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effets thermiques très-appréciables et souvent plus persistants que les troubles moteurs. Simultanément ils notent la fréquence des symptômes oculo-pupillaires et la constance de la sécrétion salivaire, qui est considérablement augmentée ; ils en concluent l'existence, dans l'écorce cérébrale, de centres vaso-moteurs distincts *.
Kuessner^ a critiqué les expériences de Landois et Eulenburg. Il a constaté que chez les lapins, quand on mesure la température des membrespendant plusieurs heures consécutives, cette température, à l'état normal, est plus élevée d'un côté que de l'autre et varie d'un jour à l'autre sans cause appréciable. On ne peut donc attacher quelque importance qu'à des variations de température persistant dans un même côté du corps pendant plusieurs jours consécutifs. Or, Eulenburg et Landois n'ont poursuivi leurs recherches que pendant un temps trop court.
De ses propres recherches, Kuessner a conclu que les destructions partielles de la substance corticale du cerveau ne déterminent pas, chez le lapin, des modifications constantes de la température, autant du moins que la lésion intéresse la substance grise de la convexité des hémisphères .
Remarquons seulement que la méthode employée ici était celle des injections d'acide chromique.
Dans une note additionnelle à la communication de Kuessner, Hitzig déclare avoir obtenu les mêmes résultats négatifs.
Eulenburg et Landois ont répondu" qu'ils ont trouvé des résultats différents de ceux de Kuessner sur le chien et le lapin.
1 Rendu; loc. cit., pag. 313.
2 Kuessner ; Ueber vasomolor. Centren in der Grosshirnrinde des Kaninchens (Arch. f. Psych. u. Nervenkr.,Ylll, 2, 432, 1878). — Anal. ia Rev. Se. médic, XII, 103.
•' Eulenburg et Landois ; GmlralbL, 1878, 4G, pag. 848.
H. Rosenthal' a encore obtenu des résultats négatifs. Jamais il n'a pu, en excitant la surface corticale, observerune élévation de température. Un faible abaissement thermique se produisait le plus souvent dans les extrémités opposées à l'excitation.
Ajoutons enfin une note de Vulpian ^ relative à l'action des mêmes parties sur la sécrétion sudorale.
L'électrisation du gyrus sigmoïde cérébral d'un côté, dit-il, ne produit chez les chats curarisés et soumis à la respiration artificielle qu'un faible elîet sudoral ; cependant l'effet est incontestable le plus souvent. La sueur ainsi provoquée m'a paru égale ou à peu près sur les pulpes digitales des deux membres antérieurs (peut-être plus marquée sur celles des membres du côté correspondant) ; elle est plus apparente sur les pulpes du membre postérieur du côté opposé que sur celles du membre du même côté.
De tout cela, on peut conclure que rien n'est encore définitivement acquis pour les centres végétatifs de l'écorce cérébrale. C'est un chapitre ouvert.