‹ Des kystes hydatiques du corps thyroïde: et de leur traitement par l'extirpation totaleChapitre 23 sur 29 · LENS · texte numérisé non relu

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tôme; il rappelle les travaux d’Achard (1) sur l'intoxication hydatique, qui établissent que l’urticaire est le résultat d’une intoxication produite par les ptomaïnes du liquide hydatique répandu dans les tissus. Vitrac fait remarquer également que Îles cas qu'il a observés constituent une rare exception à la règle ; en effet, ordinairement, d’après Achard, une première intoxication hydatique vaccine le sujet, de sorte que l'urticaire ne récidive pas.

Pour intéressant que soit ce symptôme, il n'en a pourtant que peu de valeur pratique, parce que son existence est exceptionnelle. L'observation de Vitrac est la seule ou il soit signalé.

E) Marche et complications. — La marche de l'affection est lente et continue. Nous avons vu, chez la malade de M. Jaboulay, la tumeur s’accroitre rapidement après un accouchement. Beaucoup de malades ont le cou gros depuis leur enfance. Vitrac signale, dans le cas qu'il a observé, les alternatives d'augmentation et de diminution de la tumeur, celleci se vidant en partie dans le tissu cellulaire. Il donne même ce symptôme comme pathognomonique; les ruptures successives pourraient, peut-être, suivant lui, amener la guérison spontanée; ce n’est là, d'ailleurs, qu'une hypothèse, car, dans aucun des cas observés jusqu'ici, la maladie n'a guéri spontanément.

(1) AcmarD. — Archives générales de Médecine, 1888, t.Il.

Nous classerons de la façon suivante les complications des kystes hydatiques thyroïdiens :

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