‹ Des Lésions Buccales de l'HydroaChapitre 8 sur 13 · RO · texte numérisé non relu

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reconnu, soupçonné tout au moins, par les trois caractères que voici : |

1° Il est plus rouge, plus inflammatoire d'aspect que ne l’est jamais la plaque muqueuse. Il offre une teinte animée, presque dénonciatrice. Il est positivement trop rouge pour être confondu avec une syphilide. Mais cet aspect inflammatoire n’a qu’un temps ; il s’atténue en quelques jours, au delà desquels la

plaque hydroïque n'est plus que rouge à la façon de toutes érosion. Ce n'est donc là qu'un signe éphémère. | 2° De même, quand ïl est encore jeune, il peut offrir, à sa circonférence, une colleretle ou quelques débris de collerelte pseudo-membraneuse. Cette collerette est formée par des fragments non encore détachés de l’exfoliation épithéliale constitutive de la vésiculation hydroïque. Si minime soit-elle, cette frange membraneuse qui encadre l'érosion, ellen’en n’est pas moins significative ; car elle atteste un ‘ processus vésiculeux antérieur, lequel est une étape nécessaire à l'évolution hydroïque, tandis que la plaque muqueuse n'offre rien de semblable.

3 Il n’est pas impossible non plus qu'à une période jeune de la maladie, on rencontre dans la bouche, à côté d’érosion hydroïque,d’autres éléments hydroïques à l’état de vésiculation naissante avec épithélium encore distendu par un exsudat séreux ; ou bien à l’état de vésiculation fanée, avec épithélium affaissé sur le derme muqueux, à la façon dont l’épiderme s’affaisse sur un vésicatoire dont la phlyc-

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- tène vientd’être crevée ; les éléments hydroïques, facilement reconnaissables,servent alors de témoins pour attester la qualité hydroïque des érosions voisines.

Mais, dans une étape ultérieure, c'est-à-direlorsque les lésions datent d'un huitaine environ, il n’est plus à compter sur les signes que nous venons de dire. L'objectivité n’a plus rien à offrir de spécial et le diagnostic doit se faire alors sur d’autres bases. :

Comment ?

Deux ordres de cas sont possibles : |

1° Dans le premier, l’énanthème buccal coïncide avec un cxanthème hydroïque, Alors, nul embarras. Deux éruptions contemporaines se sont produites: l’une sur la bouche et l’autre sur la peau; il est logique de les rapporter l’une et l'autre à une même origine (réserve faite pour l'hypothèse rigoureusement admissible mais plus qu’invraisemblable, d’une coïncidence morbide sur la possibilité de laquelle on sera d’ailleurs rapidement fixé par l’examen du malade au point de vue spécifique).

» Dans le second cas, beaucoup plus rare, il existe un énanthème buccal sans éruption cutanée. Et alors, en l'absence de toute donnée sémiologique fournie par l’objectivité des lésions, le diagnostic repose tout entier sur la considération de savoir si le malade est ou n’est pas syphililique.

S’il est syphilitique à une période où les éruptions secondaires soient possibles, rien de plus logique que de rapporter à la syphilis les lésions buccaies.

Au contraire, s’il n’est pas syphilitique, il y a tout

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