SYMPTÔMES
ture d'us ou de plusieurs membres. Ce symptôme s'est pr6-t sente chez le sujet de Tobservation XXIX , k une p4nede très^précoce, et il a ensuite disparu. On a aussi tu eet accl^ dent coïncider avec les affections des membranes, sans aucune maladie de la substance du cerveau , et avec des abcès cérébraux enkystés. On a aussi fréquemment observé la contraeture dans les cas de typbus, dans lesquds les fonctions cérébrales sont fortement troublées , mais qai se terminent^ favorablement. M. Lallemand remarque, dans ses Lettres sur Tencéphale , qu'ayant adopté Fidée que la contracture des membres était un signe de ramollissement du cerveau , il se trouva très-embarrassé en observant cette altération dans un cas où tous les membres avaient été dans le reUcbement le plus complet.
Les cas où le ramollissement survient , semblent être en général caractérisés par des convulsions plus ou moins étendues t suivies de paralysie et de coma ; les convulsions cessent quelque temps avant la mort , et lé coma leur succède immédiatement; cependant, chez le sujet de l'obs. XXIX, les convulsions ont continué avec la dernière violence jusqu'au moment de la mort; tandis que chez le malade de l'observation XXXII , il n'est pas survenu de convulsions , mais bien une attaque subite de paralysie , ressemblant exactement à une attaque ordinaire d'hémiplégie survenue par d'autres causes. Dans les deux observations XXXI et XXXII , un ramollissement d'une très-petite étendue a été la seule lésion morbide en rapport avec des symptômes longtemps prolongés. La maladie est enfin, dans ces deux cas, devenue vagidément fatale par une attaque subite de convulsions. Dans quelques-unes des observations subséquentes , nous trouvons des exemples de la destruction la plus étendue de la substance cérébrale sans paralysie ni convvdsions , et même sans coma. Dans un cas remarquable , dont je rapporterai entièrement l'histoire en parlant des tubercules céi^braux (obs. XGI), on trouva une destruction de la substance cérébrale la plus éten- ' due peut-être qui ait été observée, avec laquelle le malade se mit au lit dans l'état où il était depuis plusieurs mois , et fut trouvé mort le lendemain matin.
On n'a point aussi de données suffisantes pour assigner au ramollissement de parties déterminées du cerveau des symp-
t/knes dans des organes partici^ers. Les convulsk»» du ni/toie côté que edui où se trouve la maladie et la paralysie du côté opposé, semblent être les accidents les plus ordinaires ; mais OR a déjà fait observer qu'ils ne sont \^as constants. Dans plun^^ cas la parole a été remarquablement lésée ; mais on ne trouve point que , dans ces cas , le siège de la maladie ait été uniforme. Le retour de la parole qui s'est présenté chez le sujet de l'observation XXXIII , est une circonstance importante. Dans un i^it i^pporté par M. Lallemand , dans lequel la partie supérieure des deux hémisphères était affectée , il y avait r^olution de tous les membres. Dans un autre CjBs où le ramollissement était situé à la protubérance annukire , il y avait strabisme, résolution de tous le$ membres, et renversement de la tête en arrière. Le mén^ auteur adonné deux observations sur la maladie ayani son siège dans le cervelet. Dans Fune, il survient de la^c^balalgie , de la frénésie, des mouvements convulsifs , et la mort subite ; dans l'autre, dans higuelle le siège du m^l étai^ dans le lobe gauche du cervelet, ij y avait perle de la parole avec paralysie du côté droit , et stupeur, : la mort arriva le huitième jour.
§. ni. Dans les cas où la maladie se termine par stipruaAnon , on trouve la même variation dans les symptômes que dfluns les autres modes de terminaison. La suppuration / comme nous l'avons déjà fait remarquer, est tantôt confinée dans des abcès circonscrits et enkystés ; tantôt elle n'est point circonscrite , et le pus est alors plus ou moins mêlé avec la substance cérébrale, dans un état de ramollissement. Dans cette dernière forme de maladie cérébrale, les symptômes sont souvent excessivement obscurs et indéterminés , comme dans les observations. XXXV et XXXYL.Dans les abcès enkysta, les symptômes semblent être en;général plus trandiés et plus intenses. La marche des accidents a été très-remarquable dans l'observation XXXVIIl : attaque subite de convulsions , suivie de parsdysie d'un bras , arrivée probablement dans la période inflammatoiiçe; ces symptômes ont cessé par la saignée et d'autres remèdes , et le bras a recouvré ses mouvements. Les convidsions, et avec elles la paralysie , reviennent et cèdent de nouveau. Après plusieurs attaques de même espke , la paralysie devient permanente , la cuisse et la jambe sont aussi envahies. Il parait très-probable que , dans ce cas.
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Im conmlsidw sesont reaouvelées pettdmt le cours dé la période inflanmiMoIre ^ et cpie la {M^ode de suppuration a correspondu h la pandysie permanente. Trois ab<^ existaient ' ém le cerveau ; la formation successire de ces abcès a-t-elle en quelque fapport avec les attaques successives de la maladie au bras et à la jambe? Ce ne peut être qu'une conjecture. Dans un cas semblable, rapporté par Bartholin, la jambe fût la première affectée, et le bra^ ne fut entrepris qu'ensuite. On ne parle cependant que d'un abcès, et l'on dit qu'il était du côté opposé à celui qu'occupait la paralysie. Dans une obscorvation recueillie par Scfaenkius, il y eut paralysie du c6té gauche , convulsion du côté droit ; u y avait un abcès superficiel du côté droit du cerveau. Je rapporterai en parlant des mdadies du crftne, un fait en quelques points semblable, dans lequel il y avait paralysie du côté gauche, et mouvements convulsifs du bras droit. Chez une jeune We de dnq ans , dont le docteur Bateman a recueilli l'histoire *, on trouva, à la partie postérieure de l'hémisphère droit, un abcès envebppéd'uâ kyste bien formé et vasculaire, qui contenait quatre onces de pus. La malade avait été d'abord prise do convulsions de tout le corps qui avaient continué pendant près de deux jours ; penduit ce temps , le côté gauche du corps était dans un état d'extension avec roideur, et le côté droit était agité de mouvements continuels. Lorsque l'attaque cessa, le côté droit resta paralytique. La malade avait de la otohalalgie , du stral^me , de la cécité et des accès de convulsions. Elle mourut après quinze semaiftes de maladie, ff n'y avait eu de coma que le dernier jour. Dans des cas de cette espèce; k paralysie est survenue sans convulsions , et dans d'autres, les convulsions ont été d)servées sans paralysie ; mais on peut considérer l'un ou l'autre de ces accident^ conme se liant également à l'existence d'abcès enkystés dans le cerveau. Dans un ftât décrit par Morgagni , les symptômes dominants furent la douleui^au côté gauche de la tête, le délire, la perte de hi parole et l'affitiblissement des musdef du côté gauche' du cou. Cet homme mourut au bout de quatorze jours ^ graduellement épuisée U y avait un abcès dans le corps strié droit , qui s'était ouvert dans le ventricule.
* EdiH, mti. Journal » vol* 1 , p. 150.
DB LA CÉltNUTE. iSi
DaM «B cas duervé par Yalsalva , âtm lequel la naMie avait soo siège dans le corps strié droit , la parole avait été très-affsctée, et un côté éa corps avait été trs^ de paralysie. Bans un autre cas, la proaondation avait cessé d'être distiRcle , et il y avait psuralysie du côté droit : on trouva une cavité ulcéreuse à la oase au cervemi du côté gaucbe. Dans une troisième (d)servation , recueillie par le même auteur, la paralysie du côté droit et les convukions cki côté gauche se montrèrent avec une cavité idcéreuse dans la substance da cerveau sous le plexus-choroïde du côtégauche.
Les symptômes qui s'observent dans ces affections céré» braies présentent différentes variétés sur lesquelles il est inutile d'entrer dans de longs détails. Dans un cas recueilli par M. Lallemand , il se manifesta des crampes dans les membres , suivies d'une attaque subite de paraWsie du côté droit. Trois jours après , les memlxes déjà affectés furent pris'de convulsions , qui se renouvelèrent pendant plusieurs jours , et finirent par le coma morteL Dans un autre cas rapporté par le même écrivain , l'invasion se fit par une douleur du côté droit delà tête, et un tremblement du bras gaudie. Ce membre fut ensuite agité de mouvements continuels de flexion et d'extension ; au bout de quelques jours il resta paralysé. Il y eut aussi des mouvements convulsifs des membres droits; l'abcès était dans le côté droit du cerveau. Sur un homme, dont parle M. Broussais, on trouva un abcès étendu au centre de chaque hémisphère; et il ne s'était mah m&até d'autre symptôme qu'une lenteur particulière dans les manières , smvie de tacitumité , et de coma au bout de trente-s^t jours.
Dans les cas les plus dironiques, l'abcès se trouve souvent KSÈËBrBÈé dans une masse de matière tuberculeuse ou de substance cérébrale indurée. Ces altérations surviennent pro^ bablenient dans les affections chroniques du tissu cérébral, qui, après être restées longtemps indolentes, ont, avec le tera|»s , passé à la suppuration.
On a quelquefois trouvé un abcès dans le cerveau sans qu'aucun symptôme ait indiqué son existence^ Morgagni en a rencontré un dans la partie postérieure du cerveau, chez un homme qui mourut d'une gangrène des fesses, sans avoir éprouvé aucun accident du côté de la tête. Un homme , que