SAS
faite pour extirper la tumeur el non pour opérer une occlusion intestinale.
Quelque exceptionnels que soient ces faits, ils prouvent que le diagnostic de kyste para-intéstinal — nous ne disons pas de kyste entéroïdée — peut être porté même en l'absence de complication.
Le plus souvent on sent une tumeur dure, mobile, très mobile même parfois, peu volumineuse et généralement grosse comme un œuf ou une orange. Îl est fréquent toutefois, et ce fait est bien connu en pathologie abdominale, que la tumeur soit considérée cliniquement comme plus volumineuse qu'elle ne l’est en réalité. Quoi qu’il en soit, dans les cas de Terrier et Lecène, de Colmers, la tumeur lut nettement sentie à la palpation ; dans celui de Spréngel on. sentit vaguement une tumeur peu nette; dañs celui de V. Dusch, on put sentir plusieurs tumeurs isolées.
Ceci montre que la constatation clinique d'une tümeur abdominale n'est rien moins que fréquente, on peut même dire qu'elle est l'exception. D'ailleurs dans la plupaït des cas — el ils sont nombreux — où é’est äu moment d'une crise d'occlusion intestinale qu'on a été améënñé à faire l'examen de l'abdomen, aucune tumeur nette n'a été sentie (1).
La ponclion, avons -nous dit, a été pratiquée dans déux cas: von Dusch a retiré un liquide jaunâlre, louche, coiitenant de la graisse el de la cholestérine ; Rimibach à vidé un gros kyste dont le contenu, sanguinolent, renfermait des flocons fibrineux et de la cholestérine. 11 ne semble pas
(1) Nous ne parlons pas ici des kystes volumineux du nouveau-né qui constituent des exceptions et sur lesquelles nous reviendrons.
que les auteurs se soient appuyés sur ces signes pour faire le diagnostic de la nature du kyste,
FORMES CLINIQUES.—1°Kystes juxta-ombilicaux.— Ils sont relativement rares puisqu'on n’en connait que quatre observations indiscutables ; et l’on conçoit que les signes n’aient dans ce cas rien de bien différent de ceux de bon nombre de tumeurs de la paroi abdominale développés dans le voisinage de l’ombilic.
Toutefois ces cas ont un caractère commun bien net, qui résulte de leur situation même : 4 l'inverse des kystes juxtaintestinaux, ils ne déterminent pas d'occlusion intestinale.
En effet, dans l’observation de Colmers, dont nous avons déjà parlé, il s'agissait purement et simplement d’une tumeur abdominale accompagnée de troubles fonctionnels peu marqués : il en était de même dans celle de Schaad : dans celle de Wyss, il s’agit d’une trouvaille d'autopsie; enfin chez le malade de Roser qui présentait seulement les signes d’une tumeur, on pensa cliniquement à un kyste de l’'ouraque : le diagnostic était d’ailleurs en grande partie justilié par le siège et les dimensions de la tumeur.
Les kystes juxta-ombilicaux doivent donc être isolés au point de vue clinique des kystes juxta-intestinaux puisqu'ils donnent lieu à des symptômes très différents et sont d'un
pronostic beaucoup moins sévère.
2° Kystes intestinaux chez le nouveau-né. — Dans quelques cas exceptionnels, c'est au moment même
de l'accouchement que le kyste révèle sa présence et
RAA
l'on a même vu un kyste volumineux causer par son volume la dystocie et la mort du fœtus, tout comme une hydronéphrose congénitale où un rein polykystique. Il s’agit là d'une véritable curiosité chnique.
Le plus souvent c’est au bout de quelques jours que le kyste révèle sa présence. L'observation que nous tenons de M. Broca en est un exemple typique : un enfant de six jours, né à lerme aprés accouchement normal, a rendu son méconium Je deuxième jour. Les premières létées ont été normales, il n’a pas eu de vomissements: le troisième et le quatrième jour il a eu deux selles ne présentant rien de particulier. Dans la nuit du quatrième au cinquième Jour, après une tétée, il a commencé à vomir puis les vomissements sont devenus continuels et bientôt ils ont pris l'aspect fécaloïde ; les selles se suppriment et plusieurs lavements sont donnés sans résullats.
L'enfant est alors amené à l'hôpital et M. Broca trouve le ventre ballonné, météorisé, sillonné de grosses veines ; l’examen sous le chloroforme montre qu’il existe dans la fosse iliaque droite une résistance et une tuméfaction manifeste. « Etait-ce une tumeur proprement dite, un volvulus, une masse d'anses agglutinées par péritonite autour du cæœcum et de l’appendice ? » M. Broca ne put se faire une idée nette sur la nature de cette tuméfaction, mais l’occlusion intestinale aiguë étant évidente, il opéra sur le champ, par une incision latérale droite, et il tomba sur un kyste entéroïde, compliqué de volvulus et de perforation intestinale.
La plupart des autres observations sont calquées sur celle-ci : c’est donc qu’il s’agit d'enfants de 2, 3, 4, 6, 10
re.