Il en est de même de la paralysie vaso-motrice
6. Les troubles de la vue peuvent survenir dans la lésion du tiers postérieur de la couche optique ; il est encore impossible de dire avec certitude si c'est une ambiyopie croisée ou une hémiopie latérale homonyme. Mais on ne doit pas, par ces seuls troubles visuels, diagnostiquer sûrement une lésion de la couche optique, puisqu'ils se rencontrent avec d'autres localisations (lobes occipitaux, tubercules quadrijumeaux, bandelettes optiques).
7. Une certaine série de troubles moteurs particuliers (hémichorée, athétose, tremblement unilatéral) dépend peut-être des lésions de la couche optique. Cependant, alors même que ce fait serait établi, ces phénomènes ne donneraient pas grand' chose de précis pour cette localisation , car on les rencontre aussi avec d'autres sièges de foyers.
8. Il n'est pas exact de dire qu'une diminution ou suppression de l'excitabilité réflexe prouve une lésion de la couche optique.
9. Peut-être les altérations du sens musculaire sontelles un symptôme de lésion de la couche optique.
10. Il en est peut-être de même des altérations, des mouvements psychiques réflexes ( ? psijchischreflectorischer) ; il faut pourtant de nouvelles recherches pour contrôler ces deux dernières propositions.
Somme toute, dans l'état actuel de nos connaissances, on peut, dans certains cas heureux, notamment s'il y a réunion des signes 6, 7, 9 et 10, présumer une lésion de la couche optique , mais non la diagnostiquer avec certitude.
YIII. Corps STRIÉS. — 1 . Les foyers destructifs dans le corps strié peuvent produire une paralysie croisée, motrice, sensible, sensorielle et vaso-motrice.
2. Si le foyer n'est pas trop petit, l'hémiplégie motrice est la règle.
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3. Cotte lioraiplégie peut disparaître graduellement si le noyau lenticulaire ou le noyau caudé est pris seul. Elle est persistante si la capsule interne est atteinte, seule ou en même temps que les noyaux gris. Dans les membres paralysés d'une manière durable, c'est-à-dire quand il y a lésion de la capsule interne, il se développe le plus souvent, plus tard, une contracture secondaire.
4. L'hémiplégie motrice dans les foyers destructeurs stationnaires frappe régulièrement les deux extrémités et les branches inférieures du facial ; habituellement aussi les muscles du tronc sont parésiés. L'hypoglosse n'est pas atteint ou ne l'est qu'au début ; il l'est rarement d'une manière durable.
5. On ne peut pas distinguer les symptômes du noyau lenticulaire de ceux du noyau caudé.
6. La paralysie motrice est le seul symptôme si le foyer est dans la partie antérieure du corps strié, dans le domaine des artères lenticuio-striées.
7. Dans quelques cas, il y a hémianesthésie en même temps qu'hémiplégie. Cette hémianesthésie est caractérisée par ce fait que, outre la peau, les sens, l'ouïe, le goût, l'odorat, sont frappés du côté atteint. Cependant ce caractère n'est pas nécessaire au tableau de l'hémianesthésie par foyer du corps strié ; l'hémianesthésie peut être limitée à la peau.
8. L'hémianesthésie indique une participation de la partie postérieure de la capsule interne, du pied de la couronne rayonnante. Pourtant il peut y avoir dans la partie postérieure delà capsule interne, entre la couche optique et le noyau lenticulaire, des foyers qui ne lèsent pas les conducteurs sensibles de cette région et n'entraînent pas d'anesthésie.
9. Habituellement l'hémiplégie et l'hémianesthésie marchent ensemble ; ce n'est qu'exceptionnellement que la première peut guérir, la seconde persistant.