RE1 COMMUNIS UTILITATIS PUBLICS
CAUSA RESTITUENDAM CURAVERUNT
ANNO SALUTIS MDCCCVII.
le public était admis quatre fois par semaine à en faire usage. Il serait trop long d'énumérer tout ce qu'on fit alors pour les sciences, pour les lettres, pour les arts; il suffit de dire que nos Etats établirent, en 1722, l'Ecole de Droit; que le testament de Bernard Pouffier, le fondateur de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres, est daté de 1 725 ; qu'un jardin des plantes, un cabinet d'histoire naturelle, que des cours gratuits de chimie, de matières médicales, d'accouchement, d'anatomie, de dessin, de peinture, de sculpture, élevèrent la Bourgogne dans les sciences au niveau qu'elle avait depuis longtemps dans les lettres et la jurisprudence ; et, chose remarquable, nos premiers pas furent des succès. L'Académie eut une réputation européenne, et nos Etats ne proclamaient que la vérité quand ils gravèrent sur la médaille suivante ces mots ; oriemdo jam nitescit :
En même temps ils envoyaient des élèves à Rome ; ils
encourageaient dans Rameau les études musicales, et l'histoire dans Mille, D. Plancher, Courtépée. Quand le marquis de Mirabeau, le père du tribun, fit hommage à la Bourgogne d'un exemplaire de ses Mémoires sur les Etats provinciaux, c'est par le don de la grande Histoire de Bourgogne que nos Elus répondirent à l'auteur.
La géographie accompagnait l'histoire : on publia un état général des villes, bourgs, villages et hameaux compris dans la province-, on établit un observatoire dans la tour ducale dont le télégraphe s'est emparé \ d'habiles géographes dressèrent, au nom des Elus, des cartes de Bourgogne, dont l'une par son exactitude, par l'étendue de son échelle et des ombres savamment ménagées, rappelle la carte récente de l'Etat-Major.
En résumé, pendant la triple période de ses jetons, la Bourgogne a combattu pour ses libertés et pour le respect du pouvoir. Après de longues épreuves et d'infinis malheurs, à la faveur d'un peu de paix, malgré des blessures toujours saignantes, au milieu de la lutte des Etats et du Parlement, sous la menace incessante d'une banqueroute depuis un siècle suspendue sur la France, «Mitre l'anarchie que la Bourgogne a toujours repoussée
et un despotisme dont elle n'a jamais permis la c mation, la veille du déluge enfin, elle a brillé d'un éclat incontestable.
Foie du médaillon de la page 24(i.