‹ Des kystes pancréatiques [electronic resource]Chapitre 16 sur 34 · Voy. Lyon médical, 1890, n03 7 et · texte numérisé non relu

Voy. Lyon médical, 1890, n03 7 et

Lorsque la glande se trouve détruite, soit par le fait d'une maladie, soit par la main de l'opérateur, le sucre de l'économie contenu dans les différents organes ou amené par la nourriture n'est plus brûlé et passe en entier dans le sang et de là dans les urines. Le diabète se trouve ainsi constitué.

Le docteur E. Hédon (de Montpellier), de son côté, vient de communiquer tout dernièrement à la Société de biologie (séance du 25 octobre 1890) les résultats d'une série d'expériences analogues à celles des auteurs précédents. 11 a réussi à obtenir une longue survie après l'extirpation du pancréas, à l'aide de la méthode suivante': Il fait une opération préliminaire, consistant en une injection de paraffine fondue dans le conduit pancréatique, mis à nu près de son embouchure dans le duodénum (méthode de MM. Bernard et Schriff pour détruire le pancréas). Au bout de huit jours, il extirpe le pancréas en totalité; la glande est très réduite de volume et très indurée. Les animaux supportent alors fort bien les lésions graves nécessitées par l'opération et survivent, tandis que dans l'ablation pure et simple du pancréas, ils succombent pour la plupart au bout de deux à trois jours.

D'autre part, cet auteur a observé, conformément aux expériences de MM. von Mering et Minkowski, qu'il suffit délaisser dans l'abdomen un fragment minime de la glande pour que le sucre n'apparaisse pas dans l'urine. II paraît donc démontré | que le diabète ne se produit pas quand on supprime simplement le pancréas au point de vue digestif (ligature des canaux, injection de paraffine dans la glande, ou mieux encore ablation de la tête du pancréas seulement).

Tous ces faits ont une importance très grande au point de vue pratique. Nous verrons plus loin les déductions qu'on en peut tirer relativement au traitement chirurgical des kystes.

Les processus atrophiques du côLé de la glande entraînent des résultats analogues à ceux de l'extirpation totale. Mais il faut que l'atrophie soit complète; or, il s'en faut de beaucoup que la glande disparaisse en totalité, c'est ce qui explique la rareté du diabète dans les cas de kystes pancréatiques. Outre

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