‹ Des journaux chez les RomainsChapitre 90 sur 109 · XLIV · texte numérisé non relu

XLIV

5 Torremuzza, Sicil. Inscript., Païenne, 1784, p. 129 .

vince de Sicile à la fin de l’année précédente : il n’était pas très-difficile de le faire partir trois mois après.

Si l’on admet que cette Marcia, dont nous venons de voir le convoi solitaire, fût entrée par mariage dans la famille Cécilia; qu’elle ait eu deux fils, Q. et L. Métellus, dont l’un, Quintus, fut depuis le Macédonique, et l’autre, Lucius, devint consul; que ces deux Métellus aient donné au peuple un festin et des jeux en l’honneur de leur mère, est-il probable qu’il y ait eu si peu de monde à ses funérailles?

Le tribut de Carthage arrive à Ostie : ce tribut annuel arrivait depuis 554- C’est toujours Tite- Live

7 ° Dans le fragment qui termine les plus anciens de ces actes, fragment que Dodwell ne fait suivre d'aucune observation, et qui a donné à l’abbé Marini l’occasion de se prononcer contre ces actes supposés, supposli atti diurni di Roma a , les détails sur l’envoi des députés à Ptolémée et à Antiochus sont encore pris littéralement de Tite- Live 3 : le copiste n’a changé qu’un mot, fuiien-

1 XXX, 3 7 ; XXXII, a.

* Atti degli Arvali, p. iso.

* XLIV, 19 : Patres.. . . C. Popilliurn Lœnatem, et C. De-

SECONDE PARTIE

3ig

dam en componendam. S’il paraît différer un peu sur la date, sur le sacrifice pour le départ, il faut avouer qu’il aurait montré quelque maladresse à suivre toujours pas à pas sou guide : il devait s’en écarter un peu; c’est un des secrets de l’art. Encore l’autel des dieux pénates du peuple romain, non pas à un des temples de Castor, mais au haut de Yélia, lui est-il suggéré par Tite-Live, d’accord avec Yarron 1 ; et la formule, perlitarunt, toujours par Tite-Live, qui l’emploie souvent 2 , et qui nous montre les consuls immolant aussi la grande victime, le taureau 3 . Cet art du savant imitateur lui fait supposer, en finissant, de nou-

cimiurn , et C. Hostilium legatos , ad finiendum inter regcs bcllutn , rniserunt , etc.

* Tite-Live, XLV, 16; Varron , de Ling. lat., V, 54 , éd. de Midi.; Fragm., p. 241, éd. Bip. ;Solin, I, 22. Sur les divers temples élevés dans Rome à Castor et à Pollux, qui furent, en effet, comptés quelquefois eux-mêmes au nombre des pénates romains (Serv., ad Æneid., III, 12), voy. Ph.-Anr. Visconti et Guattani, planche IX du Musée Chiaramonti. Une lettre de Marini dans le tome IV du Musée Pio-Clémentin d’Enn.-Q. Visconti, et un bas-relief expliqué par Visconti lui-méme, Opère varie, t. IV, p. 244 > se rapportent aussi au culte des dieux pénates.

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