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174. Conséquences de ces expériences, — Les résultats consignés dans ce tableau montrent : 1° que cette pompe, élevant l'eau à la hauteur de 5 mètres, a donué un rendement moyen de 0,271 du travail moteur, tandis que dans les mômes circonstances les pompes du système de la ville de Paris, à clapets métalliques, très-bien construites d'ailleurs par M. Flaud, n'ont fourni qu'un rendement de 0,194; 2° que pour des hauteurs d'élévation de 20 mètres à 35 mètres environ, le rendement moyen de cette pompe serait de 0,49 du travail moteur, sauf le cas où elle marchait a h vitesse de O w ,127, avec une lance de 16 millièmes de d amètre, dont la trop grande ouverture produisait une dinr tulion de la vitesse, et par suite de l'effet utile.
Ces résultats obtenus avec la pompe foulante de ce constructeur sont supérieurs à ceux que j'avais constatés sur une pompe du même modèle en 1849, et qui n'avaient porté l'eflet utile, avec la lance, qu'à 0,35 du travail moteur. Celte amélioration est due à une meilleure disposition des pistons et de leurs garnitures, qui permettent un passage plus libre du liquide, en même temps que les frottements sont diminués.
Le même constructeur fabrique un modèle de pompe aspirante et foulante plus spécialement destiné à la marine, et dont les pistons ont le même diamètre avec une course de 182 millièmes de course au maximum. Les essais faits sur ce modèle à l'occasion de l'exposition de 1849 sont consignés dans le rapport du jury, page 31.
« En aspirant l'eau claire dans un puits de 6 mètres de profondeur, par une traînée horizontale de 10 mètres de longueur, au moyen de tuyaux en cuir et en la refoulant dans un réservoir placé à 10 mètres au-dessus de la bâche, à la vitesse moyenne de cinquante-cinq coups en l", elle a fourni 248 litres en 1'. Sa marche a été régulière et d'une douceur remarquable : les chocs et les ébranlements qui se produisent dans les pompes à clapets métalliques ne se manifestèrent nullement dans celle-ci. Le rapport de
l'effet utile, mesuré par le produit du poids de l'eau élevée et de la hauteur d'élévation au travail moteur, fourni par le dynamomètre, ou ce qu'on est convenu de nommer le rendement, a été de 45 pour 100, résultat très-satisfaisant pour une pompe de ce genre, et double de celui que l'on obtient généralement avec les pompes dites des modèles de la ville de Paris, de 125 millièmes de diamètre.
« Le rapport entre le volume d'eau débité et le volume engendré par les pistons a été en moyenne égal à 0,843 à la course de O" 1 , 167 et à la vitesse de 0 ,n ,152 en 1". »
Essayés à la lance de 16 millièmes de diamètre, à la vitesse de cinquante-cinq coups de balancier en \' t à la course de 0 m ,l67, elle a fourni 248 litres en 1', et son effet utile, mesuré par la moitié de la force vive, communiquée à l'eau, a été trouvé égal à 0,45 du travail moteur.
Mais on doit remarquer que les frottements des pistons et les autres résistances de cette pompe paraissent absorber une portion notable du travail moteur.
Malgré cette supériorité sur les autres pompes françaises, il y a lieu de remarquer que, par suite des frottements et des autres résistances, l'effet utile de cette pompe, employée à élever l'eau à de petites hauteurs, est très-inférieur à celui de plusieurs pompes anglaises, et qu'il y a lieu de l'améliorer sous ce rapport.
17i>. Pompe de M. Pcrry, de Montréal (Canada). — Dans cette pompe, fort bien exécutée, les deux cylindres sont un peu inclinés en dehors, afin de diminuer l'obliquité de la tige par rapport au piston dans le mouvement du balancier.
Les résultats des expériences faites au Conservatoire des arts et métiers, en 1855, sont consignés dans le tableau suivant :
EXPÉRIENCES SUR LES POMPàS.
176. Conséquences des résultais précédents. — Les chiffres consignés dans le tableau ci-dessus montrent: 1° que lé frottement des pistons et des autres parties mobiles de cette pompe consomment en moyenne un travail moteur de20 km ,3
par coup de piston, c'est-à-dire aux - du travail moteur total employé pour élever l'eau à 2 n, ,94 de hauteur; 2° qu'à la vitesse de 43,8 à 49,7 coups en 1', et quand la pompe n'élève l'eau qu'à 2 m ,94, son rendement est environ 0,30 du travail moteur; 3° que le rendement croît avec la hauteur à laquelle on élève l'eau, et s'élève à 0,38 environ pour la hauteur de 8 n, ,35, malgré l'augmentation de longueur des tuyaux et le surcroît de résistance qui en résulte. C'est d'ailleurs ce qu'il est facile de s'expliquer, comme nous l'avons dit plus haut, puisque le travail des frottements propres de la machine ne croît pas en proportion de la longueur des tuyaux dans celte pompe, dont les pistons ont une garniture d'étoupe, et d'une autre part, la vitesse de marche de la machine a été, dans ce cas, réduite à moitié, et que, par conséquent, les pertes de force vive aux passages ont été bien inférieures à ce qu'elle» étaient dans les expériences 4 et 5, où la pompe élevait un volume à peu près double à une vitesse aussi presque double. Ce qui confirme qu'il y a grand avantage à diminuer la vitesse des pistons, et montre que, pour élever plus d'eau, il faut bien mieux accroître le diamètre des pistons qu'augmenter leur vitesse.
TRAVAIL
moteur en 1".
EFFET
utile en 1".
km.
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