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Nous avons étudié jusqu'ici les formations purulentes intra-péritonéales. [nous reste à parler de la propagation de l’infection au tissu cellulaire sous- séreux, en un mot de la suppuration extra-péritonéale.
Le phlegmon iliaque peut s’observer sans qu’il y ait de lésions de péritonite, soit que, par l’intermédiaire d’une perforation entre les deux lames du méso-appendice, le tissu cellulaire du méso: cæcum et celui de la fosse iliaque soient successivement contaminés, soit qu'il y ait infection par voie lymphatique, ce qui serait plus fréquent d’après Jalaguier.
Mais, le plus ordinairement, il y a suppuration intrapéritonéale ; des adhérences solides isolent l’appendice et le cæcum de la grande cavité du péritoine, et l’infection se propage plus volontiers du côté de la fosse iliaque.
Le pus de ces para-appendicites peut fuser dans les régions les plus diverses et les plus éloignées ; nous allons y revenir.
Nous avons étudié dans ce chapitre la formation des collections suppurées d’origine appendiculaire et leurs variétés ; nons avons exposé les données nécessaires pour comprendre pourquoi les migrations purulentes se font dans tel ou tel sens déterminé; il nous reste maintenant à suivre ces migrations en dehors de l’abdomen, ce qui constitue le sujet même de notre travail.
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