‹ Des localisations dans les maladies cérébralesChapitre 61 sur 81 · Jours · texte numérisé non relu

Jours

Région temporale

Aisselle

Avant-bras

Cuisse

Région frontale

Région occipitale

gauche droite

co

ta

1 16— Shm.

17— 9hl/2

.. — lhl/2

; » — Si'1/2

Le 17 matin, état agonique ; hier soir, à 4 heures, il avait encore le phénomène de Gheyne Stokes, mais avec des pauses diminuées, de 4 à 5 secondes, et 13 respirations, dont 9 croissantes; pouls à 78. Un autre moment, 14 respirations dont 11 croissantes et pause de 5 secondes. Vers 7 heures (toujours hier soir), le phénomène de Gheyne Stokes a presque disparu; par intervalles seulement, on note quelques pauses rares; à 9 heures, le phénomène a complètement disparu.

Co matin, respiration stertoreuse, régulière, à 40 ; 88 pulsa-

' Toutes ces températures ont été prises avec beaucoup de soin par notre chef de clinique, M. Biaise, qui prépare sa thèse sur l'important sujet de la thermométrie dite cérébrale.

tions. Hier soir eL aujourd'hui, pupilles contractées, égales et insensibles à la lumière ; sueur et sécrétion lacrymale plus abondantes à droite qu'à gauche. — Hémiplégie droite ; pas d'hémianesthésie proprement dite; très-légère déviation de la face, à certains moments surtout.

Mort le 18, à 2 heures matin.

Autopsie le 19, à 7 heures et demie matin. — A l'ouverture du crâne, il s'écoule une grande quantité de sang noir ; congestion intense de la dure-mère ; l'hémisphère gauche paraît pins volumineux et fait hernie. En enlevant le cerveau, beaucoup de sang à la base, autour du bulbe. Sur l'hémisphère droit, deux plaques rouges sous-arachnoïdiennes : l'une occupe le tiers moyen de la 2*^ frontale (intégrité du tiers postérieur de cette circonvolution et de la frontale ascendante) ; l'autre est derrière la scissure de Sylvius, autour de la scissure parallèle. — En enlevant les méninges, il s'écoule beaucoup de sang, mais il n'y a aucune altération cérébrale au niveau de ces plaques.

Rien dans l'hémisphère droit. Le ventricule latéral est plein de liquide sanguinolent.

Hémisphère gauche. — Enorme hémorrhagie qui remplit tout le ventricule latéral. Toutes les parois de ce ventricule sont détruites, en bouillie. Sur ce qui reste, piqueté rouge et violacé (nombreuses hémorrhagies capillaires). Le sang a fait irruption d'abord dans le ventricule latéral gauche, qui est rempli de caillots, a tout détruit et a inondé le ventricule latéral droit, dont les parois ne présentent point de lésions ; il y a seulement quelques points d'hémorrhagie capillaire sur le pédoncule droit. Le sang a également pénétré sous les méninges. On ne peut pas déterminer plus exactement le point de départ de l'hémorrhagie.

Pour mieux limiter le foyer, on fait les coupes de Pitres.

Rien sur la coupe frontale ni en avant. Sur la coupe pariétale, toute la paroi du ventricule est détruite (couche optique, capsule interne, les deux noyaux du corps strié). Toute la substance blanche au-dessus du corps calleux est intacte ; il reste aussi une mince bande intacte en dehors du foyer, qui ne va pas jusqu'à l'écorce ; en bas, il reste aussi une bande plus large de substance blanche intacte. La lésion se retrouve avec une disposition analogue sur la coupe pédiculo-pariétale. On la retrouve encore sur les deux coupes suivantes ; elle va en s'atténuant, et sur les parois on trouve un abondant piqueté rouge. Rien au-delà.

Cette Observation mérite d'être rapprocliée des observations XVI et XVIII ; dans ces trois cas, nous avons eu un point de départ analogue pour rbémorrhagie : même pénétration dans le ventricule latéral, et de là dans l'autre ventricule et sous les méninges ; même rapidité dans la terminaison fatale, etc. Nous ferons remarquer ici la respiration de Gheyne Stokes, que nous n'avons notée dans aucune autre de nos observations. Quant aux températures locales dont nous donnons le tableau, nous ne les discuterons pas, renvoyant au travail de M. Biaise pour l'étude de ce point, qui ne touche qu'indirectement à la question des localisations cérébrales.

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