ESS USA
« tiques sont toujours uniques. On peut dire par consè- « quent que la diathèse lipomateuse est presque invaria- « blement limitèe au tissu conjonctif. »
Cette remarque de Broca est un fait indiscutable; les lipomes profonds sont toujours exceptionnels, même dans les cas où leur nombre se chiffre à la périphérie du corps par des centaines. Or, ce tissu cellulaire sous-cutané, ou pannicule adipeux, n’est pas autre chose qu’une dépendance de la peau (Sappey, Anatomie, t. HI, p. 531). Et nous saisissons parfaitement la corrélation étroite qui doit exister entre l’état de maladie ou de santé de la peau et l’état du pannicule adipeux. Nous connaissons l’énorme importance de la peau comme émonctoire. Sur les 2.700 grammes qui représentent notre perte totale en liquide, 1.200 grammes sont éliminès par les reins, 1.000 par la surface cutanée et 500 par le poumon (Sappey, loco cit.). D’après Krause (cité par Grosch), la surface de sécrétion de glandes sudoripares seules correspond à une surface de sécrétion de 1.080 mêtres carrès. Et c’est surtout comme voie d’excrétion de la graisse que la peau nous intéresse. En effet, M. Bouchard (Maladies par ralentissement de la nutrition, p. 78), nous dit que la graisse s’élimine surtout par la peau. M. Beaunis {Physiologie, t. 1, p. 107), dit également : « Une partie de la graisse « de l’organisme est éliminée teZle quelle avec les che- « veux, la matière sébacée, la sueur, le lait, etc. ; mais « la plus grande partie doit subir des transformations « préalables, et les variations que subit dans l’état de « santé et surtout dans les cas de maladie la proportion « de graisse du corps et la rapidité avec laquelle se pro-