SM
Il s'iigH «icttte dift çoiri dé i^hysMpie dmis les règles que je vais vous citer. « 11 faut beaucoup plus s'abstenir, tant ici qia'ftkUMrai de disputer sur les actes libres de Dieu,mti/to vero magis abstinendum tum Me, HMi «ffiN^ a ^Hsputaticne de actibus liberh Dei. En triitam dû concours de la cause première, les proftssseurs poononf I la térité parler de la prédétermi- Mtfon physique, mais seufement d*après les principes naturels ; n'examinant pas, mais supposant les principes théologiqM»y fiM êamtninandOf sed suppo^ nendo prmeipia theotogica (i) .
M. QUIMET.
C'est plus qu'il n'en ftitiU Q<t'il s'agisse du professeur de physique, ou de logique, ou de métaphysi()ue, ou de théologie, qu'importe? Voilà bien des mots précieux ! Donnons le d^viMt Umà à ma constitution de la science, telle que je la comprends dans le programne des Mraitet. Ectirez donc : < Par dessus tout, /ttii^jilf, tant iei qit'aiIleurs(mttfto tero inagl$ ahânen-
(1) JHif . s. /• , p. 227, 8 s. Remarqtiez que ces mots tant ici pi^'amemB^$mÊ^imtmmmi^uermilêalki^ÊÊniaÊkipmà&Êki cette seconde année qne pendant la premièreeila tarelsi^ne,eC les quatre ans de théologie. Le Ralio Studiorum venait de parler de la formation des jcorps, de leur corruption, de leur altération, de leur action réciproque, de leors réactions ; il défend d'entrer , 4 propos de ces qaesllpns matérielles ou antres semblables, , dans les questions d'un ordre supérieur, tèêwm èea é hi méuIféfÊkfM et «lathéelegfe. Troorèr cette iitfonction trop dure serait trouver bo» m^^um pretaMar de clilmie cherchât les mystères de la révélation au fond d'un erenset*
dum) de s^occoper en rien ni de la cause première^ ni delà liberté) ni deréternité de Dieu. Qu^Us ne disent rim^ qu'Us ne fiment fien, paroles sacramentelles qui reTieanent sâtis eesse^ et forment tout l'esprit de cette méthodo pbitoao^hique, qu'ilê postent sans exa^ miner, non exandncmdo^ c'est le fond de la théorie. » € Ainsi, encore une fois^ mais d'une manière plus frappante qu'en aucune matière, l'apparence à la place de la réalité, le masque au lieu du personnage. Concevez- vous un moment ce que pouvait être cette prétendue science de l'esprit, décapitée, dépossédée de l'idée de cause, de substance et même de Dieu» c'est à dire de tout ce qui en a fait la grandeur (1) ? »
tB SECRËTâlRE.
Quel parti tms «ëv«fe tirer de^ mots t Ybtis avec eu bien raison de dire, dans votre troisième leçon, à propos du livre des Exerctces spirituels : Queiqties per^ sonnes wncères n*ont pu téfnpéc%er d^être au moins étonnées des citations incontestables que î'ai dû faire (9I)« Car moi qui les transcris, qui ai vu avec vous les teiLtêB que vous citez, j'en suis plus qu'étonné. radmir^ surtout l'adresse avec laquelle vous prenez çà et là, dans des phrases différentes, vos paroles sa^ cfamaitétléè, qui réunies portent coup, et laissées à leur )^àce ne seraient d'aucun effet. Mais comme vous le disiez à l'article des petites ficelles ; mû, quoi qu'il en coûte, pour faire toucher du doigt tout te système, il faut cit^ tes paroles du livre (3).
(1) VI« Leçon , p. 265, 266.
(2) Page 189.
(3) Page i90.
Je yais actuellement vous indiquer une règle assez scandaleuse par elle-même pour que vous ne soyez pas obligé cette fois de parodier. C'est la dix-neuvième du Provincial, § 4. Tenez^ voici le livre; assurez-vous de la vérité par vos propres yeux.
M. QUIMET, après avoir lu..
Oh ! l'admirable découverte ! Ecrivez donc encore à la suite : < Us (les Jésuites) montraient bien d'ailleurs quel état ils en faisaient (de la science) par cette clause étrange de la règle : < Si quelqu'un est inepte dans la philosophie^ qu'il soit appelé à Tétude des cas de conscience, inepU ad phUo9ophiam,adca9uum sludia datmentur (1); » quoiqu'à véritablement parler, je ne sache si dans ces mots il y a plus de mépris pour la philosophie ou pour la morale théologique (2). »
LE SECRÉTAIRE
Pardon, monsieur, je vous tendais un piège. Chez les Jésuites, le cours de philosophie dure trois ans ; celui de théologie en dure quatre et quelquefois six (3); ce qui fait en tout sept ou neuf années consacrées à l'étude des sciences naturelles et divines. Lé cours de théologie comprend l'étude du dogme, du droit canon, de l'Ecriture sainte, de l'hébreu, de l'histoire ecclésiastique, et de la morale ou des cas de conscience. A la fin de chaque année, il faut subir
(i) Insl. s. J. , t. 2, p. 172.
(2) YP Leçon, p. 206.
(3J /iii(. 5, /. , t« 1 : GoimiltKioitum pan iv, c. IS, S 3, p. 398.
- aï —
un examen sérieux (1). La règle veut donc dire : Si quelqu'un, à ses examens de philosophie et de théologie dogmatique, ne montre pas le talent nécessaire pour embrasser toutes ces études à la fois, qu'il n'étudie qu'une chose au lieu d'en étudier cinq ou six; qu'on ne l'applique qu'à la dernière, à l'étude des cas de conscience^ la plus pratique de toutes, la seule indispensable à qui doit exercer le saint ministère (2). Tout cela me semble assez raisonnable, d'autant qu'tfiepû ne veut pas dire imbécilles, mais ineptes, c'est à dire inhabiles à une étude supérieure et plus vaste. Si vous voulez d'ailleurs calmer vos inquiétudes sur le mépris des Jésuites pour la morale théologique, \nei la règle qui traite de l'examen que doivent passer les jeunes casuîstes, avant d'être jugés capables d'entendre les confessions avec fruit. Vous y verrez ces paroles sacramentelles : « La conscience des examinateurs est ici gravement chargée (graviter oneraiwr), comme dans une chose de grande importance pour la principale fonction de la Compagnie et le salut des âmes (3). Lisez les règles 13% 14** et 15* du Provincial ; et vous verrez que cette étude des cas de conscience ne finit jamais pour les Jésuites, qui tous, une fois et même deux fois toutes les semaines, pendant le reste de leurs jours, sont tenus d'assister à une
(1) « Singal! sab annl cujasquo flnem serio examinandi emnl » RegultB Provinc. R, 19, § i et 3 • in$i. S. J, t. 2, p. 172.
(â)(iSiqai ergo in stadioram decursa InepU ad phllosopbtam aat theologiam eo modo deprehens! faerint, ad casaam stadla, vel ad docendam provincialisarbUriodestinentur. J&td.g4. Remarquez ia claase eo modo, de cette manière, c'est à dire après ces examens rigoureux dont il est question dans les trois paragraphes précédents.
(3) HHd. i, 1 : Congregationis xui Decrelum 16, Ô 2, p. 666.
conférence %nx \qb questions les plus fonbi^rra^fliaat^s et les plus pratiques de la théologie morale {1).
Voilà donc un^ bonne difiBculté que je ¥0U« propose; mais, je n'en doute pas, vous en triompherez comme de tout le reste. Qu'allons-nous faire ici? parodier, mutiler i ou simplement ne rien dire du mépris des Jé$^uites pour les cas de conscience ?
M. QUINET
4u contraire^ ne disons rien de l'estime qu'ils en font, et laissons la phrase que je vous ai dictée. Vous m'avec averti trop tard : mon siège était fait. Ne me joues plus de ces vilains tours-li.
LE SECRÉTAIRE
Si veus n'y prenez garde, je sais qui va vous en jouer un plus vilain.
Qui donc? et comment cela?
LB SBCEtTAIRB.
Vous rappelez-vous que dans votre troisième leçon> pour montrer que les Jésuites étaient athées, voue nous avez dit, en parlant de leurs constitutions : « La vie morale, spirituelle, est tarie dans cette loi ; feuiiletez-la de bonne foi, sans arrière -pensée; demandezvous, si vous le voulez, à chaque page, si c'est la parole de Dieu qui sert de fondement à cet échafaudage; pour que cela fût, il faudrait au moins que le nom de
(1} in$t, S. /. t. 2, Ratio studiorum^ ReguUx Provinc., p« 171.
Dieu fût prononcé, et j'atteste que c'est celui qui y paraît le plus rarement (i)t »
Vous avez ))ûone ffîéif|pir« t <^'Mt t^tp«l. Ift l'ai at-
testé.
LE SECRÉTAIRE
Mais la nouvelle traduction anonypae des |C!pp$tltup tiens des Jésuites va formeliemept attestp^ tout \p contraire.
M. QBiNIV.
Que me dites-vous là? Toi|); e^t iffifà^si^Qu^McmM nous contredire. Notre cause est la même.
LE SECRÉTAIRE
Dans son Appendice^ à l'article sur l'obéissance, il est dit : < Un simple religieux diseutera-t-il les volontés de celui qu'on investit de tous les privilèges de la Divinité, qu'on lui représente comme tenant la plaç/i de Dieu, Dei tocum tenensy et comme l'interprète de Jésus-Christ, qu'on lui ordonne de regarder comme Dieu lui-même, atque in eo Deumintuendo? On a calculé q^ ces expressions reviennent plus de cinq cents foisdana les constijtutions (2). »
fl) P9g9 197.
(2) Êss Constitutions des Jésuites avec les déelaraUenê; iestU UUin d'après VéditUm de Pra(gue^ TYoduetion nouvelle. Note M, p 470. PaaUn, Ubraire-ëditear, 1842.
Je sais bien éloigné de vouloir faire l'éloge de ceUe tradac* tlon noavelle. Voyez Notes et Pièces jusHficatitfes , n« ^.
M. QUINET
Gourez donc vite chez le traducteur aiionyme; et conjurez-le de ne pas faire imprimer cette malheureuse remarque. Nous y perdrions tous les deux.
l£ secrétaire.
Et YOUsTpeut-êtreplus encore qfie lui ; car, en paricourani les dix livres des constitutions^ à peine ai-je trouvé une page, un paragraphe, une règle même^ou le nom de Dieu ne fût écrit. Mais l'affaire est faite : vous êtes imprimés tous les deux.
Gomment doac avesb-vous pu attester avec tant d'assurance une pareille fausseté?
M. QUINET
Je n'en sais trop rien.
LE SECRÉTAIRE
Hoi je m'en vais vous le dire. Vons n'avez jamais lu les Constitutions mêmes de S. Ignace, la loi fondamentale des Jésuites , leur code primitif, où se trouve le germe de toutes les lois particulières, de toutes les ordonnances qui remplissent les deux volumes de leur institut ; vous n'avez parcouru que le Ratio Studiorum, que le Krectoriuniy que les règles du procureur, du portier, de l'infirmier, du cuisinier, etc., règles qui ne furent pas écrites par S. Ignace lui-même.
M. QUINET
^^omt^ent, je n'ai pas lu les Constitutions m0mes de
S. Ignace, dont j'ai parlé, dans ma troisième leçon, avec tant de conviction et de verve !
liE SECRÉTAIRE.
Hé non, Monsieur, avouez-le.