ROULE
Dans ces amas denses, pseudo-acineux, les cellules jeunes, à très gros noyau rouge vif, ont un protoplasma granuleux et rosé et sont accolées les unés aux autres sans ordonnance spéciale, prenant par pression réciproque des contours polygonaux; cà et là, au milieu d’un amas, apparaït un élément beaucoup plus volumineux à noyau granuleux en vue de fragmentation et à protoplasma plus clair. x
Ailleurs les cellules épithéliales sont disposées en une ou plusieurs rangées, comme au hasard, mais avec une quantité plus considérable de gros éléments à noyau fragmenté, à protoplasma plus réfringent, semé de ces corpuscules rouge vif brillant que Rüssel avait appelés corpuscules à fuschine et qu’il considérait, à tort, comme un stade du développement des sporozoaires parasites du cancer. Entre ces cellules apparaît déjà une substance amorphe, jaune orange ou jaune franc, avec les réactions de la substance cornée vis-à-vis du picro-carmin.
Ailleurs, enfin, substance cornée et gros éléments plus ou moins altérés constituent la masse et se poursuivent plus ou moins loin dans le stroma.
Ce stroma peu vasculaire présente de nombreux éléments cellulaires ; les uns, rouge vif, petits, surtout autour des vaisseaux et qui sont des leucocytes; d’autres colorés en rouge brun, allongés avec un noyau étiré luimême suivant leur grand axe, doivent représenter les éléments musculaires normaux du tissu ovarien, mais la plupart sont des cellules épithéliales semblables à celles des amas et témoignent de l'infection à distance.
D’après ces détails, il est évident qu’on se trouve en présence d’un épithélioma pavimenteux stratifié, développé sur une paroi de kyste dermoïde; l'absence de pointes de Schultze que l’on a constatée, d’ailleurs dans d’autres cancers ectodermiques (tels que le carcinome des glandes de Meibomius) est due probablement à ce que les cellules du type épidermique ont commencé à édifier la tumeur alors qu’elles se trouvaient à un stade fort peu avancé de leur développement.
Enfin s’il n’y a pas de globes cornés bulbeux, du moins ces productions cornées d'aspect divers, telles qu'on les rencontre si souvent dans les cancroïdes, témoignent assez ici de l’origine des cellules.
OBs. XIIT. — BIERMANN. — Prager Med. Wochenschrift. 1885, n° 21, page 201. — Æpithélioma pavimenteux greffé sur un kyste dermoîde. — Généralisation au périloine et à l'intestin.
T:.. K.., femme de 21 ans, célibataire. entrée à la clinique du Pr Gussenbauer, le 21 avril 1884; la malade se plaignait de douleurs datant de 4 mois et ayant pour siège une tumeur abdominale immobile, s'étendant de l’hypocondre droit à l’hypocondre gauche. Comme date d'apparition de la tumeur, la malade accusait une chute faite # mois auparavant sur le
ue — 61 — côté droit du bassin. Réglée à 12 ans. Dernière- menstruation en février 1884. Les règles apparaissent au commencement, toutes les semaines et plus tard régulièrement toutes les 4 semaines.
Diagnostic clinique. — Carcinome de l'ovaire droit, plus tard hydrothorax et ascite. Mort dans le marasme Ie 12 mai. ADN le 13 mai, par le Pr Chiari. La situation respective des ane abdominaux était bouleversée par une tumeur grosse comme 4 têtes d'adultes, qui se trouvait en union intime avec les organes génitaux. L’intestin tout entier était refoulé en haut et paraissait fortement comprimé. Le péritoine épaissi était, à de nombreux endroits couvert d’excroissances conjonctives, injectées et dechire motiques. Sur le péritoine, recouvrant ce diaphragme, on voyait des noyaux de la grosseur d’une noix qui étaient le siège d’hémorragies nombreuses. Sur le foie se trouvaient des noyaux de la tumeur principale ayant le volume d’un pois et couchés sur la convexité du lobe droit.
En disséquant la tumeur, on voyait que celle-ci était en union intime avec la vessie et l’utérus. Ces organes paraissaient repoussés en avant par cette tumeur, pendant que le rectum, fortement comprimé par elle, était repoussé en arrière et à gauche. Un prolongement de la tumeur pénétrait dans le cul-de-sac de Douglas, comprimant le vagin et le rectum; les trompes étaient en rapport avec la face intérieure de la tumeur, tiraillées et allongées. L'ovaire droit était entièrement détruit par la masse. De l'ovaire gauche il ne restait plus qu’une petite partie encore reconnaissable.
La coupe de la tumeur à gros grains montrait un néoplasme entièrement rempli de petites cavités kystiques. La plupart des ganglions rétro-péritonéaux avaient subi la dégénérescence cancéreuse.
Ici et là se trouvaient les lamelles cartilagineuses et, au microscope, les cavités kystiques offraient les caractères de l’épiderme. La description histologique très consciencieuse peut se résumer en ceci: on voyait au microscope une prolifération très active d’une tumeur cancroïdale épidermique, qui parcourait ce tissu en formant des nids et des colonnes et formait des amas de cellules cancroïdales avec de nombreuses boules perlées. Il s’agissait d’un épithélioma pavimenteux dont les cellules cancroïdales rappelaient d’une facon parfaite les caractères particuliers des tissus épidermiques qui leur avaient donné naissance. ‘
Os. XIV. — Porn. — Dissert. inaugurale, léna, 1887. — Æpithélioma pavimenteux greffé sur un hyste dermoïde. Généralisation à l'intestin.
A... K..., femme de 38 ans, entrée à la clinique de gynécologie le 23 avril 1887. Réglée à 17 ans, 3 accouchements. Après le premier, en janvier 1876, pendant quelques semaines, pertes sanguines, variables en quantité, survenant surtout après des efforts. Après le deuxième accouchement, en
NE. Deus
1876, pertes sanguines ayant duré quatre semaines et causant une grande faiblesse de l’accouchée. Troisième accouchement en 1880.
Quelques mois après, après une injection, cette femme eut des pertes de sang très abondantes. Depuis ce temps les pertes sanguines et les règles se supprimèrent et la malade se remit lentement pendant la durée d’une année.
Depuis Noël, frissons intenses, douleurs spasmodiques dans le bas-ventre surtout après les efforts, perte d’appétit. On découvre une tumeur dans le bas-ventre. La malade se plaint d’une sensation de pesanteur, de compression par la tumeur, d'élancements dans le flanc droit, de faiblesse, d’étourdissements et de perte d’appétit.
25 avril 4887. — Femme amaigrie, anémiée ; par la palpation de l’abdomen, on sent une tumeur s’élevant du bassin à 10 centimètres au-dessus du bord supérieur de la symphyse. Circonférence de l'abdomen — 81 centimètres et demi. Cette tumeur a une forme globuleuse, une surface assez lisse, quelques nodosités sont sensibles au toucher. Consistance dure. Cette tumeur, qui est mobile, a un volume répondant à celui d’une grossesse de 12 à 14 semaines.
Par le toucher rectal, on sent la partie postérieure de la tumeur qui est bosselée.
10 juin. — Examen sous chloroforme par le Dr Schultze ; on sent une tumeur portant sur l’utérus atrophié et comprimé à droite contre les parois du bassin. La partie postérieure de la tumeur est plus inégale et plus dure. Sur les côtés de la tumeur on à une vague impression de fluctuation. La tumeur est légèrement mobile. : *
La surface du rectum est irrégulière, raboteuse du côté droit qui est en contact immédiat avec la tumeur. Les parois du rectum ne sont pas mo- * biles sur la tumeur dont la partie supérieure possède une expansion ferme mais évidemment élastique, presque fluctuante.
Diagnostic. — Tumeur kystique de l'ovaire gauche. On craint la nature maligne de la partie inférieure du kyste.
30 juin. — Vomissements, douleurs dans laine, pression de l’abdomen douloureuse.
Opération. — Une partie de l’épiploon se trouve, à droite, fixée par la tumeur. Les adhérences de la tumeur sont très nombreuses; le côlon descendant se trouve, à droite, accolé à la tumeur à l’endroit où l'examen a révélé une muqueuse à peine mobile. On ne pratique pas de ponction de la tumeur dont le contenu est certainement infectieux. Adhérences dé l’épiploon à la tumeur. Après le dégagement des adhérences, la tumeur se trouve ouverte en un point à droite, par où s'écoule un liquide jaunâtre, ressemblant au contenu des kystes dermoiïdes.….
Le fond du cul-de-sac vésico-utérin est comblé par une masse dure.
Le côlon descendant est soudé à la tumeur par une masse lardacée : en essayant de le dégager, le côlon descendant est ouvert.
La tumeur est détachée, mais non totalement, il reste une masse de tissu néoformé sur le plancher pelvien, on suture l'intestin dans l’incision abdominale.
Ni vomissements, ni nausées, mort dans le collapsus le 12 juillet.
Autopsie. — Ganglions volumineux blancs. Du petit bassin s'élève une masse de nouvelle formation, montrant à sa partie intérieure une ulcération gris noirâtre assez tendue.
La mésentère de l’iléon est épaissi et présente quelques nodosités petee et grises. L’appendice est inclus dans la masse.
Hydronéphrose à droite.
La muqueuse de la paroi postérieure de la vessie est unie, par une surface d’une pièce de 5 marks, à une tumeur garnie d'une date d’excroissances dont le volume varie de celui d’une tête d’épingle à celui d’un pois.
La paroi antérieure du rectum est entourée par une tumeur dure, de la grosseur d’une pomme, d’une forme irrégulière.
La tumeur que l’on a extirpée est un kyste dermoide is l'ovaire de la grosseur d’un œuf d’oie, rempli d’une grande quantité de cheveux blonds éclatants et d’une bouillie grasse, jaunâtré. Les parois sont légèrement bossuées, irrégulières, assez épaisses, jaunes à la coupe, lardacées, brillantes. Sur sa paroi postérieure est attaché un morceau d’intestin épaissi, pénétré jusqu’à la muqueuse par des masses de nouvelle formation.
L'examen microscopique montre, sur une coupe faite à travers les parois du kyste, un stroma conjonctif fibreux avec de nombreuses cellules en faseau et des alvéoles typiques remplies de cellules cancroïdales.
Le stroma conjonctif est infiltré par endroits. L'autre ovaire n’est pas kystique.
OBs. XV. — KRUKENBERG. — Archiv. fur gynœækologie, 1887. — Æpithélioma pavimenteux corné greffé sur un kyste dermoïde, généralisation à l’épiploon et à la cavilé de Donglas.
Femme âgée de 43 ans, ayant accouché 11 fois. Dernier accouchement il y à 4 ans. Règles irrégulières depuis un an, ne durant que 2 jours. Admise à l'hôpital le 6 décembre 1886.
Cachexie, pas d’ascite. Dans l’abdomen, tumeur bosselée grosse comme une noix, située dans la cavité abdominale.
Dans le petit bassin, tumeur dure, irrégulière, s’élevant en haut, à 4 centimètres au-dessus de la symphyse. Plusieurs tumeurs grosses comme des cerises à sa surface.
Diagnostic. — Tumeur carcinomateuse de l'ovaire. Ovariotomie le 18 décembre par M. le Pr Veit. Petite tumeur carcinomateuse de l’épiploon que l’on enlève. La tumeur principale n'est nulle part adhérente. Long pédi-
cule. On extirpe la tumeur. Dans le fond du bassin, on trouve plusieurs nodosités non mobiles dans la cavité de Douglas.
L'une d’elles paraît être l’ovaire droit. Fermeture de la plaie, guérison. La tumeur ovarienne que l’on vient d’extirper a le volume d’une tête d’enfant et présente plusieurs bosselures dures. La plupart sont lisses à leur superficie, quelques-unes sont facilement enlevées. L'examen fait reconnaître deux kystes dermoïdes dont l’un est gros comme le poing, l’autre comme une noix, le premier a un contenu graisseux, assez semblable à du vernix caseosa avec des cheveux entremélés. L’épaisseur des parois est variable. Dans la paroi se trouvent des masses osseuses grosses comme des fèves. Les parties les plus minces nous montrent un revêtement cutané peu développé qui, dans les parties les plus épaisses, ordonnées en îlots, nous montre un développement beaucoup plus marqué. On trouve dans ces points le début d'une dégénérescence carcinomateuse. Une excroissance dans le voisinage du pédicule possède les caractères typiques du carcinome.
La plus grande partie des parois du kyste est considérablement plus épaisse, elle se montre comme un épithélioma pavimenteux gisant au milieu des couches stratifiées du tissu conjonctif extérieur, en partie rompu -etisolé dans des cavités spéciales.
Le deuxième kyste, plus petit, nous montre une structure plus simple et porte sur sa face interne de pétites plaques d'os.
Ce n’est que sur une circonférence de 15 millimètres de diamètre que le carcinome du kyste dermoïde n° 1 a pénétré dans la lumière du kyste n° 2.
La tumeur de l’épiploon a la même structure que le carcimone du kyste dermoïde. EUR
C’est donc un cas de kyste dermoïde dont les îlots cutanés ont subi la dégénérescence cancéreuse.
Ce carcinome est un cancroïde corné qui, se propageant vers l’intérieur et l’extérieur, amenait la formation de noyaux métastatiques dans la cavité abdominale par ses bourgeons extérieurs et principalement dans la cavité de Douglas et dans l’épiploon.
Ogs. XVI — SouriGoux. — Bulletin de la Société anatomique, 1892. — Epithélioma diffus avec évolution graisseuse des cellules greffé sur un kyste dermoïide. : |
La nommée Bracq, âgée de 28 ans, réglée à 14 ans, mariée à 18 ans, a toujours été bien réglée. De trois enfants, deux sont morts. Son dernier accouchement date d'il y a 4 ans.
Il y a six mois, avortement de deux mois environ. Les douleurs que cette femme éprouve datent de sa deuxième grossesse. il y a sept ans. Son accouchement fut normal.
NO
Trois ans après, nouvelle et dernière grossesse, mais quatre jours après ses couches, cette femme a eu de la fièvre, des douleurs vives et des vomissements ; elle est restée six semaines au lit, Au bout de deux mois, sa santé s'était complètement rétablie, elle ne souffrait plus et n'avait même pas de leucorrhée. A la suite de l'avortement, il y a six mois, elle a eu un nouvel accès de fièvre, mais elle a pu néanmoins se lever au bout de cinq jours.
Depuis cette époque, elle a continuellement souffert non seulement dans l’abdomen, mais aussi dans la cuisse droite; elle est ordinairement constipée. \
L’apparence de santé de cette femme est cliente:
A l'examen on constate l'absence de leucorrhée; la lèvre inférieure du col est cependant légèrement ulcérée; la cavité utérine mesure 9 centimètres.
L’utérus est légèrement abaïissé et porté en avant. On sent en combinant le palper abdominal au palper vaginal une tumeur dure, bosselée, située dans le cul-de-sac postérieur.
Elle semble se continuer avec l’utérus et donne la sensation d’un utérus en rétroversion; mais en immobilisant l’utérus on constate leur indépendance absolue. Cette tumeur est extrêmement mobile. On fait la laparotomie et dans le cul-de-sac postérieur on trouve une tumeur, du volume d'un œuf d’autruche, enclavée dans le cul-de-sac de Douglas. Il est difficile de l’en extraire et on est obligé d'agrandir l’incision. à
Du côté opposé. l’ovaire kystique est enlevé. L'opération terminée, trois plans de suture ont été faits. L'on incise la tumeur et l’on voit qu’elle est constituée par une quantité de petites poches contenant un liquide huileux.
Dans une poche, la plus volumineuse de toutes, se trouve un amas sébacé considérable, blanc grisâtre, mélangé de poils nombreux à coloration blonde. Cette poche présente une papille assez volumineuse sur laquelle s’implantent des poils.
La guérison se fait sans incidents. Au septième A les points de suture sont enlevés.
Examen histologique. — La poche a été examinée par M. Pilliet, préparateur d'histologie à la Faculté. I1 a étudié la papille et les parois des petits kystes. La papille est constituée par des amas extrémement volumineux de glandes sébacées, groupées par lobes, au nombre de 15 à 20, autour d’un poil follet minuscule.
Les lobes sont plongés au milieu d'un tissu fibreux, dense, doublé cà et là de lobules adipeux. L’épithélium est pavimenteux, stratifié, à couches cornées. Du côté périphérique de la papille, au milieu des lobules adipeux se trouvent deux petits fragments de cartilage élastique entourés de tissus fibreux.
Degucay. ci
DE GRuE
On trouve encore développé dans le tissu fibreux un petit morceau d’os, sous forme de plaques. Cet os n’a que des canaux de Havers peu développés et ne présente d'ostéoplaste qu’à son centre. Les cellules incluses dans ce tissu calcifié ont les caractères des cellules périostiques.
En étudiant les cellules sébacées les plus volumineuses, on en trouve un certain nombre qui présentent leurs cellules pariétales groupées en forme de plaques à noyaux multiples.
Quant aux parois des petits kystes, elles sont formées d’un stroma conjonctif, au milieu duquel on rencontre des cellules adipeuses, des capillaires dont l’endothélium est composé de cellules cubiques, comme chez l'embryon et la formation de cavités kystiques. L
Le début de ces cavités kystiques est marqué par la séparation des fibres conjonctives, écartées par des celluies géantes qui ont le caractère des cellules à myéloplaxes que l’on rencontre dans les sarcomes osseux. À un degré plus avancé, ce sont de petites cavités, remplies de substance mélycérique amorphe. Ces cavités sont également revêtues par ces mêmes cellules géantes, quelquefois aplaties, de facon à ne tapisser les parois que d’une mince couche de protoplasma, présentant cà et là des renflements correspondant aux amas de noyaux. Sur des cavités plus grandes on voit le revêtement constitué par des cellules épithéliales polymorphes, volumineuses, à un seul noyau, entre lesquelles se trouve cà et là, une cellule géante. Si l'on s'en tient à l’aspect de la dernière cavité, on peut admettre que la tumeur représente un épithélioma polymorphe kystique, sécrétant de la graisse, et dans les points les plus jeunes, un épithélioma dont les cellules, en vue de division très active, ont conservé l'aspect de plaques à noyaux multiples.
En examinant les points les plus épais de la paroi, on tombe sur de grandes vacuoles tapissées par des éléments à plusieurs noyaux ou à noyaux en voie de division. Ces éléments en voie d'évolution graisseuse recouvrent non seulement la paroi interne des cavités, mais aussi les saillies villeuses qui traversent celles-ci. Le stroma est, en beaucoup'de points, infiltré de cellules dispersées dans ce tissu conjonctif. L'aspect, en ces points, est celui d’un véritable épithélioma diffus, avec évolution graisseuse des cellules. La paroi se rapproche, en cet endroit, à mesure qu'on se rapproche de la périphérie, de celle da stroma ovarien normal et l’on distingue, très près de la surface, un grand nombre d’ovules petits, sous couche granuleuse bien développée. Sur une coupe, on trouve même un ovisac en voie de maturité, ayant en son centre l'ovule entouré par des cellules de la granuleuse. Ainsi done, l'ovaire si dégénéré, en apparence, a conservé en certains points sa structure normale.
O7 % s OBs. XVII. — EckarDT. — Zeitschrift für Gebursthilfe und gynækologie. —
Kyste dermoide el endothélioma de l'ovaire gauche. — Noyaux secondaires dans l'ovaire droit.
. Femme de 46 ans. Tumeur solide de l'ovaire gauche de la grosseur d’une
tête d’adulte. Utérus ayant la grosseur qu’il a dans une grossesse de 3 mois.
Opération. — La tumeur, non adhérente, avec un prolongement dans le bassin, est enlevée en totalité après ligature du pédiculé.
L’utérus étant le siège de myomes est enlevé ainsi que l’ovaire droit. Les suites de l'opération furent mauvaises. Élévation de température ; vomissements et collapsus pendant trois jours. Mort le quatrième jour. Dans l'abdomen pas de signes de péritonite, mais injection de la séreuse du duodénum on trouve quelques caillots sanguins, gros comme le poing d’un enfant,en quantité insuffisante pour expliquer la mort qui doit être attribuée à une dégénérescence du muscle cardiaque.
Description de la tumeur. — Tumeur ovarienne gauche dont la plus grande circonférence égale 70 centimètres, la plus petite perpendiculaire à la première 33 millimètres, poids 4,200 grammes. La surface nous montre un certain nombre de bosselures ; en deux points diamétralement opposés se trouvent deux grosses élevures dont l’une a le volume du poing d’un enfant de deux ans et se montre à la coupe comme un kyste dermoïde typique, à son extérieur matière caséeuse, longs cheveux blonds et une dent bien formée. Ce kyste est séparé du reste de la tumeur par une cloison épaisse et spongieuse de tissu connectif, l’autre élevure se montre à la loupe comme une masse opaque grise ,de la consistance du cerveau.
La plus grande partie de la tumeur se compose d'un tissu crevassé, feuilleté par endroits et parsemé d’un certain nombre de cavités kystiques - plus ou moins grosses, dont les mailles se montrent sous la forme de trabécules de couleur rouge brun sale. Les cavités kystiques en question qui sont à la périphérie sont encore remplies de sang.
L'examen microscopique montre qu'il s’agit dans ce cas d’un sarco- ‘endothéliome greffé sur un kyste dermoïde de l'ovaire ayant et pour point de départ les vaisseaux nourriciers de ce kyste.
L'ovaire droit qui, macroscopiquement, ne paraissait pas malade, présente à l'examen microscopique de petits noyaux secondaires possédant une structure identique à celle de la tumeur principale.
O8s. XVIII. — Registre du laboratoire d'anatomie pathologique de la Faculté de médecine de Lyon, mai 1888.
Examen microscopique de la paroi d’un kysté dermoide opéré par M. le Pr Fochier. L'opération avait été pénible à cause d’adhérences solides et nombreuses.
EX pe ue
Guérison opératoire; récidive et mort par généralisation. Parois du kyste dermoïde, infiltrées par un épithélioma corné très caractéristique ; deux caractères témoignent d’une bénignité relative, ce sont le caractère adulte des cellules et d'autre part le caractère allongé en bâtonnets des noyaux qui révèle un stade d'évolution déjà avancé. Pas d'éléments suppuratifs.
OBs. XIX. — KREBsIG. — Virchow Archiv, volume 75, 1882.
Krebsig rapporte en quelques mots le cas d’un kyste dermoïde ayant subi une dégénérescence maligne qu’il a opéré le 29 mai 1881.
Jusqu'ici l’état de la patiente est bon. Cependant, au commencement de décembre, on trouve à l'examen des noyaux suspects dans le tissu conjonctif siégeant entre la vessie et l’utérus.
OBs. XX. — CHavannaz. — Société d’obstétrique, de gynécologie et de pœdiatrie de Bordeaux, 1897. — Dégénérescence épithéliomateuse d'un kyste dermoïde de l'ovaire. ;
Femme de 56 ans, qui depuis 2 ans présentait des pertes aqueuses légèrement rosées et qui depuis la même époque souffrait de rétention d'urine et d'accès d'obstruction intestinale.
La tumeur est formée d’une vaste poche dans l’intérieur de laquelle se trouve une masse du volume d’une petite mandarine, formée de poils fins entremêélés et détachés de la peau.
Cette poche a des parois d'épaisseur extrêmement inégale, minces en avant ; elles atteignent en bas et en arrière une épaisseur de 3 centimètres et demi. En ce point la tumeur forme une masse du volume d’un gros poing d’adulte.
Le liquide kystique est verdâtre : son aspect est celui du pus.
Les coupes pratiquées mon ton que la paroi est formée d’une couche conjonctive surmontée d’un épithélium pavimenteux stratifié.
Par places, cet épithélium a proliféré et on peut le voir se continuer avec des bourgeons épithéliaux qui pénètrent dans l'épaisseur de la paroi conjonctive et donnent la structure typique de l’épithélioma pavimenteux tubulé.
IT. — Dégénérescence carcinomateuse proprement dite.
Se XXL. — TaumimM. — Arch. f. Gynäkl, t. IT, 3. — Dégénérescence carcinomateuse d'un kyste der ae de l'ovaire.
Femme âgée de 65 ans, entrée à la clinique du Pr L. Landeau, à Berlin,
pq
On avait déjà constaté chez elle, dix-neuf années auparavant, l'existence d’une tumeur abdominale. Trois ans plus tard la malade fut prise de symptômes de péritonite. On diagnostiqua à cette époque un fibro- -myome utérin. À partir de ce moment la tumeur commenca à s’accroitre peu à peu sans donner lieu toutefois à des phénomènes alarmants ; mais au cours de la dernière année survinrent de violentes douleurs abdominales accompagnées d’un amaigrissement notable. Lors de son entrée à la clinique, l'état de la patiente était le suivant: Rs
Son ventre faisait une saillie ‘éonsidérable causée par un néoplasme du volume d’une tête d’adulte, à surface lisse et de consistance dure. Le toucher vaginal montrait que la matrice était repoussée en avant par la tumeur. Cette dernière paraissait immobile, ce qui fit supposer qu'il existait des adhérences étendues entre le néoplasme, la paroi abdominale et l'intestin. Une palpation minutieuse de la tumeur permit de constater, en outre, qu'elle offrait du côté gauche une partie bosselée et particulièrement dure.
Une ponction exploratrice révéla qu'il s'agissait d’un kyste dermoïde. Au cours de l'opération, pratiquée par M. Landeau, on reconnut que la tumeur avait effectivement contracté des adhérences avec la paroi abdominale ainsi qu'avec l’épiploon et l'intestin. L'opérateur réussit cependant à isoler le néoplasme dans toute son étendue, sauf dans la partie située à gauche, où il présentait la dureté dont nous avons parlé et des adhérences intimes avec . la paroi de l'abdomen.
L'examen histologique d’un fragment de la tumeur prélevé à ce niveau ayant prouvé que l'on avait affaire à un cancroïde, M. Landeau, après avoir extirpé en totalité le kyste dermoïde, réséqua la portion abdominale qui adhérait à la néoplasie, puis ferma la plaie qui en résultait au moyen de sutures au fil d'argent.
Les suites opératoires furent des plus simples et la malade Ho quitter la clinique vingt-quatre jours après l'intervention.
La paroi kystique présentait deux plaques de dégénérescence cancéreuse, dont l’une avait 13 centimètres de diamètre, tandis que l’autre occupant le pôle opposé du kyste ne mesurait que 2 à 3 centimètres. Le tissu dont elles étaient formées offrait au microscope l'aspect typique du cancroïde.
Quatre mois après l’opération, il se produisit une récidive intra-abdominale du côté droit, à laquelle la malade succomba deux mois plus tard
sans nouvelle intervention. ,
OBs. XXII. — Wan. — Petersburger Med. Wochenschrift, 1883. — Carcinome greffé sur un kyste dermoïde.
Femme de 26 ans. Tumeur remontant jusqu'à l’ombillic, découverte il\y a un an. Ovariotomie. Adhérences de la tumeur bosselée avec l’épiploon et