XXXIX
sia 1 * , et elles se célébraient en effet au mois d’avril a . Cette dernière ligne sur le pontife et les fêtes ne se trouvait pas dans le manuscrit de Vossius. Pighius l’avait donnée d’après celui de Vivès, où sans doute quelque savant l’avait ajoutée. On pourrait , avec la même liberté , en changeant un peu la forme des anciens textes historiques, fabriquer des volumes entiers de journaux de Rome qui ne nous apprendraient rien.
6° L’usage du printemps sacré, ver sacrum, sur lequel on peut consulter le recueil de l’académie des Inscriptions 3 , la traduction française de Strabon 4 , les Opuscules de Birger Thorlacius 5 , est indiqué dans Tite-Live, et l’on n’a fait ici que transcrire encore ses propres expressions 6 . L’historien , tel que nous l’avons , ne constate que deux exemples de ce vœu : ils se rapportent à l’an 536 et à l’an 553 de Rome. Aucun de ceux qui ont parlé
1 XXIX, i 4 ; XXXIV, 54 ; XXXVI, 36 ; Asconius, ad Cornelian., p. 69 , etc.
1 Tite-Live, ibid.; Ovide, Fast., IV, 179.
» Tonn. III, p. 86, hist.
4 Tom. Il, p. a 33 , 278.
5 Prolusiones et Opusc. academ., t. II, p. 57.
8 XXXIII, 44 : Cons nies ver sacrum ex pontifîcum jussu fecere. Et ailleurs, XXII, 9, Ex co/legii pontifîcum sententia.
SECONDE PARTIE
de cette institution n’a songé à supposer, pour i’an 585, ce troisième vœu d’un printemps sacré.
La mention d’une indemnité pour les députés des nations étrangères, lautia, mention assez fréquente dans Tite-Live, y est exprimée de même \ Mais ne semble-t-il pas que cette incorrection, ou involontaire ou affectée, dirtüaium ejus comitibus, ne puisse être que d’un moderne ? C’est aussi un moderne qui donne aux députés étoliens, si l’on ne s’est pas trompé de sigle, bis de/ia millia : l’historien ne donne presque partout que bina ou quitta millia. Il est vrai que les diverses abréviations des éditeurs laissent assez de latitude à l’interprète. Cette locution, œris gravis, pour désigner les pièces de l’ancien poids 2 , revient sans cesse dans Tite-Live 3 .
t Dans Tite-Live aussi 4 , le préteur M. Ebutius Elva, de cette famille Ebutia nommée quelquefois dans les inscriptions siciliennes s , obtient la pro-
1 Xi.II, 26; XLV, 20, etc.
1 Pline, XXXIII, i 3 .
* Tite-Live, IV, 4 1, 60; V, 12, 29, 32 ; X, 46, etc. Voy. surtout l’édition de Drakenborcli, t. I, p. 1114, et l 'Histoire romaine de Niebuhr, tr. fr., t. IV, p. a 55 .