‹ Des Luxations ovalaires de la hancheChapitre 15 sur 42 · LE ARE CRE · texte numérisé non relu

LE ARE CRE

introduisant le doigt dans la plaie, sentir la tête fémorale, qui était située dans la fosse ovale. Dans les variétés rares, décrites par Malgaigne sous le nom de luxations périnéales, la tête faisait saillie au niveau du périnée. Dans les cas, où la tête ne pourra être perçue par le palper, dans sa situation anormale, Treub (1) a montré qu’on pouvait, par le toucher rectal, s’assurer de son déplacement. C'est ainsi que, dans un cas de luxation ovalaire récente, en introduisant deux doigts dans le rectum, et en les dirigeant en avant et en dehors, il put sentir le corps du fémur, qui pressait contre le muscle obturateur, et même percevoir très nettement ses mouvements, en imprimant à la cuisse des mouvements de rotation. Chez les enfants, on peut, par le toucher rectal, sentir, suivant Treub, le trou obturateur et la grande échancrure sciatique, avec la plus grande facilité ; chez l'adulte, on ne peut sentir que le trou obturateur, et, pour explorer la grande échancrure sciatique, il faut introduire presque entièrement la main.

Nous ne terminerons pas l'exposé des symptômes de la luxation ovalaire, sans rappeler l'existence des rétentions d'urine, signalées par Malgaigne. Ces rétentions d'urine, qui accompagnent en général les traumatismes du bassin, seraient habituellement passagères, et disparaîtraient quelques jours après l'accident. Dans certains cas, où le périnée est plus ou moins endommagé par la descente de la tête, elles peuvent être dues à une action directe de l'extrémité osseuse, c'est ce qui aurait lieu dans les luxations périnéales, qui s’accompagnent, ainsi que l’a observé Riedinger (2), de douleurs urétrales et de rétention d'urine. Le plus souvent, elles seraient probablement dues, suivant la JeRarque de M. Sourdille, à l'existence d'un épanchement sanguin assez abondant, qui a lieu dans le petit bassin. Nous avons vu précédemment, que cet épanchement avait été observé par M. Sourdille et par M. Duboué, dans deux autopsies de luxation ovalaire récente.

(4) Treub. — Centralblatt für Chirurgie. N° 45, 1882. (2) Riedinger. — Münchn. Med. Wochenschr. 1892, n° 33.

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