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vers la partie moyenne de la cuisse dans le cas d'une luxation datant de 50 jours (Obs. XIV).
Les troubles trophiques, habituellement précoces, ne font que s’accentuer avec le temps. De même la lordose lombaire et les déformations du bassin, consécutives à l'attitude vicieuse du membre et à la claudication, deviennent à la longue très prononcées. C’est ainsi que Mac Connac a observé (Obs, XII), dans un cas de luxation ovalaire, datant de deux ans, en même temps qu'une lordose extrême, une torsion excessive du bassin qui ne put être que difficilement corrigée, à la suite du redressement du membre.
Le blessé atteint de luxation ovalaire de la hanche est donc un infirme, dans toute l’acception du mot, incapable de se livrer à un travail pénible, et voué à l'usage des béquilles. Aussi,
dès que les procédés de réduction ont échoué, il n’y a que des inconvénients à temporiser ; un tel état d'impotence qui ne peut que s’aggraver avec le temps et aboutir à l’ankylose du membre dans une attitude vicieuse, réclame à tout prix une intervention; et ce n’est pas un des moindres bienfaits de la chirurgie moderne que de pouvoir rendre l'usage de leur membre à de malheureux estropiés, incapables le plus souvent de gagner leur vie. C’est ainsi que chez le blessé, dont l’état symptomatique et fonctionnel a servi en partie de base à la description qui précède, notre maître M, le professeur Tillaux obtint, par l'intervention sanglante, un résultat tel, que le malade put, à sa sortie de l'hôpital, reprendre ses travaux conime auparavant, avec un membre aussi solide et aussi
parfait que s’il n'avait subi aucun traumatisme.