‹ Des journaux chez les RomainsChapitre 92 sur 109 · ET · texte numérisé non relu

ET

ANNALIUM MAXIMORUM FRAGMENTA.

Où yàp ^touv , wç noXùëio; o MeyaXcnroXérïiç , togoutov [Aovov tiiteiv , oti xarà to ^tuxspov £to; ttî êë$â [ir,( oXufJtiri a^o; -ro» Êufnjv txTtoOai retôop.ai , où$’ cm toü irapà toî; àpytepeùai xetpiévoit irtvaxo; évà; xal |*(Jvou Tr,v iwgtiv âêaaavscrTOV «iroXtimv. D10NYSIUS Halicarn., 1, y/4. — Vid. nos, pag. 98 .

IlaXatà; ptèv oùv oùxe ffuyypaipeù; oùxe Xoyoypa<po; êffxi Pwjxaiwv oùSè et; ■ èx naXaiwv pifvToi Xoywv èv U pat; SsItoiç aw^ofjtévwv exaixo; tiç irapaXaëtov àveypa^s. Id., de Roimilo, I, y 3 . — v. p. 104.

Et aræ Sabinum linguam oient, quæ Tati regis voto sunt Romæ dedicatæ; nam, ut A finales dicunt, vovit « Opi, Floræ, Vedio, Jovi Saturnoque, Soli, Lunæ, Yolcano et Summano iteinque Larundæ, Termino, Quirino, Yortumno, Laribus, Dianæ I.ucinæque *. » Varro, de Ling. /al., V, y [4. — v. p. 35 .

1 Sic locum constituit Otfr. Muller, ut sint tluodecim aræ; seque ipse testem facit, Die Etrusker, III, 3, 8. Nenipe t. II, p. 64 , e«l. Vratislav., i8a8.

An de Rome i, avant J.-C. 753*.

Je n’ai point voulu , comme Polybe de Mégalopolis, me contenter de dire que je suis persuadé que Rome a été fondée la seconde année de la septième olympiade, ni m’en rapporter uniquement et sans discussion à la table exposée chez les pontifes. Dents d’Halicarnasse, I, 74 - — Voyez ici, pag. 98.

Les Romains n’ont pas d’historien ni d’écrivain d’une très -haute antiquité; mais c’est d’après d’anciens récits conservés sur des tablettes sacrées que chacun d’eux a écrit. Le même , sur Romulus. — v. p. 104.

Et les noms des autels que le vœu du roi Tatius consacra dans Rome ont de la ressemblance avec la langue des Sabins ; car il les "voua , disent les Annales , « à Ops, à Flore, à Védius, à Jupiter et à Saturne, au Soleil, à la Lune, à Vulcain et à Summanus et à Larunda,au dieu Terme, à Quirinus, àVertumue, aux Lares, à Diane et à Lucine. » Varron , de la Langue latine , V, 74. — v. p. 35 .

1 On suit ici l’ordre chronologique des faits, sans prétendre fixer le temps de la rédaction des Annales. Quant aux chiffres si variables des années de Rome, adopter un système ce n’est point condamner tous les autres.

346 ANNALIUM MAXXMORUM FRAGMENTA.

Quod post excessuin Romuli, uovello adhuc romanæ urbis imperio, factum, pontifices, penes quos scribendæ historiæ potestas fuit, in litteras retulerunt, ut iuterregnum, dum post bonum principem bonus abus quæritur, iniretur; hoc post Aurelianuin, liabito inter senatmn exercitumque romanum non invido, non tristi, sed grato religiosoque certamine, sex totis mensibus factum est. Multis tamen modis hæc ab illo negotio causa separata est : jam primurn enim, quum interregnum initum est post Roinulum, interregcs tamen facti sunt; totusque ille annus per quinos et quaternos dies, sive ternos, centum senatoribus deputatus est ita, ut, qui valerent, interreges essent singuli duntaxat : quare factum est, ut et plures annos interregnum iniretur, ne aliquis sub æquali dignitate romani expers remaneret imperii. Vopiscüs, Tarit., c. x. — v. p. 12,

Ancus Marcius... ut regnarecœpit... longe antiquissimum ratus sacra publica, ut a Numa instituta erant, faceee, oinnia ea ex commentariis regis pontificem, in album relata, proponere in publico jubet. T. Livius , 1 , 32 . — v. p. 1 2 , 94 > x 2 r , etc.

FRAGMENTS DES ANNALES DES PONTIFES. 3/|7 An de R. 38 , av. J.-C. 7-16.

Les pontifes, qui avaient seuls autrefois le privilège d’écrire l’histoire, ont raconté qu’après la mort de Romulus, lorsque l’empire de Rome commençait à peine, il y eut un interrègne, qu’on employa à chercher un bon successeur à un bon roi : ainsi , après Aurélien , une lutte , non pas de jalousie et de haine , mais de reconnaissance et de piété, s’éleva entre le sénat et l’armée romaine; et cette lutte dura six mois entiers. Mais une des différences principales qui distinguent ces deux événements l’un de l’autre, c’est que, dans l’interrègne qui suivit Romulus, il y eut des interrois, et que toute cètte première année fut partagée, par trois, quatre ou cinq jours, entre cent sénateurs qui, s’ils avaient assez de santé, géraient tour à tour cette royauté provisoire : ce qui fit que l’interrègne dura plusieurs années , pour que nul de ceux qui avaient une égale dignité ne fût privé du droit de gouverner Rome. Vopiscus, Tacite , c. 1. — v. p. 12, 118.

An de R. n 3 , av. J.-C. 641.

Ancus Marcius, dès qu’il commence à régner, renouvelant avec ardeur la pratique des institutions religieuses établies par Numa, ordonne au grand pontife de les extraire toutes des commentaires mêmes du roi, et de les transcrire sur la table, blanchie qu’il exposait en public. Titk-Live, I, 3 a. — v. p. 12, 94, 121, etc.

348 ANNALJUM MAXIMORUM FRAGMENTA.

....Cujus quum tentaret scient iam auguratus, dixit ei, cogitare se quiddam; id possetne fieri, consuluit. lllfe, augurio apto , posse, respondit. Tarquinius autem dixit, se cogitasse, cotein no vacula posse præcidi. Tum Attium ' jussisse experiri. Ita cotein, in comitium allatam , inspectante e£ rege , et populo , no vacula esse discissam. Ex eo evenit, ut et Tarquinius augure At« tio Navio uteretur , et populus de suis rebus ad eum referret. Cotem autem illam et novaculam defossam in comitio, supraque impositum puteai accepimus. Negemus omnia, comburainus Annales , ficta bæc esse dicamus ; quidvis deuique potius , quam deos res humanas curare, fateamur. Cicero, de Divinat . , I. 17. — v. p. 87.

Espérai tij èv Taîç èrci^aipîoiç àvaypaçaî; ' êtepoç ûxèp r?ç yevsceuç aÙTOÙ Xoyoç , èiti to pjÔûoE; èÇoupwv Ta icepl aÙTÔv, ôv èv -roXXaî; Pwp.aoiaî'; tciopi'ai; tupofAïv, si Ôeoï; te xal <Wp.oai XèyEoÔat 91X0;, tqioùtôç tiç * àîro ty,ç èoTt'aç tmv paaiXéwv, if’ îç aXXaç te crvivteXoCti Pwpaîoi Upûupys'açj sial Ta? dno tûv Stîm/uv àitap^à? âytsou<î:v, {nrèp toü irupà? àvacyeîv Xèyouaw atàotov ccvÿpô;' toùto OeacaaQxi tyiv Ôscpiclav irptoT7)v , çèpaucav Toùç ttwôeTa? ir&avou? sVi to 7cùp, sial aùma

’ Alu et At(um et Ncevium vocant,

FRAGMENTS DES ANNALES DES PONTIFES. 349 An de R. î 37, av. J.-C. 617.

Tarqüin l’ancien, pour éprouver la science augurait d’Àttius Navius , lui demanda si la chose à laquelle il songeait alors était possible. Oui, répondit Navius, après avoir pris son augure. Tarquin déclara qu’il songeait à la possibilité de couper un caillou avec un Casoir; et il voulut que Navius en fit l’épreuve. Aussitôt un caillou fut apporté dans le coinitium et coupé en deux par le rasoir, en présence du roi et du peuple. Dès ce moment, Tarquin choisit pour augure Attius Navius , et le peuple ne cessa de le consulter. On raconte aussi que le caillou et le rasoir furent enfouis à l’endroit même, qui fut recouvert d’un putéal *. Nions tout cependant, brûlons les Annales, ne voyons ici que des fables, comme cette autre fable, la providence des dieux. Crc., Divinal., 1 , 1 7. — v. p. 87.

Dans les tables historiques des Romains se trouve, sur la naissance de Servius Tullius, une tradition merveilleuse que plusieurs de leurs historiens en ont extraite, et que nous-même, si les dieux et les génies aiment de tels récits, nous oserons répéter. Au ' foyer du palais, là où les Romains ont coutume d’offrir des sacrifices et de consacrer les prémices de leurs repas, la figure de l’organe générateur apparut, dit-on, par-dessus les flammes. L’esclave Ocrisia l’aperçut la

1 Près de la statue de l’augure, et du figuier sacré.

35o ANNALIUM MAXIMORUM FRAGMENTA.

Trpoç xoùç {ïaoiXEt; ÈXOoîtaav emccîv • tgv p/iv oov Tapxuviov àjco'j'iavT et te , xal [AExà TaÙTa î&o'vxa to xÈpaç , èv G au(xaxi yEveoSat • T/jv 5s TavaxuXl5a, Ta te aXXa doç-flv oùcav , xal 5ti xal Ta |i.avxixà où5evo; yeîpov Tup^vjvwv ÈTCiTTaL/.evv’.v , eÎisteÎv 7Tpô; aÙTOV, OTt ysvoç àxô tîç écrriaç xîîç [iaTiXeto'j rero orrai yevc'cGai xpEÎccov, r, xaxà T7)v dv- Ôpwîretav (ptjTiv, èx tÿî; (/.ijrGeumç tw ça'ffftaxi yuvaixo; • Ta 5s aùxà xal xwv âXXwv TEpaTooxoTrwv âTTO<p-/',vapt.E / v tov , 5oçat tw paaiXEÎ, vi irpwxov Èçdvvi xô xspaç, ei; otuXi'av a ô tw cuveXQeîv • xal p.sxà toôto tt|v yuvaîxa xo<T|«]Ta[AÈvï)v , olç tÔoç tcxl xocaeicllai xàç yauoupiE'vas , xxxaxXetcÔrivai (Aovviv eiç xôv olxov èv tj> to Tfi'paç w<p0v) • jjuyÔEVTOÇ 5é xivoç aùxŸ) Ûewv y) 5aiaovwv, xal p.exà xvjv pu£tv àçavigÔevtoç, eïte fitpat'oTou, xaGairEp oîovxai , eite tou xax’ otxtav Ÿpwo; , Èyxu[/.ova yEVE'aôat, xal texeïv tov TuXXiov èv toî; xaôvixo’jot ypo'voi;. Dionysius, IV, 2 . — v. p. 107 .

U. C. ai5, A. C. 53g.

Èv yàp xaîç Èviau<TLaiç àvaypaçaîî xaxà xôv te<tcapaxoxxàv Èviauxov ty;ç TuXXiou àp^îjç xôv Àpouvxav te- TeXeuxTixo'Ta rapEiXY)'<pa[AEV. Id., IV, 3o. — v. p. io5.

Stuprata per vim I.uorelia a regis filio , testata ci-

première, lorsque, selon l’usage, elle allait porter au feu les gâteaux; et elle courut en informer ses maîtres. Tarquin fut surpris de la nouvelle, et bien plus encore de la vue du prodige; mais Tanaquil, habile dans les sciences, et qui, pour la divination , ne le cédait à pas un des Etrusques, lui dit que, du foyer royal et de la femme qui aurait commerce avec cette image, il naîtrait fatalement un enfant destiné à surpasser la nature humaine. Les autres interprètes s’étant accordés avec Tanaquil, le roi fut d’avis que celle qui avait vu le fantôme la première eût commerce avec lui. On revêtit alors Ocrisia d’habits de noces, et on l’enferma seule dans le lieu où le prodige avait été vu. J,à, de quelque dieu ou génie, soit Vulcain, comme on le pense, soit le Lare protecteur du palais , qui disparut à l’instant même, elle conçut, et, après le terme ordinaire, elle mit au monde Tullius. Dents, IV, 2, — v. p. 107.

An de R. ai5, av. J.-C. 539 .

Dans les tables annuelles se trouvait, dit- 011 , la preuve ([tic l’un des deux petits-fils de Tarquin l’ancien, Aruns, mourut la quatrième année du règne de Tullius. Id., IV, 3o. — v. p. io5.

An de R. 9.44, av. J.-C. 5io.

Lucrèce, que le fils d’un roi venait d’outrager, prit

35a ANNALIÜM MAXIMORUM FRAGMENTA.

ves,se ipsa interemit. Hic dolorpopuli romani, duce et auctore Bruto , causa civitati libertatis fuit ; ob ejusque mulieris memoriam primo anno et vir, et pater

ejus, consul est factus Ut eniin nos ex Annalium

monumentis testes excitamus eos , quorum omnis vita consumta est in laboribus gloriosis , qui voluptatis nomen audire non possent : sic in vestris disputationibus historia muta est. Cic., de Finibus bon. et mal. , II , 20 , a i. — v. p. 88.

Tune ilia romana prodigia atque miracula, Horatius, Mucius, Clœlia; quæ nisi in Annalibus forent, hodie fabulæ viderentur. Florüs, I, io. — : v. p. 4a.

ïïo'-nrXio; Sè OùaXépioç xal Aeuxioç Teyavioç «ç IixtXiav àireffxaXïioav • OùaX^pio; pèv uià; IIo7uXtxoXa , reyacvioç èi 6 axe pou xwv ûiràxwv à^sXçoç. Tupavvoi xo'xe xaxà itoXït; pèv vioav , siriçavéffTaxo; T^Xwv ô Aeivopivout , vîcüoti xriv iTCTcoxpaxou; xoû à&eXçoü xupavvi^a icapeiXri- <pw; , oùyi Aiovuoioç ô 2upaxoucioç, wç Aixtvvioî yeypaçe, xal reXXio;, xal aXXoi ouyvol xwv Pwp.ai'wv xuyypaçewv... ÀXX’ loixev ô lîpwxoç sv xaîi; ypovoypaçlaiç toîïto xaxa- £topwa;, w xravxe; vixoXoûÔnoav oî Xotiroi, tocoOtov povov

les Romains à témoin, et se tua. Rome indignée, à la ■toix et sur les pas de Brutus, conquit sa liberté; et, pour honorer la mémoire de cette femme, dès la première année , on éleva son mari et son père au consulat.

Tandis que nous faisons sortir ainsi du dépôt

sacré des Annales les noms de ceux qui ont passé toute leur vie dans de glorieux travaux, et qui auraient détesté le mot seul de volupté, l’histoire est muette dans les discussions épicuriennes. Cic. , des Biens et des Maux , II, 20, ai. — v. p. 88 .

Alors parurent ces prodiges de la grandeur romaine, Iloratius Codés, Mucius, Clélie, toutes ces merveilles qui passeraient aujourd’hui pour des fables, si elles n’étaient dans les Annales. Florus, I, 10. — v. p. 4 a.

An de R. 261, av. J.-C. 49 ^-

P. Valérius, fils ? de Publicola, et L. Géganius, frère de l’un des consuls, furent envoyés en Sicile pour acheter du blé. Les villes siciliennes étaient alors gouvernées par des tyrans : le plus fameux était Gélon , fils de Dinomène , qui venait de prendre la place d’Hippocrate son frère , et non pas Denys de Syracuse, comme l’ont écrit Licinius Macer, Gellius, et plusieurs autres historiens romains C’est que probable-

ment le premier qui enregistra ce fait dans l’histoire ,

354 ANNALIUM MAXIMORUM FRAGMENTA.

èvTaîç âpyaiaiç EÛpiav àvaypaçaîî, ôrt rpsoêEtî àice- ŒTaXïiffav s tc t tou toi v twv uicaTwv eï; 2 ;xeXixv oîtqvwvvigojaevoi, xal icap^oav èxeîSsv âyovTEj, ôv ô Tupavvoî êcfwxa à'oipeàv , ûÙKsTi pt7jv irapà twv ÉXXtivixwv È^tTacat auyypai péwv, ôctiî r,v Ti>pavvo{ to'tî 2ixeXwcç, «têacaviVcw; àé TCWÇ XXI XXTX TO XpOffTU^OV 0£ÎV*l TOV AlOVUOlOV. DlO NTSIUS, VII, i.-~v. p. 108.

EÏ71 5’ «v apu.oTTov îoTopiaç ffyvfaaTi , xal éicavopOwgew; evexx twv oioj/ivwv |av|'t’ ii cl txîî rtwaîî rate wap’ àvÔpcoTïwv yalpsiv tquç Ôeoù; , (xv^t’ èxi t«îç ocvoaioi; xal à^ixoïç 7cpa^£dv àyavaxTEÎv, to &r,Xw<7ai Tr,v yevojAÉvTiv ÈTCi'pavatxv rr,ç (Isoù xxt’ exesvov tov jrpovov, 0 âicai;, àXXà xai &lç, wç ai twv ispofpavTwv icEptÉyoud ypa- <pat... loTopeÎTat toivuv ôti , ttç fSouXîiç ijrtiçiaaptsv/îc èx tgù &7,|A0dou icâcaç ÈTcijfopfiyTilivivai t«ç ùç tov vewv tb xal to £o'avov àx7cava; , ETEpov à’ ayaXjAa xxxacrx£uaoa(AEvwv twv yuvaixwv , à<p’ »v aÙTal Gwyivéyxav ypnaaTwv , ivateÔe'vtwv t’ aÙTwv djAipoTépwv aixa sv Tvi Tcpwrri tt,ç àvu-> pWCJEWÇ ^jA^pa, 0OCTEpOV TWV CtfpiâpUUXTWV, O XXTSOXEUXOXV ai yuvaîxei; , èçQe'yIxto , ipoXXwv icapoucwv , yXwTTvi AaTivvi <pwvvlv eùouvetov te xal ysy wvo'v • 75 ; bcpti «pwvvi'î è^ep(A7iyeuo- [AEVOÎ Ô VOU( £V{ TVjV ÉXXa$« 5txXsXTÛV TOIOO^E ' ÔaÛp»

et qui fut copié de tous les autres, ayant lu seulement dans les anciennes tables que des commissaires chargés, sous ce consulat, d’aller en Sicile acheter des provisions , en rapportèrent le blé dont le tyran leur avait fait présent , et s’inquiétant peu encore de chercher dans les historiens grecs le nom du tyran de Sicile , se hâta presque au hasard , et avant tout examen, de l’appeler Denys. Denys d’Halic., VII, i. — v. p. 108.

An de R. 266, av. J.-C. 488.

Pour l’intérêt de l’histoire , et pour l’instruction de ceux qui pensent que les dieux voient sans plaisir les honneurs qu’ils reçoivent des hommes, et sans colère les actions injustes et sacrilèges, il sera bon de rapporter comment la déesse apparut alors , non pas une seule fois, mais jusqu’à deux fois, selon les écrits des *

pontifes Il est dit que le sénat ayant décrété,

sur les fonds de l’État, les dépenses nécessaires pour le temple et la statue de la Fortune des femmes , les femmes elles-mêmes firent préparer une autre statue à leurs dépens , et que lorsqu’on eut placé ces deux statues le jour de la dédicace, celle qu’on devait à la piété des femmes, d’une voix claire et distincte, devant plusieurs d’entre elles, prononça en latin ces paroles : « Femmes , vous m’avez religieusement

356 AHNALIUM MAX1MORÜM FRAGMFWTA.

xoXeco; vo'puj] , yovatxE; yapuTal , SeSûKKTt jae. Ota Sè çtXeî ytvsffôat irepl Ta; 7capa£oi;ou; <p(*»va; te xal o^ei; , ~oXXrj Taï; TCapoùaat; ivéiti7TTEv àmaTia , juf tcot’ où to £o'avov tin TÔ çôey^a'jiEvov , àvôpwrtvn iïé tiç (pwvTf 1 [/.âXujTa Si osai 7tpo; aXXu Ttvt tov voCv Eyoucat TTivixauTa rruyov , oùx tèoCcat to çâeyyrfjzEvov ô' Tt itot’ y,v , TauTr,v eI^ov rüv ttpo; Ta; t^oùoa; cémoTtav. Entra auôt; ic^r,0ovovTo; to3 vew, xal fftwicvj; TCXetffTr; xaTa fonpiova ysvopiivv); , iv p.Et^ovt çtüvvi to aÙTo Ço'avov è^ÔE'yÇaTO t/jv aù-rfiv )i£tv • «3<m (Aïî^iv ETi etvat to àpt<ptXoyov. Id., VIII, 56. — v. p. io5.

Tenuis L. Virginiiis , unusque de multis , sexagesimo anno post libertatem receptam, virginem filiam sua manu occidit potius , quam ea Appii Claudii libidini, qui tum erat summo in imperio, dederetur... Ut cnim nos ex Annalium monumentis testes excitamus eos, etc. Ut supra, arui. a44- Cic., de Finib., II, ao, ai. — v. p. 88.

Invenitur statua décréta et Tarratiæ Caiæ, sive Suffetiæ virgini vestali, ut poneretur ubi vellet; quod adjectum non minus honoris habet, quam feminæ esse decretam. Meritum ejus in ipsis ponam

consacrée. » Par un çffet que produit toujours un bruit ou une vision extraordinaire, la plupart des femmes présentes doutèrent si c’était la statue ou plutôt une voix humaine qui avait parlé ; et celles-là surtout qui étaient alors occupées d’autre chose , et qui n’avaient pas vu d’où partait le son , hésitaient à croire celles qui l’avaient vu. Mais bientôt, comme le temple était plein de monde, et que, par une autre faveur divine , un profond silence régnait partout , la même statue, d’une voix plus forte, fit retentir les mêmes paroles , et le doute ne fut plus possible. Id. , VIII , 56. — v. p. io5.

An de R. 3o4, av. J.-C. /|5o.

Un homme pauvre , un homme du peuple , L. Virginius , soixante ans après la conquête de la liberté , tua lui-même sa fille plutôt que de souffrir qu’elle fût livrée à la brutalité d’Appius Claudius, alors tout-puissant... Tandis que nous faisons sortir ainsi du dépôt sacré des Annales les noms de ceux, etc., comme plus haut, an/i. a/|4* Cic. , des Biens et îles Maux, II, ao, ai. — v. p. 88.

On trouve qu’une statue fut décrétée en l’honneur de CaiaTarratia , ou Suffétia , vierge vestale, avec le droit de la placer où elle voudrait, privilège non moins honorable qu’une telle distinction accordée à une

358 ANNAL1UM MAXIMOROM FRAGMEHTA.

Annalium verbis : quod campüm Tiberinum gra-

TIFICATA ESSET EA POPULO. PlINIUS, XXXIV, II.

U. C. 3og,A.C. 445.

Autcci 5uq xscTot t4v aÙTCiv svtauTÙv àpjrai Ptojxatwv ai TÙ jtéyicrov î^ouoai xpatoç èyévovTo.lIXYïv oùx iv ocTrdaaiç Tca; Pwpaïxaïç £povoypa<p(aiç appo-repai çai'vovTcu, «XX’ èv otlç p.èv ot yiXiapyoi povov , ev atç 5s ot una-rot , êv où iroXXaîî 5’ àjiçorepat, alç ifljuïç oùx avsu Xoyi 5 p.oC> auyxaxaTifiefAtOa, TnoTeùovTSî 5è -rat; èx twv iepûv vexai âicoôéTwv fîiëXuv ptaprupiaiç. DlONYSÏUS, XI, 6a. — v. p. 107.

T. Quinctius Barbatus interrex consules créât L. Papirium Mugillanum, L. Sempronium Atratinum. His consulibus cum Ardeatibus fœdus renovatum est; idque monumeati est, consules eos illo anno fuisse, qui neque iu Annalibus priscis, neque in libris magistratuum inveniuntur. Credo, quod tribun! militum initio anni fuerunt, eo, perinde ac si totum annum in imperio fuerint, suffectis his consulibus , prætermissa nomina consulum lioruin. Licinius Macer auctor est, et in fœdere Ardeatiuo, et in linteis libris ad Monetæ inventa. T. Livras, IV, 7 . — v. p. g3.

femme. J’en exposerai le motif dans les propres termes des Annales , parce qu’elle avait donné au peuple LB CHAMP DU TlBRE. PlïNB, XXXIV, It. — v. p. 4i.

An de H. 3og, av. J.-C. 445.

Voilà les deux sortes de magistrats qui exercèrent cette année-là le pouvoir supérieur chez les Romains. Toutefois leurs Chronologies varient : les unes ne font mention que des tribuns militaires avec l’autorité consulaire; les autres, que des consuls; quelques-unes seulement admettent ces deux magistratures , et nous les suivons non sans raison , nous liant au témoignage des livres religieux et secrets. Dents, XI, 6a.— v. p. 107.

T. Quinctius Barbatus , interroi , choisit pour consuls L. Papirius Mugillanus, L. Sempronius Àtratinus. Sous leur consulat fut renouvelé le traité avec les Àrdéates ; et c’est ce monument qui constate qu’ils furent consuls cette année, car leurs noms ne se lisent ni dans les anciennes Annales , ni dans les livres des magistrats. J’imagine que, les tribuns militaires ayant commencé l’année, on fit comme s’ils l’avaient achevée, et que les consuls subrogés furent omis. Mais Licinius Macer assure que leurs noms se trouvaient et dans le traité avec les Àrdéates, et dans les livres lintéens du temple de Monéta. Tite-Live, IV, 7. — v. p. g 3 .

36 o ANNAUUM MAXIMORÜM FRAGMENTA.

Qui si ea in re sit error, quod tam veteres Annales,

quodque magistratuum libri , et quos linteos in æde repositos Monetæ Macer Licinius citât identidem auctores , nono. post demum anno cum T. Quinctio Penno A. Cornelium Cossum consulem habeant, existimatio communis omnibus fest. Id. , IV, 20. — v. p. 67, 95.

Erat enim tune hæcnova et ignota ratio, solem lunæ oppositum T solere deficere; quod Thaletem Milesium priinum vidisse dicunt. Id autem postea ne nostrum quidem Ennium fugit, qui ut scribit, anno quinquagesimo CCC fere post Romam conditam, non. juniis, «Soli luna obstitit, et nox. » Atque hac in re tanta inest ratio atque solertia, ut ex hoc die, quem apud Ennium et in maximis ahnaubus consignatum videmus, superiores solis defectiones reputatæ sint usque ad illam, quæ nonis quintilibus fuit, régnante Romulo; quibus quidem Romulum tenebris etiamsi natura ad humanum exituin abripuit, virtus tamen in cœlum dicitur sustulisse. Cic. ,de Rep., I, 16. — v. p. a4, 88, 1 10.

* Forte, oppositu. Sic. fere PJin., II, 73.

FRAGMENTS DES ANNALES DES PONTIFES. 36 1 An de R. 3i6, av. J.-C. 438.

Est-ce une erreur d’avoir donné à Cossus le titre de tribun, lorsqu’il n’est appelé consul que neuf ans après, avec T. Quinctius Pennus, et parles vieilles Annales , et par les livres des magistrats , et par les livres lintéens du temple de Monéta, que cite quelquefois Licinius Macer? Les opinions sont libres sur cette question. Id. , IV, ao. — v. p. 67, g 5 .

An de R. 35o, av. J.-C. 4o4-

La cause de l’éclipse du soleil par l’interposition de la lune était encore presque encore inconnue chez les Grecs au temps de Périclès, et il paraît qu’on n’en savait rien avant Thaïes de Milet. Dans la suite , notre Ennius même ne l’ignora pas, puisqu’il dit que vers l’an 35 o après la fondation de Rome , aux nones de juin, le soleil fut couvert par la lune et par les ténèbres. C’est maintenant une doctrine assez sûre pour que les astronomes, à compter de ce jour que nous voyons consigné dans Ennius et dans les grandes annales, aient pu calculer les précédentes éclipses de soleil, en remontant jusqu’à celle des nones de juillet, sous Romulus; nuit soudaine où Romulus, enlevé au monde par la loi commune, passa pour avoir été ravi dans les cieux par sa vertu. Cic., de la Rép. , 1 , 16. — v. p. 24 > #8 j 1 10.

36a ANÎTAXIGM maximorum fragmenta.

Quid? quod in Annalibus habemus, Veienti bello, quum lacus Albanus præter modum crevisset , Veientem quemdam ad nos bominem nobilem profugisse % eumque dixisse, ex fatis , quæ Yeientes scripta habcrent, Veios capi non posse , dum lacus is redundaret; et, si lacus emissus lapsu et cursu suo ad mare profluxisset , perniciosum populo roniano ; sin autem ita esset eductus , ut ad mare pervenire non posset , tum salutare nostris fore. Ex quo ilia admirabilis a majoribus Albanæ aquæ facta deductio est. Id., de JJmnat., I, 44* — ▼* P- 87.

Additum Fia vio, ut simul et tribunus plebis esset. Quo facto tanta senatus indignatione exarsit, ut annulos ab eo abjectos fuisse in antiquissimis reperiatur Annalibus. Fallit plerosque, quod tum et equestrem ordinem id fecisse arbitrantur. Etenim adjectumbocquoque, sed et phaler v posita, proptereaque noinen equitum adjectum est. Annulos quoque depositosa nobilitate 3 , in Annales relatum est, non a senatu universo. Hoc actuin P. Sempronio,

1 Alii codd., per/tigissc.

* Livius , IX, 46 : « plerique nobilium. »

FRAGMENTS DES ANNALES DES PONTIFES. 363 An de R. 357, ov. J.-C. 398 .

Nous lisons aussi dans les Annales que , pendant la guerre de Véies , les eaux du lac d’Albe s’étant prodigieusement accrues, un des principaux transfuges vint nous apprendre que , dans le livre des destinées de Véies, il était écrit que cette ville ne pourrait jamais être prise tant que le lac se déborderait; que son écoulement dans la mer serait funeste au peuple romain ; mais que si l’on diminuait ses eaux sans les conduire à la mer, ce serait pour nous un gage de prospérité. De là , pour ouvrir à ce lac un émissaire , lesadmirables travaux de nos aïeux. Id., de la Divinat ., 1,44— v. p. 87.

An de R. 449» av> J— C. 3o5.

On joignit aux honneurs décernés à Flavius la dignité de tribun du peuple. Le sénat en fut si vivement indigné, qu’il déposa ses anneaux, comme disent les plus anciennes Annales. C’est par erreur que l’on a cru souvent que ce signe de deuil fut donné alors par l’ordre équestre. Comme les Annales ajoutent que « les

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