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« gorie dans la seconde, dont elle ne diffère qu’en ce « que les déplacements qu’elle comprend surviennent à une époque moins avancée de la vie. Si ces idées « avaient la bonne fortune d’être partagées par une « autorité aussi éminente que la vôtre, les luxations « sediviseraient désormais en deux grands ordres : « les luxations traumatiques et les luxations symp- « tomatiques ». |
Ces idées ne furent pas adoptées complètement par Malgaigne qui admettait parfaitement l'existence de luxations congénitales pour la plupart des articulations, mais il ne connaissait pas de Îuxations congénitales de la rotule. Peut-être, cependant, sa conviction n'était-elle pas bien ferme à ce sujet, puisque, dans son chapitre sur les luxations pathologiques de la rotule, il disait, en discutant l'influence du rachitisme dans la production de ces luxations : « Certes, je ne nie pas cette prédisposition, mais je « maintiens qu'elle ne saurait suffire sans le relà- « chement des ligaments..... Ce relâchement des « ligaments, dans cette articulation comme ailleurs, « apparaît sans cause connue et semble remonter à « la première enfance, peut-être à une disposition « congénitale ». N'est-ce pas là un aveu de l'existence de luxations congénitales de la rotule? Il semble, en effet, que les luxations congénitales ne soient pas seulement celles que l’on observe à la naissance. Il faut admettre le fait de congénitalité toutes les fois que le déplacement articulaire se produit avec
une cause minime, en raison d'une disposition:
spéciale de l’un quelconque des éléments de l’article,
TÉTTRTES quand il est bien admis qu’elle n'est pas la conséquence d’une lésion articulaire ancienne.
Dans la Gazette Médicale de Paris (février 184r), J. Guérin affirme que les luxations congénitales peuvent se rencontrer dans toutes les articulations du squelette « depuis celles de la mâchoire inférieure jusqu'à celles du pied », mais il ne cite pas de luxations congénitales de la rotule.
Toutefois, malgré la rareté des luxations de cet os, les observations de luxations congénitales sont relativement nombreuses et on en trouve plusieurs dans la littérature médicale.
Palleta (Exercitationes Pathologicæ, 1820) a disséqué, sur des sujets adolescents, deux luxations complètes en dehors,qu'il présumait congénitales.
Blandin (Anatomie des régions) prétendait que la luxation congénitale de la rotule était la cause de la flexion constante du genou, chez les culs-de-jatte. C'était, paraît-il, l'opinion de Béclard, qui l'aurait prouvépardesdissections. Malgaigne, naturellement, ne croyait pas à cette influence.
En 1843, Putégnat (de Lunéville) envoie au Journal de Chirurgie, un mémoire sur les luxations causées par le relâchement et l'allongement des ligaments, dans lequel il donne une observation de luxation de la rotule, que l’on peut considérer comme d’origine congénitale.
Périat, dans le Journal de Chirurgie (1845), cite le cas « d’un enfant de 15 ans qui, depuis son en- « fance, ne pouvait marcher sans tomber, avec une « luxation d'une ou des deux rotules, soit en dehors,
« soit en dedans, aussi fréquemment d’un côté que « de l’autre », et il admet un relâchement originel des ligaments. Malheureusement, Malgaigne ajoute : « Puisque les luxations ne se produisaient qu’en « marchant, évidemment elles n'étaient pas congé- « hitales ». Mais cette raison ne nous semble point suffisante pour nier, dans ce cas, la congénitalité.
En 1854, dans la Revue Médico-Chirurgicale,
Edouard Michaelis (de Kiel), donne deux observa-
tions de luxations de la rotule datant de la naissance.
Dans son article sur la Rotule du « Dictionnaire Encyclopédique », Paul Berger consacre quelques pages aux luxations congénitales de la rotule,en rapportant les cas cités jusqu’à lui, entre autres ceux de
Zielewicz (Berlin. Klin. Wochenschrift, 1869), qui sont dus à Singer, C. W. G. Uhde (4 cas), C.T. Caswell, W. Stokes, R. W. Smith (2 cas), Zielewicz (1 cas). Dans cette dernière observation on retrouve, dans l'étiologie, un traumatisme intra-utérin.
. Berger ajoute à ces cas ceux de H. Fischer (deux observations), celui de Félix Rizet (Gaz. Méd. de Paris,1863),celui de Holmes (The Lancet,août 1872).
Dans le traité de Hamilton (Traduction Poinsot), on retrouve quelques observations, sans commentaires étiologiques ou pathogéniques. En plus des cas rappelés par Berger, il cite les observations de South et de Samuel G. Wolcott, d’Utique (N.-Y), de luxations congénitales des deux rotules, se reproduisant à chaque mouvement. Il y ajoute le cas de
Holhouse (The Lancet, 1872) et celui de Lannelongue (Bulletin de la Société de Chirurgie, 1880).
AL TE TT TYPE ON El n ?
Bereaux, dans sa thèse (Paris, 1894) sur les luxations récidivantes de la rotule, consacre un chapitre aux luxations congénitales. Quelques observations qu'il range dansla classe des luxations pathologiques nous paraissent congénitales, notamment celle de M. le professeur Le Dentu qui lui inspira sa thèse.
Bajardi, en 1894 (Archivio d'Orthopedia) propose un traitement des [uxations congénitales de la rotule en dehors (excision elliptique de la capsule en dedans).
De Faria dans sa thèse (Paris, 1898) sur les [uxations de la rotule et leur traitement, rapporte les procédés opératoires employés pour la réduction des luxations de la rotule, qu’elles soient traumatiques, pathologiques ou congénitales.
Le Dr Appel, dans la Münchener Médicinische Wochenschrift (1896), avec deux observations nouvelles, fait quelques considérations sur la cause des luxations, et attribue une grande influence à une sorte d’aplatissement du condyle externe et à une diminution de profondeur de la gouttière intercondylienne.
Le travail le plus complet sur les luxations congénitales est celui de Steindeler (Uber die Angeborene Luxation der Patella, Zestschrift für Heilkunde (XIX).) I en cite 67 cas, pris dans la littérature médicale.
Enfin, en 1899, dans la Zeitschrift für orthopadische Chirurgie, le D' Hans Spitzi, rapporte une observation intéressante de luxation congénitale de la rotule, qu’il fait suivre de quelques considérations étiologiques. |