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au cours de l'opération, la nécessité de n'agir qu'avec la plus extrême douceur, peuvent faire préférer l'une à l’autre méthode.
Le chirurgien devra donc se déterminer d'après les circonstances ; mais la première méthode, plus classique, répond peut-être moins bien aux indications spéciales qui nous occupent.
Dans le cas signalé par Joüon et dont nous rapportons l'observation : luxation de la tête du fémur en bas et en avant dans le trou ovale, M. Gérard- Marchant a réduit très facilement la luxation, pourtant déjà ancienne, par la flexion progressive du membre, puis par un mouvement combiné d'adduction et de rotation en dedans. A la troisième reprise, la tête fémorale a réintégré la cotyloïde.
La réduction étant effectuée, il est nécessaire d'en rendre toute récidive impossible. Un appareil plâtré embrassant tout le membre inférieur, auquel on pourra ajouter une traction continue destinée à soulager les surfaces articulaires, nous en fourniront les moyens.
D'habitade, pendant les premiers jours qui suivent la réduction, on observe une élévation de température assez considérable : deux degrés environ ; mais ce phénomène disparait rapidement, ordinairement du moins, car dans le cas qui fait l'objet de notre observation personnelle, il n'en fut pas ainsi.
Généralement, après l'intervention, les enfants voient la douleur disparaitre, l'appétit, le sommeil et l'entrain revenir ; l’état général redevient meilleur. En un mot, la santé est plus satisfaisante. En aucun
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cas, il n’a existé de faits de généralisation tuberculeuse, paraissant liées à des manœuvres de redressement, ce que l’on observe quelquefois dans les redressements forcés de la luxation de la hanche aux périodes ultimes de la coxalgie.
Quant aux suites éloignées de la réduction, nous avons déjà fait quelques réserves au chapitre du pronostic. Nous le répétons, cette réduction n'enraye pas l’évolution du processus tuberculeux. Des abcès ne tardent pas à apparaitre, nécessitant une intervention nouvelle; les soins à donner sont quelquefois longs et obligent à un séjour prolongé à l'hôpital.
En présence de ces accidents post-opératoires qui se sont produits dans presque tous les cas que nous avons relatés, on peut se demander s'il ne vaudrait pas mieux par le traitement général d'une part, par le traitement spécial à la coxalgie d'autre part, guérir d'abord nos malades de leur arthrite de la hanche et une fois ce résultat obtenu, procéder seulement à la réduction. Nous serions en droit, à ce moment, de ne plus avoir à redouter le regain d'activité que cette réduction peut donner à la tuberculose articulaire et dont notre observation est un exemple. D'ailleurs les réductions effectuées longtemps après la luxation, ne comportent pas de pronostic plus grave que celles qui ont été faites sur le champ. M. Gérard-Marchant n'a-t-il pas en effet réduit une luxation vieille de 18 mois ? Les résultats immédiats ou éloignés en furent excellents, peutêtre à cause de cette attente, involontaire du reste.
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Nous nous garderons d’être affirmatif sur ce point : l’idée étant encore trop récente et sa valeur n'ayant
pu être démontrée par un nombre suffisant d’observations cliniques.