ORNEMENTS DES CHEVAUX FURENT AUSSI DÉPOSÉS
on l’a entendu des chevaliers. Les Annales disent même que telle fut la conduite, non de tous les sénateurs, mais seulement des nobles. C’était sous le consulat de P. Sempronius et de P. Sulpicius. Flavius
364 AHNAUDM MAX1M0RUM FRAGMENTA.
P.Sulpicio consulibus. Flavius vovit ædem Concordiæ, si populo recouciliasset ordiues. Et quum ad id pecunia publica non decerneretur, ex multatitia feneratoribus condemnatis ædiculam æream fecit in Græcostâsi, quæ tune supra comitium erat. Inciditque in labelia œrea, eain ædem, trecentis quatuor annis post Capitolinam, dedicatam. Ita CCCCXL1X a condita Urbe gestum est : et primum annulorum vestigium exstat. Peinxds , XXXIII ,6. — v. p. 4<>*
U. C. 5oi , A. C. a53.
Possumus Àppium Claudium suspicari disertum, quia senatum jamjam inclinatum a Pyrrlii pace revocaverit; possumus C.Fabricium, quia sitad Pyrrhum de captivis recuperandis rnissus orator; Ti. Coruncaniuin, quod ex pontificurn commentariis longe plurimum ingenio valuisse videatur. Cic. , Brut . , c. i4- — v. p. 87 , iaa.
Hoc a republica tribui solebat injuria cæsis, sicut et P. Junio et T. Coruncanio , qui ab Teuta Illyriorum regiua interfecti erant. Non omittendum videtur,
voua un temple à la Concorde, s’il réconciliait les ordres avec le peuple. Et, les fonds publics n’ayant point pourvu à l’accomplissement de ce vœu , il fit construire avec les amendes levées sur les usuriers un édicule de bronze dans le Grécostasis, qui était alors au-dessus du comitium. Il inscrivit sur une table de bronze que ce petit temple avait été dédié « trois cent quatre ans après le temple du Capitole , » c’est-à-dire 449 ans depuis la fondation de Rome, époque où se trouve la première mention des anneaux. Pline, XXXIII, 6. — v. p. 4 o.
An de R. 5oi , av. J.-C. a53.
Nous pouvons supposer quelque facilité de parole dans Appius Claudius , qui raffermit par ses discours le sénat déjà prêt à conclure la paix avec Pyrrhus; dans C. Fabricius, qui fut envoyé vers le même roi pour négocier le retour des prisonniers ; dans Tib. Coruncanius, dont le génie est attesté encore aujourd’hui par les mémoires (les pontifes. Cic. Brut . , c. 1 4- — v. p. 87 , iaa.
. An de R. 5a3, av. J.-C. a3i.
La république accordait l’honneur d’une statue aux citoyens tués injustement , comme à P. Junius et à T. Coruncanius, victimes de la trahison de Teuta,
366 ANNALIUM MAXIMORUM FRAGMENTA.
quod Annales annot avéré, tripedaneas his statuas ia foro slatutas : hæc videlicet mensura honorata tune erat. Pliniüs, XXXIV, u. — v. p. 4 i-
Venisse murem CC denariis, Casilinum obsidente Hannibale; ëumque qui vendiderat faine interiisse, cintorem vixisse , Annales tradunt. In., VIII, 82. — v.p4i.
Ingressum eum curiam quum L. Licinius prætor inde eduxisset, tribunos plebis appellavit flamen. Vetustuin jus sacerdotii repetebat : datum id cum toga prætexta, et sella curuli, et flaminio esse. Pi’ætor non exoletis vetustate Armalium exemplis stare jus, sed recentissiraæ cujusque consuetudinis usu, volebat : nec patrum , nec avorura memoria Dialem quemquam id jus usurpasse. Tribuni, rem inertia flaminum oblitteratam ipsis , non sacerdotio , damno fuisse, quum æquum censuissent, ne ipso quidem contra tendente prætore , magno assensu patrum plebisque , flaminem in senatum introduxerunt. T.' Livius , XXVII , 8. — v. p. 28,91,
reine d’Illyrie. N’oublions pas ce que remarquent les Annales , qu’on leur éleva clans le forum des statues de trois pieds : c’était alors la hauteur des monuments
honorifiques. Pline, XXXIV, 1 1. — v. p. l\i.
An de R. 537, *v. J.-C. 217.
Dans Casilinum assiégé par Ànnibal, un rat fut vendu deux cents deniers, et le vendeur mourut de faim , tandis que l’acheteur survécut : tel est le récit des Annales. Id. , VIII, 82. — v. p. 4 i-
An de R. 544 , av. J.-C. a 10. •
Le flamine de Jupiter, C. ValériusFlaccus, étaitentré au sénat : le préteur L. Licinius l’en fit sortir; le flamine invoquales tribuns du peuple. Il réclamait l’ancien droit du sacerdoce, comme inséparable de sa robe prétexte , de sa chaise curule , de son titre même. Le préteur répond qu’un droit se fonde; non sur des exemples perdus dans l’antiquité des Annales , mais sur des usages récemment constatés , et que jamais , du temps de leurs pères , aucun prêtre de Jupiter n’avait fait valoir cette prétention. Les tribuns , persuadés que l’insouciance des flamines n’avait dû nuire qu’à euxmêmes et non à leur sacerdoce, jugèrent, sans opposition de la part du préteur, et aux applaudissements des sénateurs et du peuple, que Flaccus pouvait entrer au sénat. Titje-Live , XXVII, 8. — v. p s 28, 91.
368 ANNALIUM MAXIMORUM FRAGMENTA.
Circa ann. U. C. 600, A. C. 1 54 .
Mfypi toutou pTicÔTicopiai , àto'ri twv xaO’ r,y.x; Tiveç ypaipovTwv IcTopiav , iv Tpiaiv ri T^TTapmv yvîoa- (itvot csXîctv •fljjiïv tov Ptojxai'tov xal Kapyvt&ovuûv tcoXejaov, <paol Ta xaÔo'Xou ypaçaiv... A XX’ evioi T tov irpaypumuopivwv, où^è i<p’ ôoov oi Ta xatà xaipoùç Iv Taî; ypovoypaçiatî ûiropiv7i(AaTi^o(jt.îvot iroXmxûç «ç tou; Tofyouç, où£’ togoOtqv (AVYiGÔévrsî , Tracaç <paci Taç xaTa tvïv ÉXXa^a xal (Ja'pêapov rapiatXïî^évai 7rpà£et{. PoLTBlüS, Y, 33 . — v. p. 101.
Non lubet scribere quod in tabula apud pontificem maximum est, quotiens annona cara, quotiens lunæ aut solis lumini caligo aut quid obstiterit. Cato, Origin. IV, ap. A. Gelliüm, II, 28. — v. p. aa , 23 , 218.
Circa ann. U. C. 6a3, A. C. i3i.
Vcrum inter eos, qui Annales relinquere voluissent, et eos, qui res gestas a Romanis perscribere conati essent , omnium rerum hoc interfuit. Annales libri tantummodoquod factum, quoque anno gestum sit,ea demonstrabant , id est eorum quasi qui diarium scribunt, quam Græci âçTipiepîâa vocant. Nobis non modo satis esse video, quod factum esset, id pronun tiare ; sed etiam , quo consilio quaque ratione gesta essent , de-
FRAGMENTS DES ANNALES DES PONTIFES. 36g Vers l’an de R. 600, av. J.-C. 104.
Qu’il me suffise de dire qu’on a vu de notre temps des historiens, après avoir raconté la guerre des Romains et des Carthaginois en trois ou quatre pages, prétendre donner une histoire générale. . . Ils n’ont pas même rassemblé dans leurs récits autant de faits qu’il s’en trouve dans' ces Chronologies publiques tracées sur les murs; et ils se vantent d’y avoir embrassé tous les événements des Grecs et des barbares. Polybe, V, 33. — v. p. 1 o r .
Il ne me plaît pas d’écrire , comme sur la tablette du grand pontife, combien de fois il y a eu cherté de vivres, combien de fois il y a eu ténèbres ou quelque autre obstacle devant la lune ou le soleil. Caton, liv. IV des Origines, dans Aulu-Gelle, II, 28. — v. p. 22, 23 , 2l8.
Vers l’an de R. 6a3 , av. J.-C. i3i.
Voici quelle a été, chez les Romains, la principale différence entre un annaliste et un historien. Les Annales nous montraient seulement quels avaient été les faits , et en quelle année ils étaient arrivés, à peu près comme ceux qui maintenant écrivent un journal {(liarium), que les Grecs appellent éphéméride. Pour nous, je 11 e vois pas qu’il nous suffise d’enregistrer les faits; il est bon de dire encore pourquoi et com-
370 ANNALIUM MAXIMORUM FRAGMENTA.
monstrare Nam neque alacriores ad rempublicam
defendundam, neque segniorcs ad rem perperam faciundam Annales libri commoverequidquam possunt. Scribere autem bellum quo initum consule, et quo modo confectum sit, et quis triumpbans introierit, et quæ in eo bello gesta sint iterare ; non prædicare autem interea quid senatus decreverit, aut quæ lex rogatiove lata sit, neque quibus consiliis ca gesta sint : id fabulas pueris est narrare, non historias scribere. P. Sempronius Asellio, libro primo , ap. A. Gellium, V, 18 . — v. p. i5, 1 5 r .
Incertis annis.
Lepus , quod Siculi quidam græci dicunt \ln optv ; a Roma quod orti Siculi , ut Annales veteres nostri dicunt, fortasse bine illuc tulerunt, et hic reliquerunt id nomen. Varro, de Ling. latina , V, 101 . — v. p. 35.
Et quidam lentandus nove verbum fictum putant; sed in Annalibus legitur : Confricati, oleo lentati, paratiqce An arma. Servius, ad Æneid., III, 38/}. — v. p. 36.
Statua Romæ in comitio posita Horatii Coclitis fortissimi viri de cœlo tacta est. Ob id fulgur piaculis luendum, haruspices ex Etruria acciti, inimico atque
ment ils sont arrivés... . En effet, de simples Annales ne sauraient exciter à la défense de la patrie, ni détourner de mal faire. Écrire sous quel consulat telle guerre a commencé, le succès des combats, le nom du triomphateur, et répéter tous les événements de cette guerre, sans y joindre les décrets dq sénat, les lois proposées au peuple , les motifs de toutes ces actions , c’est faire des contes pour les enfants , ce n’est pas écrire l’histoire. P. Sempronils Asellio, li\>. I er , dans Aulu-Gelle, V, 18. — v. p. i5, i5i.
D’une date incertaine.
Le lièvre, lepus , est ainsi appelé du nom que lui donnent encore quelques Sicules grecs , leporis : c’est que les Sicules, originaires de Rojne, comme disent nos vieilles Annales , ont porté ce mot d’Italie en Sicile, et l’ont cependant laissé chez nous. Varron, de la Langue lut. , Y, 101 . — v. p. 35.
Quelques-uns pensent que lentandus est un mot nouveau ; mais on lit dans les Annales : «Déjà frottés d’huile (oleo lentati ) , et prêts pour le combat. » Servius , sur CÉnéide , III , 384- — v. p. 36.
La statue élevée dans le comitium de Rome en l’honneur d’Horatius Codés fut frappée de la foudre. Pour expier ce coup de tonnerre, des haruspices fu-
37» ANNAUOM MAXIMOROM FRAGMENTA.
hostiii in populum romanum aniino, instituerant eam rem contrariis religionibus procurare. Àtque illam statuain suaserunt in inferiorem locum perperam transponi, quem sol oppositu circum undique aliarum ædium nunquam illustraret. Quod quum ita fieri persuasissent, delati ad populum proditique sunt; et quum deperfidia confessi essent, necati sunt. ConstU titque eam statuam , proinde ut veræ rationes post compertæ monebant , in locum editum subducendam , atque in area Vulcani sublimiori loco statuendam : eaque res bene ac prospéré reipublicæ cessit. Tune igitur, quod in etruscos haruspices male consulentes animadversum vindicatumque fuerat, versus hic scite factua cantatusque esse a pueris urbe tota fertur :
Malum consilium consultori pessimum est.
Ea historia de haruspicibus ac de versu isto senario scripta est in Annalibus maximis libro undecimo,et in Verrii Flacci libro primo Rerum memoria dignarum. A. Gelugs, IV, 5. — v. p. 43.
rent appelés d’Ëtrurie, qui , par haine et par ressentiment national contre le peuple romain, résolurent de faire cette expiation d’üne manière funeste. Ils conseillèrent donc de transporter la statue dans un lieu bas que le soleil, intercepté par une enceinte de maisons, n’éclairait jamais. Déjà même on leur avait ôbéi, lorsque, dévoilés et accusés devant le peuple, ils avouèrent leur perfidie, et furent punis de mort. On décida ensuite que la statue , d’après les vrais principes reconnus bientôt, serait reportée au grand jour, et placée dans l’endroit le plus élevé du Vulcanal : ce fut une cause de prospérité et de succès pour l’État. En mémoire de la trahison des haruspices étrusques et de la j uste vengeance de Rome , on fit ce vers que les enfants répétaient par toute la ville i
Mauvais conseil perd celui qui le donne.
Tout ce récit sur les haruspices, et sur ce vers chanté par les enfants, se trouve dans le onzième livre des Grandes Annales, et dans le premier livre des Choses mémorables par Verrius Flaccus. Aulu- Gelle, IV, 5. — v. p. 43.
ACTORUM DIURNORUM FRAGMENTA.
SUB CONSULIBUS.
Circa ann. U. C. 6a3, A. C. i3i.
Vid. supra , p. 368 , P. Sempronium Aselliokem apud A. Gelljüm, V, 18. — Et nos, pag. aao.
U. C. 639, A- C. fiS.
Relatum in monumenta est, lacté et sanguine pluisse M’. Acilio, C. Porcio coss. , et sæpe alias. Plinius, II, 5 y. — Yid. nos, pag. aa6.
Ôrccoç yàp axspiîQviaecÔai xwv aôXtov çoSrjOeiç
( 5 xi xot»; èirt xoù 2 üXXou (povsûoavxaç xtvà; ô Kaxwv 6 Mapxo; xapusvcaç àrrpxv,<is iravG’ oc a. îtî’ aùxoï; eiXYi<pecav) ifrxov xivà àiîoxxeiv/i , irponyopeuirav oxt où&eva aùxwv èç xà &7!{xosia ypapijxaxa è<jypa<pou<7i. Dio Cassius, XLVII, 6.- v. p. 228.
Circa ann. U. C. 683, A. C. 71.
Nescio an venerint in manus vestras hæc vetera , quac et in antiquorum bibliolhecis adhuc manent, et
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