Neisser, Die Echinococcenkrarikheit, (Broch
gauche et de là dans la circulation générale. C'est de cette façon que, par l'intermédiaire des artères coronaires, se développent les kystes hydatiques du cœur; par celui des autres branches de l'aorte, les kystes du cerveau, des muscles striés, de la rate, du pancréas et finalement du rein.
La voie qu'ont à parcourir les échinocoques pour arriver au pancréas est donc fort longue : aussi s'arrêtent-ils le plus souvent en chemin. C'est là l'explication qui me semble la plus rationnelle pour expliquer la rareté des kystes pancréatiques.
Les seuls faits signalés dans la science appartiennent à Chambon deMontaux, qui, d'après Bécourt (loc. cit.), rencontra un kyste de ce genre à l'autopsie d'une femme morte d'une fièvre lente; à Portai (ibid.), qui en trouva, au cours d'une autopsie également, à l'extérieur du pancréas, sous une fausse membrane qui le recouvrait.
Masseron (Kystes hydatiques multiples de l'abdomen, th. de Paris, 1881) ajoute à ces deux faits, trois observations empruntées à Titrner et Hunier ; ces deux auteurs ont trouvé chacun un kyste hydatique adhérant au pancréas; Meissner en aurait vu un dans le pancréas même.
Enfin, j'ai trouvé dans la première observation de Engel (cité par Ktlhnast), la relation d'une autopsie où l'on découvrit dans le tissu cellulaire interlobaire, un amas de vésicules (6 à 8), rondes, de l'aspect d'une mûre, contenant une sérosité transparente et renfermées dans une poche de la grandeur d'une noisette. Il y avait des kystes analogues dans le cerveau, les reins et d'autres organes. L'auteur qui rapporte cette observation , émet l'opinion qu'il s'agissait peut-être d'hydatides.