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en flexion assez prononcée, adduction et rotation en dedans. Dans cette attitude, on constate une élévation de l'épine iliaque antéro-supérieure ; le bassin est en même temps porté plus en arrière que le côté sain, La fesse du côté malade est élevée et saillante, le sillon interfessier est dévié vers le côté sain, le membre semble raccourci puisque la cuisse est fléchie et le bassin élevé, mais ce n’est pas un raccourcissement réel.
C’est surtout ici que l'hésitation entre une simple attitude vicieuse et une luxation en arrière est possible; mais, dans ce dernier cas, nous savons que l'adduction et la rotation interne sont extrêmement prononcées, qu'il s'agit d’une véritable inversion du membre ; nous constatons, de plus, un raccourcissement réel ; la tête située dans la fosse iliaque externe répondra aux mouvements imprimés à la cuisse. En outre, la radiographie montrera la cotyloïde déshabitée.
Il est difficile de confondre les luxations du début de la coxalgie et les pseudo-luxations. Outre les commémoratifs, l'examen par les rayons X nous fera voir, dans ce dernier cas, les lésions osseuses de la tête fémorale, de la cotyloïde et les altérations des autres éléments articulaires. souvent ulcérés ou détruits. Les abcès, rares dans la luxation vraie, sont de règle dans les pseudo-luxations et ressortissent évidemment à des lésions tuberculeuses déjà très avancées de l'articulation.
La luxation brusque reconnue, il nous reste à trouver quelle étiologie doit lui être attribuée, c'est-à-
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dire à la différencier soit d’une luxation traumatique, soit d'une variété de luxation pathologique telles que luxation paralytique ou luxation consécutive aux maladies infectieuses aigües.
Les commémoratifs, l'absence de chute ou de coup porté sur la hanche, nous permettront d'écarter l'hypothèse d'une luxation traumatique ; l’électrodiagnostic, celle d'une luxation paralytique. Nous nous assurerons par ailleurs des antécédents pathologiques du malade, de son état physique au moment où la luxation s’est constituée. Si nous ne trouvons dans cet examen rétrospectif ni fièvre typhoïde, ni rhumatisme articulaire aigü, ni fièvres éruptives, en un mot, aucune de ces affections que nous savons susceptibles d'occasionner les luxations pathologiques dites « consécutives » le diagnostic différentiel sera par là même établi.
L'observation pourra, dans bien des cas, nous faire constater des lésions cicatricielles ou des symptômes très nets de tuberculose évolutive, pulmonaire, ganglionnaire, osseuse, par exemple. M. Joüon signale dans son observation des signes non douteux d’induration pulmonaire, M. Kirmisson une ostéoarthrite du genou (obs. IT), une coxalgie antérieure du côté opposé (obs. III). La marche ultérieure de la maladie prouvera d'une manière indiscutable qu'il s'agissait bien d'une arthrite tuberculeuse, par les abcès ossifluents précoces ou tardifs, par les délabrements considérables (obs. personnelle) que l’évolution du processus bacillaire pourra occasionner. Les abcès seront traités par la ponction, suivie d'in-
Jjecton d'huile iodoformée ; on pourra aussi, comme dans notre cas, être amené à diverses interventions
sanglantes : arthrotomie, curettage des surfaces osseuses et de la cavité articulaire.
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