FR - VIT
nr %
La End É
s AU De
a SO
dans Ja vessie, les urines contiennent toujours des produits dermoïdes qui permettent de faire le diagnostic. Dans le cas que nous avons abservé à la clinique de M. le professeur Poncet, d'abondantes hémorragies intra-vésicales avaient permis, a priori, de soupçonner la dégénérescence du kyste dermoïde primitif. Cette hypothèse n'a pas été confirmée par l'examen histologique de Ia tumeur observée.
Les deux mécanismes que nous venons de rappeler : ouverture intra-vésicale par distension progressive, ouverture par envahissement néoplasique, n'ont été observés que dans un très petit nombre de cas et doivent être considérés comme absolument exceptionnels. Ce sontlà des curiosités anatomo-pathologiques plutôt que des réalités cliniques. L'ouverture intra-vésicale des kystes dermoides de l'ovaire se produit le plus souvent par le mécanisme de la suppuration de ces derniers. La suppuration des kystes dermoïdes de l'ovaire a élé bien étudiée dans toute une série de travaux que l'on trouvera résumés dans la thèse récente d’Alexandra Goruschine (1903), inspirée par M. le professeur Jaboulay. Si nous étudions cette suppuration, tout d'abord exclusivement au point de vue anatomique, nous voyons qu'elle détermine en premier lieu la soudure intime du kyste avec les organes voisins. Cette soudure est la conséquence de la formation d'adhérences multiples et très vasculaires, qui constituent le premier stade et la condition essentielle de l'ouverture du kyste dans les organes voisins. Sur 19 cas que Goruschine a pu rassembler, 10 fois les adhérences s'étaient produites avec l'intestin et la vessie. À la suite de cette formation d’adhérences, les processus inflam-
M rs
matoires peuvent se propager aux organes voisins et les abcès nés au sein du kyste dermoïde, s'ouvrir à l'intérieur de leur cavité.
C'est donc la suppuration des kystes dermoïdes qui constitue la condition essentielle de leur ouverture dans la vessie. Or, cette suppuration est une de leurs complications les plus fréquentes. Si l’on envisage les diverses variétés de kystes ovariens, on constate, ainsi que l'a établi Lejars, que « la suppuration, quel qu'en soit le mécanisme, semble trouver dans les kystes dermoïdes de l'ovaire, un terrain plus favorable et s’y développer plus souvent que dans les autres kystes ovariens. Sur 24 kystes suppurés de celte nature, on a trouvé 14 cysto-épithéliomes, 1 kyste tubo-ovarien, 1 kyste paraovarien, 8 kystes dermoïdes, ce qui constitue pour les kystes dermoïdes une proportion de suppuration de 33 p. 100, alors que leur degré de fréquence générale, par rapport aux autres kystes, ne serait, d’après Olshausen, que de 3,5 p. 100. » Pour Delbet, les kystes dermoïdes de l’ovaire suppureraient aussi d’une facon plus fréquente que les kystes mucoïdes ; « les kystes dermoïdes sont en connexion intime avec le tissu cellulaire pelvien, et leur inflammation reconnaît souvent pour cause celle-là même qui préside au développement des abcès pelviens, il est du reste impossible d'indiquer, d’une manière générale, la fréquence de la suppuration des kystes dermoïdes, car on à souvent confondu les kvstes dermoiïdes de l'ovaire suppurés avec des abcès. »
L'infection des kystes dermoïdes est donc l'origine la plus fréquente de leurs migrations anormales et, par conséquent, de leur ouverture dans la vessie. Cette OpI-
Se dE ELA) GR
Fe