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i48 des annales des pontifes.
Victoriuus 1 ; du moment que l’histoire naît, l’esprit de doute et de recherche naît avec elle.
Je ne voudrais pas rentrer dans une controverse que cette Compagnie elle-même a souvent agitée; mais il est de mon sujet de montrer que les Annales pontificales purent être utiles, malgré leurs fables, aux premiers historiens romains, et que lorsqu’ils en rédigèrent les récits en corps d’histoire, ils étaient déjà capables d’y faire un choix. A qui les critiques d’Allemagne ont-ils dû, non pas l’idée, qui a pu leur venir de plusieurs faits analogues dans les temps modernes, mais la preuve de ces chants nationaux dont ils font le germe de l’histoire de Rome? A Caton qui, dans ses Origines , rappelait ces chansons où , à table , au son de la flûte , on célébrait les actions des grands hommes s . C’est des Romains aussi que nous savons que leurs éloges funèbres, autre fondement de leur histoire, pour mieux honorer les descendants, prêtaient aux aïeux de fausses généalogies , de faux consulats, de faux triomphes 3 . Les auteurs de ces éloges, même dans les
* Exposit. in prirnum Rhet. Cic., p. 104, éd. de Capperonnier.
* Cic., Brut., c. 19; Tusculan., I, a ; IV, 2, etc.
3 Id., Brui., c. 16; Tite-Live, VIII, 40.