VIII
* Cic., Brut., c. 64 , 66.
s Meyer, Oratorum rom. fragmenta , p. 19 a.
** Probabil., p. 355.
r SECOHDE PARTIE. 399
exprimé déjà par Reinesius 1 * sur ces faisceaux consulaires qui, chaque jour, dans Rome, passent alternativement d’un consul à l’autre; l’examen de cette convocation du sénat à deux heures après midi, heure peu conforme aux habitudes romaines, et du sénatus-consulte qui astreint les préteurs, dès l’an 585, à juger d'après leurs édits perpétuels, ut prœtores ex suis perpetuis edictis jus dicerent, mots empruntés d’Asconius % tandis qu’il ne fait commencer la chose qu’à la loi Cornélia, un siècle plus tard, comme Dion Cassius 3 . Le principal but de cette critique nouvelle est de rechercher quels éléments divers ont été réunis et combinés par l’habile faussaire , et de prouver que si le centon est en général assez adroitement fait, il est cependant possible de retrouver l’origine des lambeaux qui ont dû servir à le fabriquer.
a” Ce premier fait du second fragment, Quercus tacta in surnnia Ve.Ua , est transcrit de Tite- Live 4 . Ailleurs, le même historien exprime aussi
1 Inscript., p. 3/, a.
* Argument. Cornetianœ , éd . d’OrclIi, p. 58.
3 XXXVI, aï.
4 Ædes deorum penatium in Velia de caelo tacta crat. Tite- Live, XLV, iG.
par les mots, in summa Velia cette hauteur du mont Palatin.
Vient ensuite la partie basse de la rue de Janus , divisée en trois sections , Janus summus, médius, imus. Cela est pris d’Horace et de sesscho* liastes *. Martin Lipenius n’hésite pas à citer les sept premières lignes de cet article, au sujet de Janus, dans l’histoire des Etrennes 3 .
Ad Ursum galeatum. Ici , comme dans plusieurs autres emprunts, on a voulu dérouter les lecteurs soupçonneux. On a fait un Ours casqué de l’Ours coiffé que Sextus Rufus place dans le quartier des Esquilics, virus Ursi pileati 4. Cette enseigne ne devait pas être rare, et il ne serait peut-être pas difficile de trouver encore dans le même quartier de Rome Vosteria deW Orso : il y a une auberge ainsi nommée non loin du Vatican. Les actes de sainte Bibiane , et deux inscriptions trouvées près de l’église qui porte aujourd’hui son nom , située en effet dans la cinquième région ou ré-
' Tite-Live, II, 7.
1 Hœc Janus summus ad imum Perdocet. Horace, Epist., I, 1 , 54 . Voy. aussi Porpliyrion, ad Epist., I, ao, 1.
* Strenarum historia, Leipzig, 1670, et dans les Antiquit. rom. de Grévius, t. XII, p. 5 a 6 .
* Antiquit. rom. de Gi\, t. III, p. 3 o.
SECONDE PAKT1E. 3d
gion Esquiline, attestent qu’il y avait dans les environs un lieu que l’on désignait ainsi , ad Ursurn pileatum; et un autre lieu du même nom est indiqué de l’autre côté du Tibre, en dehors de la porte Portuensis , dans plusieurs actes de martyrs *. Wesseling, qui n’a point négligé ces rapprochements, aurait dû avouer qu’il les tenait, comme je les tiens presque tous , d’une savante note de Torrigio sur l'inscription en l’honneur d’Ursus Togatus a . C’est donc à cette dénomination fort célèbre, qui rappelle aussi l’enseigne du Coq dans une inscription de Narbonne 3 , que le faussaire a dû l’idée de son Ours casqué. Celle de la rixe où le cabaretier fut blessé vient san3 doute des scholies d’Asconius , fort riches en querelles de ce genre, quelquefois sanglantes 4 : nous savons par lui 5 qu’un cabaretier de Bovilles fut tué le jour du meurtre de Clodius.
‘ Voy. Bosio, Roma sotterranca , II, 17; Ariuglii, Rom. subterr., II, 19; Reinesius, Syntagm. lnscri/it., p. 899; Volpi, Latium, t. VI, p. 160.
* Antiquit. rom. de Grévius, t. XII, p. 396.
5 HoSPlTALlS A GALLO CALLISACIO. SpOIl , Miscelkui., p. IQlJj
Gudius, Inscr., p. 100, 9; Schmidt, Opuscul., p. 3 ga.
* P.ig. a», 3 i, 33 , 43 , 46, 48 , 59, etc. de l’éd. d'Orelli.
3oa des journaux chez les romains.
On a ensuite légèrement altéré, peut-être à dessein, la phrase uniforme de Tite-Live sur l’emploi que font des amendes les édiles plébéiens , ex mullaticia pecunia 1 , ex multaticio argento *. Vous lirez aussi dans une inscription de Firmum, œre moltaticod 3 .
L’amendeest employée àun usage religieux : cella exstructa ad 7 elluris Lavemœ. Bouchaud, dans son cinquième mémoire sur les édits des magistrats romains où il ne renonce pas à invoquer la faible autorité de ce journal, fait de cella un cellier où les prêtres enfermaient les offrandes et les dîmes, étrange explication qu’il n’avait certainement pas trouvée dans Vitruve 5 , et qu’il est fort inutile de combattre aujourd’hui. Il ne s’agit pas ùon plus ici d’une divinité inconnue , Tel/us Laverna , comme il le croyait d’après Dodwell, et comme Wesseljng lui-même affectait de l’avoir cru, mais d’une cella consacrée, près du temple de la Terre, à la déesse des voleurs. Si la phrase est mauvaise, l’épigramme est assez bonne, car les bouchers
■ X, a3, 33; XXIV, 16; XXXIII, *2 ; XXXV, io.
1 XXVII, 6; XXX, 3 9 ; XXXI, 5o; XXXIII, a5.
3 Gruler, p. 52, la; Fabretti, p. 643.
4 Mém. de l'Acad. des Inscript ., t. XLII, p. 171.
5 De Architect., III, 1 ; IV, 5, 7, etc.
qui trompaient sur la viande méritaient bien de partager avec leur déesse; mais cette plaisanterie convient peu à un édile romain , et il est difficile de croire que chez un tel peuple, au siècle de Paul-Émile, on gravât des plaisanteries sur le marbre: Dans Tite-Live , les amendes levées par les édiles sur les fermiers des pâturages publics 1 sont employées simplement au culte de Jupiter, Roinulus et Rémus, Faune, Cérès : il ne nomme pas une seule fois Laverne, quoiqu’il raconte bien des vols.
Cette Laverne était honorée dans un lieu digne d’elle, dans un bois, près de la voie Salaria, hors de la porte Colline *; et elle avait un autel à une autre porte de Rome , porta hivernafis 3 , située un peu avant la porte plus moderne d’Ostie ou de Saint-Paul, et près de laquelle les voleurs trouvaient probablement déjà pour se cacher, comme à la porte Esquiline, de ces carrières de sable 4 dont quelques-unes sont devenues des catacombes chrétiennes.
* Pectmrii, X, » 3 ; XXXIII, h a; XXXV, 10, etc.
1 Acro tui Horat. Epist., I , it>, 6o.
3 Varron , de Lirtg. lut ., V, i 63 ; Venuti , A ntic hit à di borna, t. II, j». 19; ÎVibby, Mura di Roma, p. io!\.
* Arenariœ, Cic., pro Cluent., c. i 3 .
3o4 DES JOURNAUX CHEZ LES ROMAINS.
L’édile Titinius et son décret en faveur de la déesse Laverne, admis déjà comme vrais dans le mémoire de Foncemagne sur cette déesse en 1723 % ont, tout récemment encore, paru dignes de foi à M. Schubert, l’historien des édiles 2 : je m’étonne que le docte Allemand n’ait point songé que, sur de tels témoignages, avant de croire, il convient de discuter.
3 ° Le troisième fragment commence encore par ce qu’on appelait un prodige, Lapidibus pliât in Veienti. Les actes cités par Pline 3 ont fait voir que ce genre de publication, comme autrefois les Annales pontificales, tenaient un compte exact des prodiges. C’est ce qu’il était facile d’imi* ter. On continue de le faire d’après Tite-Live,qui rapporte celui-ci aux derniers jours de l’année précédente A La forme de l’expression est même plus ancienne dans l’historien, bis lapidatum , que dans
' Mèm. de C Acad. des Inscript, t. V, p. 58 ; copié par Jaucourt dan» Y Encyclopédie , au mot Laverne.
% De liomanor. œdilibus , p. 3 ig.
3 Pline, II, 57.
* Tite-Livc, XLIV, 18 : Bis in e.ritu anni ejus lapidatum esse nunciatum est in llomano agro , simul in Veientibus. Ou mieux in Veienti, comme plus haut, XLII , a : In Veienti apud Rcmcntcm lapidatum ; et dans Julius Obséqucns , c. 90 : U/eu et lacté in Vcicntc pluit.
SECONDE PARTIE
le prétendu journal. Mais la différence de date a surtout embarrassé Dodwell; et c’est à l'occasion de ses subtiles hypothèses pour accorder les deux textes , que Duker, dans ses notes sur celui de Tite-Live 1 , se déclare ouvertement pour l’opinion de Wesseling contre l’authenticité de ces actes, imaginés, dit-il, et donnés comme vrais par quelqu’un qui n’ignorait pas entièrement l’histoire de Rome ancienne, mais qui cependant ne la connaissait pas encore assez. Cette phrase du journal, quel qu’il soit, avait été l’objet d’une autre conjecture. Comme on veut qu’il ne publie que des nouvelles de Rome même, Reinesius voyait ici un vicus Veiens, placé, disait-il, par André Fulvio dans la huitième région, mais qui n’est indiqué en effet ni par Sext. Rufus, ni par P. Victor, ni par la Description de Rome en tête de la Notice de l’Empire d’Occident 2 .
Le tribun du peuple envoyant le messager public ( viator ) sommer le consul , est un emprunt fait à Tite-Live 3 et à Cicéron *.
1 Éd. de Drakenborch, t. V, p. 764 .
1 Reinesius, Syntagm. Inscript., p. 34a. C’était peut-être, selon Fulvio, le vicus Tuscus, ou une rue de ce quartier.
J II, 56 : Ardcns ira tribunus viatorcm niiuit ad consulem.
1 In Fatin., c. y : Quœro, miserisnc viatorem , qui AI. Bi-
3o6 1>ES JOURNAUX CHEZ LES ROMAINS.
Res est sublata. Res est dis eus s a , dit Tite-Live, au sujet d’un pareil conflit entre deux censeurs *.
On a remarqué depuis longtemps 2 que l’enseigne de ce banquier, ad scutum Cimbricum , aurait précédé de cinquante ans, par une incroyable prévision, l’époque où le nom des Cimbres fut prononcé par les Romains. Toutefois cette objection, qui ne serait pas sans réplique, pourrait encore laisser quelque doute, si l’on ne reconnaissait ici le souvenir d’une vieille anecdote du forum : « Je vais vous montrer qui vous êtes, disait l’orateur Jules César à Helvius Mancia. — Montrez, je vous prie. — Alors, dit César luimême, j’indiquai du doigt, dans le bouclier cimbre de Marius, aux boutiques neuves, la peinture d’un Gaulois difforme, tirant la langue ,les joues pendantes. On éclata de rire. Jamais portrait ne fut trouvé plus ressemblant 5 .» Pline change quelque chose à ces détails 4 , conservés plus fidèle-
bulum domo vi extraheret? Voy. aussi pro Fonteio, c. i3; Asconius, p. aa , etc.
* Tite-Live, XXIX, 37 .
’ Walter Moyle, /. e.
3 Cicérç>n, de Orat., II, 66.
* Pline, XXXV, 4-
SECONDE PARTIE
ment par Quintilieu 1 ; niais ces diverses répétitions du même récit prouvent combien le bouclier cimbre était populaire, et combien la multitude aimait à voir ce Gaulois tirant la langue, comme celui que Cl. Quadrigarius 2 et Tite-Live 3 représentent défiant les Romains et vaincu par Manlius. Pighius même 4 propose de lire dans Cicéron, in Manliano scuto Cimbrico. Ce bouclier se trouvait dans un lieu très-fréquenté du forum, aux boutiques neuves, qui étaient en effet, comme au temps de Plaute les boutiques vieilles 5 , occupées par des banquiers ou changeurs 6 , quoiqu’il ne soit pas nécessaire de croire , après l’abbé de Périer ?, que si l’écu cimbrique , petit et rond , leur servait d’enseigne, c’est qu’il avait assez de ressemblance avec une pièce de monnaie : le bouclier cimbre , comme jadis le bouclier samnite, que Tite-Live 8 nous montre employé au même
1 Quintil., VI, 3, 38.
2 Dans Aulu-Gellc, IX, i3.
3 Tite-Live, VII, io.
* Annal, magistr. rom., ad ann. 3g3.
s Plaute, Curcul., v. 487 .
8 Tite-Live, XXVI, 27 .
7 Annales encyclopédiques de Millin, t. VI, 1. c.
8 IX, 4° : Tantum magnificentiæ visum in iis , ut aurata scuta dominis argentariarum ad forum ornandum dividerenlur.
- ao.
3o8 UES JOURNAUX CHEZ LES ROMAINS.
usage dès l’an 444 « pouvait être une enseigne, sans être un symbole.
L’accusé comparaît «levant le préteur Fontéius; mais Wesseling prouve par Tite-Live 1 que ce Fontéius n’était pas à Rome. Le préteur ordonne au banquier de payer tout ce qu’il doit, in soliilurn œs totum dissolvere : pléonasme que n’autorisent pas les locutions qui ont servi de modèles à celle-ci dans Cicéron 3 , dans Horace 3 , dans Tacite 4 . Quant à l’expression cessit foro , elle est exacte en parlant d’un banqueroutier 5 . On dit aussi furis esse de celui qui a cessé ses payements 6 ; durai esse , de celui qui paye ".
4° Cette célébration des fériés latines est prise de Tite-Live 8 ; seulement, comme il indique un jour différent, Pighius et Dodwell proposent de changer dans son texte pr. id. en prid. kal. Et il est possible que l’auteur de ces actes ait lu ainsi dans
1 XLIV, 17; XLV, la.
a Pro Rabirio Post., c. 1 7.
3 Sat., II, 5, 65.
* Ann. , VI, 17.
5 Sénèque, de Benefic., IV, 39; Juvénal, XI, 5o.
6 Cic., in Pison., c. 6; ad Allie., IV, 16.
7 Id., ad Allie., XV, 1.
• XLIV, 19, aa.
SECONDE PARTIE. .I09
son manuscrit de Tite-Live. Il ajoute ensuite, et data visceratio, d’après le même historien 1 * et d’après Servius 3 * .
Quoique ce soit l’article suivant que Juste Lipse a cité, dès 1 58 1 , comme une autorité certaine, certus sam , dans ses notes sur Tacite 3 , il me sem« ble néanmoins que cet incendie qui anéantit deux îlots de maisons, cinq temples, et menace d’en détruire quatre autres , n’est qu’une copie d’un assez grand nombre d’incendies dans Tite-Live Il y en a un où il périt trois temples 5 : le copiste en brûle cinq , pour ne point paraître copiste.
Le mot insu/a, que je traduis par îlot, comme Mazois^ 6 7 , paraît avoir changé de sens avec le temps. De là l’incertitude des interprètes. Vers les années même où ces faux actes commencèrent à circuler, en 1 583 , parmi les Lettres de François Hotmail le jurisconsulte 7 , j’en vois une où son fils Jean est consulté sur cette question par Alberic
1 Vin, aa; XXXIX, 46.
1 Ad. Ærteid., I, ai 5 : Jn Latinis visceratic dabatur.
1 Ann., XV, 43 .
* Liv., XIX, 63 ; XXIV, 47 ; XXVI , ^ ; XXXV, 4 o.
s XXIV, 47.
s Palais de Scaurus , éd. de i 8 aa, p. 40.
7 Fr. Hotomanni et al. Epistolœ, Leyde , 1 73o , p. 3 aa.
3lO DES JOURNAUX CHEZ LES ROMAINS.
Gentilis : je ne trouve point la réponse. Celles qu’on faisait alors, celles qu’on a faites depuis, sont fort diverses. Cujas 1 , Minutoli a , Grévius 3 , Nardini n’ont point résolu entièrement la difficulté. S’il était permis d’ajouter une conjecture à tant d’autres, je croirais que cette expression vague a signifié, dans son sens primitif, toute espèce de demeure, de chez soi; car exsul a été dit sans doute par opposition à insu/, dont il pe reste point d’exemple. Mais si nous nous en tenons aux acceptions fondées sur les textes, insu/a paraît avoir successivement exprimé, d’abord une maison isolée, conformément à la loi des Douze Tables 5 ; ensuite un îlot ou pâté de maisoqs, surtout de maisons à loyer 6 ; puis, au temps des
* Sur le Digeste , passim.
* De Romanor. domibus, dans le Trésor de Sallengre, 1. 1 , p. g 3 .
3 Préf. du t. IV des Antiquit. rom.
4 Roma arnica, III, 4 - On peut y joindre les Mémoires de Gibbon, t. II, p. 36 , de l’éd. fr.
5 Voy. le Commentaire de Bouchaud , t. II , p. 79.
* Cic., pro Cœl., c. 7; ad Attic., XVI, 1. Le collecteur des loyers s'appelle indifféremment insularius (Digest., VII, 8,
iô;L, 16, 166); exaclor ad insulas (Marini, Atti degli Ar-
eali, p. 299 , etc.); supra insulas ( Mernor . deW Accadem. arth. rom., 1. 1, p. JJÎ).
SECONDE PARTIE
Régionnaires, par un retour au sens que je crois le plus ancien, une habitation en général, isolée ou non ; car P. Victor en compte dans Rome 46,602, sur 1,780 palais ou domus 1 , distinction observée par Tacite 1 2 et par Suétone 3 . On sait que dans le tome douzième de la nouvelle série de nos Mémoires 4 , ce mot a été regardé comme ayant désigné les boutiques, tabernœ , jointes d’ordinaire aux grandes maisons, autre conjecture un peu trop exclusive peut-être, puisque les tabernœ faisaient souvent partie de \ insula, comme l’atteste, entre autres monuments du même genre, l’inscription peinte en lettres rouges, trouvée à Rome, en 1819, dans le quartier de l’ancien Vélabre , où l’on voit que X insula Sertoriana comprenait six cœnacula et onze tabernœ 5 ; mais cette idée est fort préférable du moins à celle de M. Niebuhr, qui entend par insula, d’après les usages de Rome moderne, une maison dont chaque étage appartient à un propriétaire diffé-
1 Antiquit. rom. de Grcvius, t. III, p. 5a.
* Annal., VI, 45; XV, 43.
’ Ner., c. 16, 38. 4
* Pag. 27a et suiv.
s Voy. Birger Thorlacius, Prolusiones et Opiueut. acnd., U IV, p. g3 ; Orelli, Inscript, lat., t. II, p. 270.
3ia des JODRrrA.ux chez les homains.
rent 1 * , sens dont le texte qu’il cite 1 est loin de donner la preuve.
Le chef de pirates, mis en croix, rappelle plusieurs épisodes des Discours contre Verrès 3 , et le chef de pirates Nicandre dans Tite-Live 4 . Tite-Live encore 5 parle d’un C. Licinius Nerva, lieutenant d’IUyrie, qu’on pouvait aisément supposer vainqueur des pirates qui infestaient souvent ce rivage.
Quel est ce drapeau rouge placé sur la citadelle? Est-ce l’un de ces deux drapeaux que le général qui partait pour une expédition allait prendre au Capitole, selon Servius 6 7 ? N’est-ce pas plutôt le drapeau que, pendant les comices par centuries, on arborait sur la citadelle du Janicule pour avertir le peuple en cas d’attaque soudaine de la part de l’ennemi ? ? Voilà ce que se sont demandé les critiques. Il est plus simple de dire que le rédacteur du faux journal, ayant lu dans Tite-Live,
1 Niebuhr, Hist. rom., tr. fr., t. III , p. 400.
* Procurator insulte, Pétrone, c. 96.
3 Cic., in Verr., V, 35 , 37, etc. Yoy. aussi de Offic II, il.