PREMIÈRE PARTIE
Telles sont d’autres notices , simples et graves Comme les épitaphes de la famille Cornélia , sur Appius Cæcus, Papirius Ctirsor, Fabius Maximus, Paul Émile, Marius. Au temps de Marius, la table historique des pontifes ne se continuait plus; mais on imitait encore sur les monuments la concision et l’austérité de leurs récits, qui n’étaient eux-mêmes que des inscriptions.
Tl est possible que, revêtues ainsi d’un style plus moderne, quelques pages de ces chroniques se retrouvent aussi dans les abrégés d’Aurélius Victor, d’Eutrope, de Sextus Rufus. Cette conjecture n’a rien qui contredise l’opinion dcM. Clém. Cardinali , qui attribue quelques-unes de ces notices à Titinius Capiton,, l’ami de Pline le jeune ', puisqu’il avait pu, comme Varron et Atticus avant lui, pour célébrer les héros de Rome, puiser à cette antique source de leur histoire, ni l’idée qu’avait eue l’abbé Morcelli, qu’elles ornaient les statues élevées par Auguste dans son forum a , et que peut-être ces inscriptions avaient été rédigées par lui-même : Auguste, le fondateur ou le
1 Pline , 1 , 17.
1 Suétone, Aitg., c. 29, 3 1; Lampride, Alex. Scv., c. 28, et les sommaires du livre i.v de Dion Cassius, où il faut lire: 'Hi Aù^ouavou xaQiefwQïi.
restaurateur de tous les temples 1 , le pieux héros de Virgile, Auguste, grand pontife, avait dû se contenter souvent de reproduire le texte sacré des Annales.
Comme il faut supposer, toutefois, que l’on a réuni dans chacun de ces éloges les notes historiques de plusieurs années, la vraie forme des Annales se retrouve sans doute plus rigoureusement ou dans les inscriptions triomphales, comme celle de Fulvius Nobilior à Tusculum, placée par le prince de Canino sous le portique de la Rufinella , et que M. Orelli 1 n’a point rapportée avec l’exactitude qui distingue son utile recueil : M. Fulvius M. F. Ser. N. cos. Aelolia cepit ; ou dans les fastes consulaires et triomphaux , d’après lesquels Ovide 3 rappelait, entre autres souvenirs de victoire, le triomphe de Postumius Tubertus sur les Eques et les Volsques, dès l'an 3aa de Rome, et où nous pouvons lire encore : M. Fabius Amlmstus cos. ovans de Hernicis ( ann. 3y3 ). — C. Duilius cos. primus navalem egit (ann. 493). Les fastes même du temps des Césars disent simplement , comme au temps de l’histoire écrite par les pon-
' Titc-Livc , IV, 10.
* lnscriptionum lut. CoUcctio, Zurich, 1828, t. I , p. i 5 i.
* Fait., VI, 721.