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Ces procédés consisteront dans l'exploration méthodique de la cavité vésicale. Il y a une dizaine d'années — au moment de la thèse de Roy — le seul procédé alors en usage courant était le toucher intra-vésical. « Seul ce mode d'examen, dit Roy, pratiqué sous anesthésie après dilatation urétrale, permet d'éliminer une affection vésicale et de faire reconnaître l'orifice par lequel s'est ouvert le kyste dans la vessie, ainsi que de placer en dehors de cette cavité le point de départ du mal. Cet examen peut être pratiqué avec méthode; il doit être combiné tour à tour avec la palpation abdominale et le toucher vaginal. S'agit-il d’une tumeur volumineuse, la pression sur celle-ci, à travers la paroi abdominale du vagin, fait sour- dre par la sonde introduite dans la vessie, du pus et des produits dermoïdes. L'introduction du doigt dans la poche kystique peut être faite dans ce même but et parfaire le diagnostic. » |
La dilatation digitale du col et le toucher intra-vésical est incontestablement un bon procédé, susceptible de parfaire un diagnostic hésitant. Etant donné que dans ces conditions on a le plus souvent été obligé de faire la dilatation pour permettre l'extraction d’un calcul, le toucher échappe alors à l'objection que l’on pourrait lui faire d'entraîner parfois l’incontinence, en raison de la dilatation nécessaire. Ce procédé mérite donc d'être employé, mais, à l'heure actuelle, nous avons à notre disposition une méthode beaucoup plus sûre, c'est lacysloscopie. En raison de la cystite intense, de la présence de calculs et de la susceptibilité particulière de la vessie en semblable circonstance, la cystoscopie par l'appareil à prismes est des plus difficile à pratiquer. La mé-
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thode qui est indiquée est celle de la cystoscopie à vision directe, au moyen de l'appareil de Luys ou de tout autre instrument de même nature.
Dans notre observation personnelle (XXV), cette cystoscopie directe était particulièrement indiquée, car la vessie était encombrée par une quantité considérable de caillots. M. Sargnon a examiné l'intérieur de cette dernière au moyen de son cystoscope à vision directe, et il a pu affirmer la présence d'un orifice et préciser le siège de ce dernier au niveau du sommet du dôme vésical et un peu à gauche de la ligne médiane. Il a enfin pu affirmer que l'hémorragie observée n'était pas due à la présence d'une tumeur intra-vésicale.
La cystoscopie à vision directe est donc susceptible, cet exemple le prouve bien, de rendre en pareille occurrence, les plus grands services.
Y a-t-il lieu de chercher à établir un diagnostic différentiel entre les kystes dermoïdes de l'ovaire ouvert dans la vessie, et les autres variétés de kystes dermoïdes du petit bassin, susceptibles d'une semblable migration. Nous ne le croyons pas, car aucun élément certain ne permet de poser, en semblable circonstance, des conclusions fermes.