‹ Des Kystes Hydatiques Primitifs de la PlèvreChapitre 7 sur 13 · LA LA C · texte numérisé non relu

LA LA C

Symmptomatologie.

Il nous semble superflu, dans une étude portant sur une affection aussi rare que les kystes hydatiques primitifs de la plèvre, de passer en revue tous les symptômes possibles des épanchements intra-pleuraux, et de constater leur existence dans les cas de kystes hydatiques : ce qu’il faut, c’est trouver des signes différentiels capables à l'occasion de frapper le clinicien, et de lui faire, dans un cas donné, soupçonner laffection qui nous occupent.

Ces symptômes semblent bien réellement exister, et nous les retrouvons dans toutes les observations un peu complètement prises : ils sont au nombre de deux :

1° L'apparition et la gravité croissante de crises de dyspnée qui dans les cas où le chirurgien n'intervient pas finissent par emporter le malade. Voici quelques exemples de cette terminaison fatale.

Garzarr. — Kystes hydatiques de la plèvre droite, dégénérescence particulière des ganglions péri-hépatiques. Union médicale, 1863, p. 379.

Buot J..., 49 ans, commissionnaire, fut recu il y a quinze ans, à l'hôpital Sainte-Marguerite, dans le service de Valleix : il éprouvait, dit-il, une douleur dans le côté droit de la poitrine et fut traité pour une pleurésie ; il resta environ deux mois à l’hôpital et se trouva suffisamment bien rétabli pour demander sa sortie. Il reprit son travail pendant environ trois ou quatre mois ; mais voyant ses forces diminuer chaque jour, il entra à la Cha-

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rilé dans le service de M. Andral. On diagnostiqua une pleurésie et on proposa une thoracentèse qu’il refusa obstinément ; on pratiqua alors quelques incisions sanguines. Le malade sortit de la Charité, et reprit encore une fois son travail. Après un temps plus ou moins long, dont il ne peut préciser la durée, il entra à l'hôpital Bon-Secours : il a oublié dans quel service, celui de M. Behier à ce qu'il croit. Enfin, ayant encore demandé sa sortie, il fut admis à l’hospice des Incurables en 1858 le 2 novembre, et au mois de juillet 1862, il entrait à l’infirmerie, où il présenta l'état suivant qui ne subit que d’insignifiantes variations jusqu'au 1°" janvier 1863.

Etat cachectique prononcé : coloration jaunâtre des téguments, rappelant tout à fait celle que détermine la cachexie cancéreuse, décoloration marquée des muqueuses. Grande faiblesse, le malade ne quitte pas.le lit. Peu d’appétit. Langue humide et non saburrale. Peau bonne. Pas de fièvre. Toux fréquente, revenant par quintes, et suivie d’une expectoration muco-purulente. Légère dyspnée. Pas de diarrhée. Jamais d’hémoplysies.

La poitrine présente une légère dilatation du côté droit, les . espaces intercostaux sont marqués comme à gauche, mais l’ensemble de la poitrine est plus globuleux.

A la percussion, on constate une matité absolue dans toute la hauteur de la poitrine en arrière à droite, même dans la fosse sus-épineuse.

En avant, malité absolue remontant jusqu'à deux ou trois travers de doigt au-dessous de la clavicule ; dans cet espace, sonorité exagérée (bruit de Skoda). La matité se continue sur les côtés avec celle de la région postérieure, et en bas avec celle due à la présence du foie, qui déborde les fausses côles de 4 ou 5 travers de doigt et ne présente aucune saillie à sa surface. De ce côté de la poitrine, les vibrations thoraciques sont complètement abolies.

Du côté gauche, sonorité et vibrations thoraciques normales, et même un peu augmentées. Le cœur occupe sa place normale.

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A l’auscultation, à droite : dans les points mats, le murmure respiratoire ne s'entend pas, si ce n’est dans la fosse sous-épineuse où l’on percoit un très léger souffle, nullement semblable à celui de la pleurésie. Dans les points sonores, c’est-à-dire dans la fosse sous-claviculaire, respiration soufflante avec quelques craquements. La voix est retentissante dans les points où ilya du souffle, mais dans le reste de la poitrine, on n'entend plus ce retentissement, qui du reste s’est nullement œgophonique.

On ne constate à gauche que l’exagération du murmure respiratoire. Les battements du cœur sont réguliers, ses bruits normaux ; mais ils se percoivent assez loin du côté droit. L’oreille placée vers le bord postérieur de l’aisselle les entend fort distinctement.

Le malade s’affaiblit de plus en plus, la respiration devient de plus en plus embarrassée et le 16 janvier, on constate l’état suivant: pas de changement dans le côté droit de la poitrine, mais battements cardiaques, bruit de souffle au premier temps se prolongeant dans les vaisseaux: il n'existait pas antérieurement et présente un timbre plus rude que celui dû à l’anémie. Pouls à 19, 16, petit, irrégulier, dépressible. Inappétence. Pas de fièvre. Dyspnée très intense, Langue humide. La toux a presque tout a fail cessé.

19 janvier. Il est survenu de l’aphonie. Somnolence persistante. Matité à l’épigastre s'étendant jusqu’à la région précordiale. Le foie ne déborde plus les fausses côtes que de deux travers de doigt environ. Pouls moins irrégulier, un peu plus lent. Faiblesse croissante.

On ne constate plus de changement notable jusqu’au 25 janvier, jour de la mort du malade qui s'éteint sans agonie ; le traitement avait consisté en révulsifs cutanés, calmants et toniques à l’intérieur.

A l’autopsie, après ouverture de la poitrine, on trouve à droite une surface grisätre, dépressible, et formée par la plèvre considérablement épaissie (presque un demi-centimètre) ; on énuclée assez facilement celte poche el on constate qu’elle est formée

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