‹ Des Luxations Congénitales de la RotuleChapitre 12 sur 72 · ES: ES · texte numérisé non relu

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Celui de Bousquet pouvait faire des courses de 80 à 40 kilomètres.

D’autres n’accusent qu'une sensation de faiblesse dans la jambe, de lincertitude dans la marche; ils se fatiguent vite et marchent quelquefois en fauchant, le triceps agissant à la fois comme extenseur etcomme abducteur,

La marche en palier ou en montant est encore facile ; mais, chez presque tous, la descente d’une côte ou d’un escalier est chose très pénible. Le malade de Caswell (obs. XXVIITI) ne pouvait descendre d’escalier sans pré- Caution; ilne pouvait porter aucun fardeau en descendant alors même qu’il Paurait porté en montant.

Le sujet d'Appell souffrait de son genou quand il dévalait de la montagne et celui de Zielewiez (obs. XXXIV) quand il descendait des escaliers.

3° Luxalions transitoires. — Elles surviennent généralement plus ou moins tard, à un âge déjà avancé, à l’occasion d’un traumatisme insignifiant ou d’un faux pas. C'est surtout pour elles que se pose le problème de Ja congénitalité.

Elles se produisent à intervalles variables, tous les dix pas environ dans le cas de Kirmisson (obs. XCI) plusieurs fois par jour seulement, dans celui de Périat (obs. VID) ; tantôt même elles n'apparaissent qu'après un choc sur le genou, ou pendant la course seulement [obs. XXIV), ou à la suite d’une contraction exagérée du quadriceps (Le Dentu'. Mais elles peuvent aussi se produire à chaque pas, ce sont les anciennes luxations habituelles signalées par Roche et Sanson, Chélius, Canton, Bergmann, Bérard, etc...

Quand le membre est dans l'extension, on ne note rien

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d’anormal sinon parfois un certain degré d’atrophie du membre.

Les ligaments sont très relàchés et permettent à la rotule des mouvements de va-et-vient considérables,

Mais, en faisant plier la jambe de l'enfant, quand la flexion a dépassé un certain angle, la rotule quitte sa place normale pour se porter en dehors. Les malades ressentent une certaine douleur à ce moment et apprennent vite à réduire leur luxation. Cette réduction se fait souvent d’elle-même pendant l'extension de la jambe ; mais quelquefois, il est nécessaire de la faire avec la main. Exceptionnellement, cependant, la luxation a pu se produire pendant l’extension de la jambe comme le rapporte J. Guérin (obs. V).

Outre le déplacement rotulien, on peut rencontrer toutes les déformations osseuses que nous avons étudiées dans les luxations permanentes, mais à un degré moindre.

Bérard (obs. XCIV) a signalé une douleur à la pression des insertions ligamenteuses du genou et un certain degré d’hydarthrose n’apparaissant qu'après quelques mouvements.

Le genu valeum est moins fréquent que dans la luxation permanente.

Mais les troubles fonctionnels sout ici bien plus considérables .

La marche est toujours difiicile et les malades doivent se surveiller pour produire le minimum de flexion. Ils ne peuvent ni monter, ni descendre un escalier, ni gravir une pente sans tomber. Le mécanisme en est facile à comprendre, dit Potel :

« Tant que la flexion est légère, la rotule demeure au

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dessus de axe mécanique du tibia sur le fémur et le quadriceps reste extenseur. Mais, dès que la flexion s’exagere, le triceps devient fléchisseur. »

Alors le malade tombe et il est obligé de remettre sa rotule pour continuer sa route.

Souvent il s’aidera de ses mains (obs. XV), ou marchera la jambe raide (obs. XCIV) et fera de tout petits pas comme le malade de Steindler (obs. LXX VT).

Pour éviter la luxation rotulienne et la chute consécutivement, les malades se trouvent amenés à maintenir leur membre dans la position où la rotule est le mieux fixée : chez une malade de Nové Josserand (obs. XCIT) c'était une flexion du genou à 45° dont la persistance avait fini par déterminer de la contracture permanente, portant non seulement sur les fléchisseurs du genou, mais encore sur Jes fléchisseurs de la cuisse sur le bassin et les muscles adducteurs du pied.

Des troubles analogues ont été notés par Meyerowitz (obs. XIX) « l'enfant peut arriver à se lever droite sur ses deux jambes, mais elle marche difficilement les jambes fléchies et pose les pieds à plat sur Le sol »; par Bernacchi (obs. LXV) dont le malade avait la cuisse fléchie et en abduction, la jambe fléchie sous la cuisse et portée en dedans par la contracture des fléchisseurs.

Aussi ces troubles pourraient-ils être confondus, dans certains cas, avec des accidents consécutifs à la paralysie infantile, si les muscles n'avaient pas conservé leur force, comme en témoigne l'examen électrique.

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