‹ Des Localisations Extra-abdominales de l'AppendiciteChapitre 9 sur 25 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE PATHOGÉNIE

Nous avons divisé, au début, les localisations extraabdominales de l’appendicite en supérieures et en inférieures.

Sous le titre de localisations supérieures, nous étudierons l’envahissement de la plèvre et du poumon par des fusées purulentes d’origine appendiculaire, qui ont perforé le diaphragme, ou qui ont passé à travers les orifices qu'il présente, orifices au niveau desquels les deux séreuses péritonéale et pleurale sont en contact.

Sous le titre de localisations inférieures, nous décrirons l'issue de migrations de pus de même origine, à travers des orifices naturels ou accidentels de la partie inférieure de l’abdomen et leur collection dans les bourses ou à des régions variables du membre inférieur.

Localisations supérieures

Les abcès de la cavité pleurale ont été regardés par Jacob, Wolbrecht, Terrillon, Jalaguier, Koerte, comme une complication fréquente signalée surtout au cours d’ap-

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pendicites subaiguës et chroniques. L’infection se propage de l’appendice à la plèvre et au poumon par trois voies différentes :

1° Par le tissu cellulaire rétro-péritonéal ;

2° Par les vaisseaux lymphatiques ;

3° Par les veines.

La statistique de Croizat (thèse de Lyon, 1892) nous fixe sur la fréquence relative suivant laquelle chacune de ces différentes voies a été suivie. Sur quarante-cinq observations, il note que la voie lymphatique a été suivie trente et une fois, la voie cellulaire rétro-péritonéale quatorze fois, il n’y en a aucune mentionnant l’infection propagée par la voie veineuse.

La propagation infectieuse par le tissu cellulaire rétropéritonéal doit seule nous occuper. La situation anatomique de l’appendice joue un certain rôle dans la marche des fusées purulentes vers le diaphragme, par le tissu cellulaire rétro-péritonéal. Andouard, Roux, Fränkel, Talamon ont insisté sur ce fait, et ce dernier, dans son remarquable ouvrage sur lappendicite, écrit que toutes les fois que l’appendice remonte en dehors ou en arrière du cæcum, le pus se collecte autour de cet organe et tend à faire tumeur dans l’espace costo-iliaque ou dans la région lombaire au-dessus de la crête iliaque. Que l’abcès soit primitivement intra-péritonéal ou qu’on ait affaire à une para-appendicite, peu importe dans ce cas; il se comporte comme s’il était toujours cellulaire, isolé qu’il est de la grande cavité séreuse par des adhérences solides.

Le tissu cellulaire rétro -péritonéal à été considéré par Duddenhausen (Dissert. inaug., Berlin, 1889), comme un canal reliant l’appendice à la plèvre en passant derrière

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