‹ Des Luxations Congénitales de la RotuleChapitre 11 sur 39 · NAT · texte numérisé non relu

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Toutefois, il est un caractère commun à la majorité de ces cas : la marche sur un terrain plat et même sur un plan ascendantest parfaitement normale. Les malades ont surtout de la gêne en descendant les escaliers. Le malade de Appel souffrait du côté de son genou, quandildescendait de la montagne.

Lorsqu'on fait exécuter aux malades des mouvements de flexion ou d'extension de la jambe sur Ia cuisse, on assiste à des phénomènes variables suivant les cas. Ces mouvements sont plus ou moins faciles et plus ou moins complets. Parfois, l’extension est très difficile. Dans le cas de Hans Spitzi, elle était impossible. La petite malade, dans le decubitus dorsal, ne pouvait pas du tout étendre la jambe. Lorsqu'on lui commandait ce mouvement, la flexion, au contraire, s'exagérait, en même temps que la rotation en dehors du tibia augmentait.

Le quadriceps est toujours notablement atrophié. Dans le cas de Spitzi, il y avait de la contracture des fléchisseurs.

Les luxations congénitales permanentes de la rotule, avons-nous dit, existent en général depuis la naissance, Mais ce n’est point là une règle absolue. Nous avons, en effet, étendu l’idée de congénitalité aux prédispositions congénitales à ces luxations du fait d’une déformation quelconque de l’un des éléments de l'articulation. Ceci nous explique pourquoi des luxations congénitales peuvent cependant ne se produire que plus ou moins tard dans la vie. Et, précisément, on en rencontre quelques exemples. La malade de Appel ne s’est luxée la rotule qu’à 40 ans,

“LUE après un faux pas insignifiant, mais l'examen attentif des condyles démontra une déformation caractéristique du condyle externe et dela gouttière inter-condylienne qui rendait la luxation inévitable. Nous reviendrons sur cette question.

20 LUXATIONS RÉCIDIVANTES. — Les luxations congénitales récidivantes de la rotule, se présentent sous un aspect bien spécial et bien intéressant. Nous faisons rentrer dans ce cadre, des luxations survenant p'us ou moins tard, pouvant se réduire facilement, mais se reproduisant de même, à intervalles plus ou moins éloignés et dépendant d’une malformation congénitale de l'articulation.

Nous considérons comme tels tous les cas de luxations récidivantes qui ne peuvent pas être mis sur le compte d’une luxation traumatique antérieure oud’unelésionarticulaire quelconque survenue depuis la naissance. Déjà Bereaux, dans sa thèse, sur les luxations récidivantes de la rotule, avait fait une part importante à la congénitalité. Mais nous sommes tellement convaincu de l'influence de la prédisposition congénitale dans beaucoup de luxations récidivantes, que nous ne la trouvons pas suffisante, et il est telles de ses observations qu'il range dans la classe des luxations pathologiques qui nous semblent nettement congénitales.

Nous ne nous attarderons pas sur la symptomatologie des luxations congénitales récidivantes. Leur nomsindique suffisamment leurs particularités. Elles diffèrent des luxations habituelles en ce que,

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comme ces dernières, elles ne se produisent pasàächaque mouvement, mais seulement dans certains mouvements. La malade de Le Dentu nous en offre un exemple intéressant. Dans la flexion et l'extension sans effort, la rotule était bien en place, mais dès que l'enfant contractait plus fortement son quadriceps, elle se luxait en dehors en provoquant de la douleur et de la boiterie.

Dans l'observation de Wolff, lorsque le malade marchait sans genouillère, la rotule droite se luxait en dehors au bout de quelques pas.

30 LuxATIONS HABITUELLES. — Les luxations congénitales habituelles de la rotule sont celles qui se reproduisent à chaque mouvement du genou. Il ne semble pas bien nécessaire de les séparer des luxations récidivantes, mais nous l’avons fait pour calquer notre division sur celle de certains auteurs au sujet des luxations ordinaires de la rotule.

Aldibert pense que les luxations habituelles sont très rarement congénitales et il ne considère comme caractéristique que le cas de Holthouse. Nous nous sommes déjà expliqué plus haut sur l'opinion de Aldibert,

Chez le malade de Servier, la rotule se luxait complètement en dehors, à chaque mouvement de flexion de la jambe. Il en est de même dans le cas de Ménard.

Les luxations congénitales de la rotule se présentent donc sous des aspects bien différents. Les luxations permanentes semblent plus fréquentes.

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