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/ dont l'extrémité interne reste à 1 centimètre de la partie médiane dé Pavant:bras,
Cicatrice de sortie : Allongée, parallèle à l'axe du membre,-dans le groupe postéro-interne.
Phénomènes immédiats : Le blessé a ressenti comme un violent coup: de bâton; puis une douleur vive s'est élendue du coude à l'extrémité des 3°, 4° et 5e doigts. La douleur s'est atténüée peu à peu et a fait place à une sensation de lourdeur, de « mort » dans Lout le membre, main comprise.
Dès la blessure, l'auriculaire, l'annulaire et le médius se fléchirent.
Soigné sur le champ de bataille, puis dans une ambulance divisionnaire, est évacué sur Bordeaux où, après un séjour à l'Hôpital 35 il entre à l'Hôpilal complémentaire 18, salle Saint-Pierre, le 10 f6vrier 1915,
Examen du 15 février 1915. — La cicatrice d'entrée est adhérente aux plans profonds et douloureuse à la pression; la cicatrice de sor- Lie esL très adhérente, mais peu douloureuse. A la rég où moyenne dé la face postéro-inlerne de l’avant-bras, se voit une petite eieatrice rougeâtre, non adhérente, insensible, consécutive, dit le blessi, à l'incision d'une collection purulente due à la pénétration de débris véstimentaires dans le trajet du projectile. Immédiatément après l'évacuation de l'abcès, l'index, qui s'était plié peu à peu et ne jouissait d'aucun mouvement, put s'étendre et recouvrer ses mouvements,
Les 5°, 4° et 3° doigts sont fléchis; c'est la seconde phalange seule qui est fléchie; les deux autres sont étendues. L'index est également un peu fléchi; le pouce est en position de repos, c'est-à-dire dans une position intermédiaire à l'abduction et à l'adduction.
La flexion des trois premicrs doigts est irréductible; quels que soient les efforts de l'observateur, il ne parvient pas à étendre les deuxièmes phalanges, mais il provoque une vive douleur ressentie au niveau de Ja cicatrice. Cette manœuvre n'éveille pas Ia sensation de courant électrique. |
Cette douleur est également spontanée; elle survient notamment sous l'influence des courants faradiques, pendant et après leur applicalion, et sous l'influence du froid.
Dexalgie localisée au bord interne de l'avant-bras (moitié infé-
rieure) et de la main. Paroxysmes nocturnes. Faible, quoique réelle, influence des émotions, des secousses imprévues, de la déclivité de la main. |
L'épaule et le sein gauches sont un peu plus élevés qu'à droite.
-L'abduction, l'adduction du bras, l'élévalion ou l'abaissement de l'épaule sont très diminués dans leur force : le blessé ne peut s'opposer à aucun de ces mouvements provoqués par l'expérimentateur et, d'autre part, il ne peul les exécuter lorsqu'on s'y oppose.
Les extenseurs du bras sont très faibles ; si on annule l'action de la pesanteur par la posilion du membre, le bras ne peut plus s'étendre; la flexion de l'avant-bras sur le bras est également diminuée de puissance; elle est d'ailleurs incomplète et le biceps reste mou.
La pronation esl complète, mais sans énergie. La supinalion, également sans énergie, est réduite d'un quart.
: Le long supinateur est conservé.
Tous les mouvements du poignet sont restreints et sans force.
Les mouvements des 5°, 4°et 3° doigts sont nuls.
L'extension de l'index est incomplète et la flexion normale. Tous les mouvements du pouce sont conservés.
Une blessure recue à la têle du péroné gauche au mois de novembre 1914 rend les résultats de l'observation du membre inférieur sans valeur pour les troubles dus à la lésion cubitale elle-même.
Examen de la sensibilité objective. — 15 février 1915 : La sensibilité est normale au pouce, à l'index et à la partie externe de l'avantbras; elle est complètement abolie sur le bord interne de l'avantbras (jusqu'au coude) et de la main et au 5° doigt; elle apparaît progressivement et de plus en plus nette au fur et à mesure qu'on se rapproche du côté radial du membre. :
14 mai 1915 : Tout le membre supérieur est hypoesthésique; lout le côté gauche du corps est également hypoesthésique, sauf les parties génilales (bourses et verge). La sensibilité osseuse est abolie sur toute la moitié interne de la main et de l'avant-bras jusque et y compris l'olécrâne.
Pas de perte de la sensibilité articulaire du poignet.
La main et l’aisselle gauches suent davantage que les droites.
Les 5°, 4e, 3° doigts sont plus chauds que les autres; lorsque