‹ Des lésions traumatiques de l'encéphaleChapitre 11 sur 16 · Même état, persistance du hoquet · texte numérisé non relu

Même état, persistance du hoquet

30. — Pas de hoquet, mais persistance complète des autres symptômes ; affaiblissement complet.

La religieuse nous dit que le malade a paru reprendre un moment connaissance hier; il a tendu la main à sa femme.

\ er mai. — Mort .

A Yautop&ie , on a trouvé un abcès situé dans le lobe antérieur de l’hémisphère droit, par conséquent du côté opposé à la plaie extérieure et au point trépané. Pu reste en voici le résultat :

La boite crânienne ne paraît aucunement altérée; on n’y voit autre chose que ce qui était apparent lors de l’opération.

La voûte du crâne enlevée, les membranes étaient parfaitement intactes, si ce n’est au niveau de la couronne de trépan. Dans ce point en particulier, la dure-mère était noirâtre et paraissait menacée de gangrène et attaquée profondément. Ce n était pas une simple tache produite par le contact du sang.

La dure-mère est incisée; avant d’enlever le cerveau, sur les deux hémisphères antérieurs, au point où ils sont accolés et séparés par la faux du cerveau, au niveau du point où a été appliquée la couronne de trépan, on voit une dépression circulaire, avec aplatissement des circonvolutions, empiétant également sur chaque côté. J’étais tellement persuadé de l’existence d’un foyer liquide, que j’enfonçai un bistouri dans le cerveau, sur le côté qui correspondait à l’opération : il ne sortit rien; j’enlevai alors le cerveau, et bientôt mon attention fut attirée par l’existence d’un liquide purulent en avant du mésocéphale. Je pensai à une méningite de la base, dont la première période, peut-être très courte, nous aurait échappé.

Je plaçai donc le cerveau sur la convexité pour rechercher les altérations de la base ; aussitôt jaillit un flot de pus qui était renfermé dans le lobe antérieur droit. J’agrandis la petite ouverture qui venait de se produire ; le lobe était réduit à une coque de substance cérébrale très mince, enveloppant le liquide; dans l’intérieur du foyer étaient quelques brides vasculaires ; les parois étaient irrégulières; il n’v avait pas de membrane pyogénique; le foyer ne communiquait pas d’ailleurs avec les ventricules.

Dans la corne inférieure de chaque ventricule latéral on trouvait environ une cuillerée à café de sérosité louche ; cette même sérosité, qui pénétrait jusque dans le troisième ventricule, m’en avait imposé à première vue.

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