‹ Des libertés de la Bourgogne d'après les jetons de ses étatsChapitre 30 sur 38 · SIC ME FATA VOCANT · texte numérisé non relu

SIC ME FATA VOCANT

Mai 1736-1737. f£

C'est la légende du jeton de 1737, dont le corps de devise représente, pour la dernière fois, un soleil vers lequel la Bourgogne prend son essor à la suite de l'aigle, emblème du puissant gouverneur.

Il ouvrit encore les Etats de 1739, qui certainement lui auraient donné sa part d'honneur dans le jeton de la triennalité, s'il avait paru avant le 17 janvier 1740, jour de la mort de Condé.

C'est ici que se termine la deuxième série des jetons de Bourgogne -, ils porteront désormais le buste du monarque, à la place des devises et des légendes, langage traditionnel de la province, application indirecte de ses droits et de sa liberté. La parole du roi couvrait toute autre parole depuis le temps de Colbert-, il était dans l'ordre naturel des choses que la face du roi couvrît de sa majesté le bronze comme les libertés de la province.

La lettre de nos franchises n'était pas effacée, mais étouffée et ensevelie dans la pourpre ; ainsi, lo jelon de Bourgogne n'a pas perdu son blason : il y figure plus richement que jamais sous les plis artistement combinés d'un vaste manteau ducal, doublé d'hermine et surmonté d'une couronne étincelante de pierreries; mais retournez le jeton ; vous verrez le roi : c'est le revers de la médaille. Il existe encore des comices, cosiitia burgundi.*:; mais, dirait-on, ce n'est plus guère qu'une image dont on s'amuse : ignarus rertan.

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