ET LE
facile à comprendre : il ne diffère pas de la plupart des cas de volvulus liés à des tumeurs para-intestinales où à des corps étrangers.
30 Parfois il s'agit de coudure de l'intestin (Rimbach, Hendee. Kulenkampl, soit sur le pédicule du kyste, soit sur le kyste lui-même. soit par suite du poids du kyste. |
4° Enfin dans le cas de Sprengel. il y avait #7vagination intestinale causée par un petit kyste sous-séreux situé au niveau de la valvule iléo-cœcale et proéminant dans l'intestin.
Quoi qu’il en soit de ces divers mécanismes. l’occlusion intestinale domine lhistoire des kystes entéroïdes : cette occlusion intestinale entraine elle-même parfois la péritoñnile, Soil par propagation soit par perforation (Broca). Rappelons que dans le cas de Puschmann, il y avait à la fois perforation de l'intestin et perforation du kyste.
Une autre complication d'ordre mécanique qui doit être placée à côté de l’ocelusion intestinale est la forsion du pédicule du kyste (Roth), qui parfois peut donner naissance
à des symptômes douloureux aigus.
AUTRES COMPLICATIONS. — Mentionnons, à titre de curiosité, les deux fails observés par Quensel: dans lun il existait une tuberculose intestinale, el en même temps une tuberculose de la muqueuse du kyste, fait Sur lequel nous avons déjà attiré l'attention. Dans l’autre, il y avait coexistence de sarcome fuso-cellulaire et de kyste entéroïde : ce fait doit-il être interprété comme un sarcome développé aux dépens du kyste Lui-méme ?
ÉQ t QU
Le fait ne laisserait pas d’avoir une certaine importance au point de vue du développement bien connu des tumeurs malignes dans les tissus atteints de malformations congénitales ou d'arrêt de développement (épithélioma séminilère du testicule ectopié à l’aine par exemple). Malheureusement l'observation ne permet pas d'aflirmer ce dernier point, car il s'agissait de deux tumeurs juxtaposées plutôt que d’une tumeur développée dans la paroi kystique à proprement parler.
L'éventualité d'une évolution maligne de la paroi Kkystique à été signalée par Anderson, Terrier et Lecène.
Diagnostic. — La description que nous avons faite des symplômes et de leur valeur séméiologique montre suffisamment que le diagnostic des kystes entéroïdes esl très difficile, pour ne pas dire impossible. Et, de fait, dans aucun (les cas publiés jusqu'ici, le diagnostic n’a été fait. Voici d’ailleurs quelques diagnostics qui avaient élé portés avant l'intervention :
Pérityphlite : 2 fois.
Péritonite tuberculeuse : 1 fois.
Hydronéphrose : 1 fois.
Appendicite dans un sac herniaire : 1 fois.
Kyste de l'ovaire : 1 lois.
Kyste de l’ouraque : 1 fois.
Kyste mésentérique : 1 fais.
Ce dernier diagnostic est de tous celui qui approchait le plus de la vérité. Dans la plupart des cas d'ailleurs. on se contente, et avec raisofi, de faire le diagnostic d'occlusion
AR
intestinale, les autres suppositions étant purement gratuites le plus souvent.
Malgré cette quasi impossibilité de faire le diagnostic des kystes entéroïdes, nous voudrions pourtant signaler deux faits importants.
Le premier, c'est que la ponction a dans deux cas, donné issue à un liquide contenant en suspension de la graisse et de la cholestérine : nous ne voulons pas prétendre que ce liquide soit caractéristique, mais nous croyons toutefois que, en pareil cas, on pourrait, étant donnés les signes physiques d'une part, les résultats de la ponction d'autre part, songer à la possibilité d'un kyste juxta-intestinal.
Le second concerne le diagnostic de l’entérokystome chez le nouveau-né, ou, plus exactement, le diagnostic de la cause d’une occlusion intestinale chez le nouveau-né. Toutes les observations concernant des nouveau-nés, et que l’on trouvera réunies à la lin de ce travail, concordent remarquablement ensemble, et elles sont assez nombreuses, semble-t-il, pour qu'on doive, en face d’une occlusion intestinale survenant dans les premiers jours, songer à la possibilité d’une occlusion par diverticule de Meckel où par kyste entéroïde.
I ne faut pas oublier non plus qu'il existe d’autres causes de vomissements incoercibles et d'occlusion du tube digestif chez le nouveau-né: et particulièrement nous signalerons la s/énose pylorique congénitale, bien connue depuis quelques années et dont la fréquence relative est maintenant admise par lous les pédiatres.