« Leçims p. 265. .

LK SSCRÉTAIRB.

Hettrai-je le texte latin à Tappui de votre assertion?

Sans doute : autrement qui pourrait croire à cette règle étrange ? Ecrivez donc : « Caveat ne ingredianlur éapioaûmem de PrinetpUe (i). » Mais ayez bien soin d'omettre ces derniers mots^ e$de Prœeakmibui divù

us aiCRATAIU,

Dois-je mettre encore quelques points pour indiquer la suppression?

Il* QHIKBT*

Ce n'est pas la peine,

LB 8ECIIÉTAI1U9.

Peut-être pourtant est-elle de quelque importance; car^loTsque j'allais au catéchisme, notre vieu:^ curéi^ si j'ai tonne mémoire, nous répéta cent fois que la raison ne pouvait rien comprendre aux processions divines ni aux relations des trds persmnes de la Trinité entre elles.

M. QUINET

Laissez là vos mystères et votre vieux curé. C'était sans doute quelque ancien élève des Jésuites* Indi"» qaes un autre texte.

(i) F/ I.«fOll, P.9S5.

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